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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

"Un ouvrage consistant qui va être lu au Congo"

Elikia Mbokolo: Je remercie Ludo pour ce "pavée". C'est un ouvrage consistant qui va etre lu au Congo. Le 17 mai 1997, j'étais chez des amis à Berlin. Nous regardions les images de CNN qui ont réconcilié les Congolais avec leur histoire: Kinshasa tombait entre les mains des vrais patriotes. J'ai vu un gamin de 13 ans qui avait fait la marche de Lubumbashi à Kinshasa. Les Zairois de hier étaient redevenus des Congolais, fiers et heureux. A Berlin, tous les Africains ont fait la fête dans les boites!
Dans son livre, Ludo nous montre que nous avons besoin d'un changement dans la façon de voir la politique: il y a trop de passions, on est sans mémoire, sans histoire. Ludo montre que Laurent Désiré Kabila a été un véritable acteur de l'histoire congolaise. Quand Kagame revendiquait la paternité du changement, certains ont dit: "Kabila est un lapin que Kagame et Museveni sortent de leur chapeau." Les historiens comme Ludo remettent les personnages en lumière. Nous avons des familles, des courants politiques qui sont différents, qui sont en conflit. Il y a des progressistes et des non progressistes, des mobutistes et des anti-mobutistes, des révolutionnaires et des non révolutionnaires, A Sun City, on a mélangé tout le monde et on pense que cela va fonctionner?
Les enjeux du Congo, ce n'est vraiment pas de la blague! Depuis 120 années, le Congo a toujours été l'objet de convoitise des différents impérialistes. Maintenant l'emprise extérieure se fait de façon plus subtile, puisque des Congolais sont partie prenante du système impérialiste. Je suis d'accord avec Ludo que l'Afrique du Sud a agi depuis 1996 comme un pays-relais de l'impérialisme anglo-américain. Or, il s'agit de combattre l'impérialisme, la décolonisation n'a jamais eu lieu au Congo.
Maintenant ceux qui ont l'habitude de nous dominer, utilisent la paupérisation extreme pour nous empêcher de réfléchir. On nous envoie une masse de "pasteurs" qui sont souvent d'anciens mobutistes. A cause de la paupérisation, les intellectuels fuient le pays. Et des puissances extérieures affaiblissent encore l'Etat déjà faible - à l'Est, pour téléphoner, on passe par Kigali…
Oui, comme le dit le livre de Ludo, la révolution congolaise est d'actualité. Je crois qu'il s'agit d'abord d'affirmer que nous voulons vivre ensemble, que nous combattons le régionalisme et le tribalisme et les tentatives de séparatisme inspirées de l'extérieur.
Ensuite, les patriotes sont décidés à rompre le lien entre le Congo et l'impérialisme. Nous voulons un Etat souverain et Ludo a écrit un très bon chapitre sur l'économie souveraine.
Trois, nous voulons une Afrique différente, l'Afrique de Lumumba, Mulele et Kabila, mais aussi de Kimpa Vita et de Kimbangu.
L'épopée Kabila a prouvé que le peuple congolais existe. Kabila est une ressource d'inspiration considérable qui fera échouer les entreprises pour désarmer le peuple par la division ethnique ou par le discours religieux tenu par les anciens mobutistes.
Nous avons un problème avec les élites congolaises. A Sun City, ceux qui gouvernent l'Afrique du Sud ont rentabilisé leurs hotels les plus luxueux en y logeant ceux qui prétendent vouloir gouverner le Congo et qui ont fait preuve d'une petitesse d'esprit incroyable.
Depuis l'assassinat de Laurent Kabila nous nous sommes beaucoup interrogés. Face à ceux qui sont devant nous, il ne sert à rien de clamer ce que nous voulons. Faisons ce qui est nécessaire sans faire du bruit. Joseph est prudent. Disons qu'il y a toujours une chance que le camp patriote triomphera. En effet, tous les collabo's ont peur de venir à Kinshasa. Leur grand problème est leur "sécurité". Ils savant que le peuple ne veut pas d'eux.
Et face aux vieux dinosaures, il y a une "opposition" dite politique et de la société civile qui a raté le tram mobutiste et compte arriver à la meme destination par le nouveau tram. Parlent de tout ce monde animal, Yerodia a dit: 'Ce n'est pas un panier de crabes. Les crabes, on peut les manger. Non, nos politiciens sont des bêtes sauvages devant lesquels les carnassiers fuiraient de frayeur… '

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