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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Quelle est la politique défendue par l'UDPS?

A un moment où l'UDPS se démasque comme un parti qui veut saboter la transition et sacrifier les intérêts du peuple congolais sur l'autel des ambitions démusérés de son président, nous pensons qu'il est utile de reprendre des extraits de la déclaration des forces Lumumbistes, Mulelistes Kabilistes, de janvier 2005.

On ne peut pas comprendre l'histoire récente du Congo, si l'on n'a pas saisi les relations étroites qui existent entre l'UDPS et le RCD et MLC.
En effet, c'est l'UDPS qui a été l'initiateur de la lutte contre le nationaliste et révolutionnaire Laurent Désiré Kabila. Le RCD et MLC étaient ses élèves.

L'UDPS a combattu Mzee Kabila dès le 17 mai 1997 !
Tous les Congolais se rappellent que face à l'avancée de l'armée de libération de Kabila en novembre 1996, Tshisekedi a fait une réconciliation spectaculaire avec Mobutu ! Le 21 novembre 1996 il déclara : "Enfin arrive ce que le peuple attend: la réconciliation de la classe politique. La Transition reconnaît deux familles politiques, celle du Président Mobutu et celle que je dirige. Aujourd'hui, les deux chefs de file et donc les deux familles vont se souder."
Ainsi, après six années d'une comédie appelée Conférence Nationale Souveraine et Haut Conseil de la République, Tshisekedi et sa famille se sont à nouveau "soudés" au dictateur Mobutu et sa famille pour combattre ensemble les nationaliste autour de Kabila…
C'est la Révolution populaire du 17 mai 1997 qui a détruit la dictature mobutiste, ce que Tshisekedi n'a jamais voulu faire !
Mais le 24 mai 1997 déjà, Tshisekedi déclare : « Je ne reconnais pas ce gouvernement, pour moi il n'existe pas. Je demande à notre peuple de tout faire pour résister avec la dernière énergie à ceux qui voudraient l'imposer. » Toute la population de Kinshasa a ignoré cet appel à la lutte contre le nationaliste et révolutionnaire Laurent Kabila !
Le 28 mai 1997, Kabila n'a pas encore reçu l'investiture comme Président, mais l'UDPS se met déjà à fulminer contre la « dictature » de Kabila... « Nous ne sortons pas d'un cachot pour nous mettre dans un autre. Cette fameuse révolution n'est qu'une dictature ».
Le 6 juin 1997, l'UDPS exige « le départ sans conditions des militaires rwandais et ougandais du sol congolais ». Tshisekedi voulait renvoyer les militaires alliés avant que Kabila ait eu le temps d'organiser une nouvelle armée patriotique. Le but de Tshisekedi était de faciliter la tâche aux généraux mobutistes pour rétablir l'ancien régime par les armes.
En septembre 1997, l’UDPS annonce déjà la lutte armée…. du RCD et du MLC… Ce jour, l'UDPS affirme qu’elle reste "partisane de la négociation politique. Mais toutes les fédérations UDPS exercent une forte pression pour que l’on passe à la lutte armée ».
En novembre 1997, le représentant de l'UDPS à Bruxelles, Mpuila, accuse Kabila d'être un responsable d'« esclavagisme et terrorisme », de « crimes contre l'humanité et de génocide ». « M. Kabila a été recruté parmi les criminels de droit commun, les assassins, les aventuriers, les monstres, les brigands et les terroristes». « Kabila est un criminel et un assassin » « un Marc Dutroux congolais » et il faut «chasser l’actuel dictateur par tous les moyens, sans en exclure aucun», référence discrète à la lutte armée qu’ils envisagent déjà. Voilà des accusations aussi gratuites que crapuleuses de l'UDPS qui ont inspiré le RCD et le MLC.
Le 1 juillet 1998, l’UDPS publie ce qui deviendra un mois plus tard le programme de l’agression-rébellion. “L’UDPS exige : 1) la démission immédiate de M. Kabila et sa condamnation, devant la justice internationale, pour crimes contre l'humanité ; 2) l'isolement diplomatique du régime de Kinshasa et le désarmement de toutes les bandes armées de Kabila avec l'appui de la communauté internationale..."

Tshisekedi, porte parole de l'agression du 2 août 1998
Dès les premiers jours de l'agression rwando-ougandaise, Tshisekedi en a été un des principaux porte paroles. Fin août 1998, Tshisekedi nie l'évidence que le Congo est agressé par le Rwanda et l'Ouganda. Il écrit : « Les causes de la crise se trouvent essentiellement à l'intérieur de la République Démocratique du Congo : absence de démocratie et de l'Etat de droit, violations des droits de l'homme..., gestion chaotique des affaires de l'Etat, corruption, népotisme, incompétence notoire des principaux responsables politiques, etc. »
Pire: Tshisekedi appelle la population de Kinshasa à ne pas résister aux agresseurs rwandais et ougandais qui ont pénétré à Masina, Ndjili et Kimbanseke. Tshisekedi écrit: « Il n'y a aucune raison sérieuse et défendable d'envoyer à la mort la jeunesse de notre pays et celle des pays africains impliqués militairement dans le conflit, ... pour un problème politique principalement interne à la RDC qui peut être résolu autour d'une table de négociation en vue de conclure un accord politique global satisfaisant pour toutes les parties concernées. »
Après 4 mois d'agression, le 23 novembre 1998, l'UDPS dépose une plainte au Parquet de Bruxelles, plainte dirigé, non contre les criminels Kagame et Museveni… mais contre le Président Kabila qui dirige toute la résistance et que l'UDPS appelle, "le Président autoproclamé du Congo". L'UDPS exige que Kabila et Yerodia soient poursuivis "pour crimes de droit international"...
Dans sa plainte, l'UDPS reproche à Kabila et Yerodia "des crimes contre l'humanité perpétrés contre les populations congolaises ainsi que contre les étrangers se trouvant au Congo (hutus et tutsis). Ces crimes sont notamment: les tortures, les génocides, les mutilations, les massacres massifs des populations civiles". L'UDPS exige "l'arrestation rapide du cerveau de cette bande des criminels, monsieur Kabila."

Complicité avec les agresseurs
Le 7 février 2000, Tshisekedi déclare : « Je compte me rendre en Belgique pour plaider en faveur de pressions diplomatiques mais aussi économiques. Je pense à un embargo sur l’achat des diamants et d’autres matières premières qui permettent à Kabila de poursuivre le langage de la guerre. Nous souhaiterons que la communauté internationale instaure un embargo comme elle l’a fait pour les diamants de l’UNITA. » Ainsi le « leader charismatique de l’opposition » incite les puissances impérialistes à prendre des sanctions économiques contre le Congo agressé par les forces génocidaires de Kagame ! Tshisekedi interdit au gouvernement congolais d’utiliser les richesses de son sous-sol pour acheter des armes afin de défendre la Patrie agressée. Tshisekedi est tellement avide du pouvoir qu’il veut provoquer la défaite du Congo contre les agresseurs dans l'espoir d'arriver ainsi à la Présidence de la République…
Début mai 2000 Tshisekedi a répété sa demande d’un embargo sur les armes contre le Congo, embargo qui permettra à Kagame de gagner la guerre ! Il dit : “Je demande de faire adopter au niveau de l’ONU une résolution demandant l’embargo sur la vente des armes aux pays impliqués dans le conflit congolais et d'imposer un embargo sur l’achat de diamant en provenance de la RDC.”
Dans tous les pays occidentaux en guerre, un individu qui tente ainsi de saboter la défense nationale en empêchant son pays d’acheter des armes, est immédiatement jeté en prison et il est passible de la peine de mort !
Pendant la guerre 1940-44, les autorités du Congo, alors colonie belge, ont publié l’Ordonnance législative n° 314 bis / APAJ du 16 septembre 1940 qui prévoit « la peine de mort » pour des « infractions commises dans le but d’affaiblir les moyens de défense de la colonie ».

L'UDPS s'allie aux génocidaires du RCD et MLC
Trois mois après l'assassinat de Mzee Kabila, les tshisekedistes et mobutistes ont formé une alliance avec les chefs rebelles du RCD et du MLC pour combattre les nationalistes autour de Joseph Kabila. L'alliance s'appelait: l'Union des Forces Congolaises pour le respect intégral de l'Accord de Lusaka et la tenue du Dialogue Intercongolais, UFAD en sigle. C'était le 30 avril 2001 !
En signant la Déclaration de l'UFAD, l'UDPS se présente comme le défenseur acharné du RCD et MLC! En effet, l'UDPS affirme que le RCD et MLC défendent "le respect de droits de l'homme et des libertés fondamentales". Mais aucun patriote ignorait à ce moment le RCD et MLC, avec leurs patrons rwandais et ougandais, avaient déjà commis un génocide de 3.000.000 Congolais!
L'UDPS exige dans ce document "la mise en place d'une armée nationale et républicaine intégrant toutes les forces combattantes Congolaises". Ainsi, l'UDPS se profile comme l'avocat des armées génocidaires du RCD et MLC inféodées au Rwanda et à l'Ouganda.
Mais ce même l'UDPS qui embrasse les rebelles congolais travaillant pour Kagame et Museveni, s'est engagée pour que le Congo combatte les rebelles rwandais et ougandais qui s'opposent à Kagame et Museveni ! L'UDPS a souscrit à ceci: "La non-acceptation sur le sol congolais des rebelles, de toutes forces négatives ou des toutes les forces étrangères opérant à des fins de déstabilisation des Etats frères, voisins".
Le complot entre l'UDPS et le RCD a reçu une nouvelle confirmation le 25 avril 2002, lorsque le RCD et l'UDPS ont conclu l'"Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais", ASD en sigle.


La représentation de l’Alliance en Europe a signé le 29 novembre 2002 un véritable manifeste de guerre civile, signé entre autres par l'UDPS (Tshipamba Mpuila), par le RCD (Kitenge Yesu) et par l'URR du tristement célèbre Tshimbombo Mukuna.
Décidés à prendre le pouvoir par la guerre, l’UDPS et ses alliées du RDC se disent être déterminés à démanteler les FAC … "Le pouvoir maffieux de Kinshasa…garde jusqu'ici une attitude belliqueuse et provocatrice. L'objectif est d'incorporer les autres factions dans l'armée actuelle de Kabila, les FAK, les Forces Armées Kabilistes, composées de milices privées (Mai Mai, Interhamwe, ALIR et ex-Far – génocidaires) et abusivement appelées FAC - Forces Armées Congolaises." Que l'UDPS a pu signer ce texte ordurier ensemble avec le RCD montre toute leur complicité.
Le RCD et L'UDPS annoncent finalement leur volonté de prendre coûte que coûte le pouvoir à Kinshasa par la force. « A la longue, une crise de forte intensité ne peut pas être évitée ». « Le conséquences désastreuses de l’aggravation de la crise nécessitant une solution urgente, radicale et définitive, l’ASD prendra devant l’opinion nationale les responsabilités que lui impose l’histoire ».
Rappelons aussi que le Rapport de l'ONU de décembre 2003, dit dans sa version originale, point 17 : "Des rapports indiquent que Etienne Tshisekedi prépare, avec le soutien du Rwanda, le lancement d'une rébellion au Kasaï oriental pour déstabiliser le Gouvernement d'Union Nationale. "

Tshisekedi élu premier ministre à vie…
Le 26 juillet 2002, Tshisekedi a fait à Luanda des déclarations qui laissent croire que la vieillesse a sclérosé sérieusement son cerveau. Il a dit ceci: "Le peuple congolais réuni en Conférence Nationale Souveraine nous avait librement élu à plus de 2/3 des délègues, au poste de Premier Ministre charge de gérer le pays pendant la transition. … Les dictateurs Mobutu d'abord et Kabila ensuite, nous ont empêché d'exercer ces fonctions.… Sous Kabila père, l'UDPS a vu son combat politique relayé par une fraction politico-militaire importante de l'AFDL qui se dressera contre Kabila et réclamera la démocratisation du régime. Ils prendront les armes pour combattre Kabila. C'est depuis le 7/8/1998 jusqu'à ce jour."
Il est vrai que Tshisekedi a été élu premier ministre en 1991.
Mais rappelons-lui qu'il n'a pas été élu à vie !!!
A nouveau candidat premier ministre en 1996, il a subi un échec fracassant.
Puis la révolution nationaliste du 17 mai 1997 a balayé tous les mobutistes, y compris monsieur Tshisekedi, déjà impliqué dans le coup d'Etat de Mobutu du 14 septembre 1960 - il était alors Commissaire à la justice - et impliqué dans le coup d'Etat définitif du 24 novembre 1965: Tshisekedi était à ce moment le numéro deux, ministre de l'Intérieur !
Mais Tshisekedi exigeait en 1997 que la révolution nationaliste de Kabila… lui remette "son" poste de Premier ministre… lui accordé sous le pouvoir dictatorial de Mobutu!
Ensuite Tshisekedi s'est vanté d'avoir été le précurseur du…. RCD ! En effet, il a déclaré, toujours à Luanda : "Sous Kabila père, l'UDPS a vu son combat politique relayé par une fraction politico-militaire importante de l'AFDL qui se dressera contre Kabila" - c'est-à dire : l'UDPS a vu le 2 août août 1998 "son" combat contre Mzee Kabila relayé par le RCD - en réalité par Kagame et par l'armée rwandaise aidée par une poignée de marionnettes congolaises !!!

Pour l'UDPS, le Rwanda de Kagame est l'exemple à suivre !
Pour garder son influence sur le Congo, Kagame compte plus sur l'UDPS que sur le RCD. En 2004, l'UDPS ose encore présenter le Rwanda de Kagame comme l'exemple à suivre par le Congo !
François Tshipamba Mpuila a publié 2 février 2004 un document de 5 pages. Dans ses conclusions, il dit que le Congo doit "développer les relations de partenariat avec les autres pays de l'Occident progressiste et humaniste." Et il cite : " Le cas de la Grande Bretagne", puis, en deuxième lieu: "L'exemple du Rwanda. Aucun étranger ne peut aujourd'hui imposer aux Rwandais leurs dirigeants et leurs institutions politiques. Le Rwanda s'est libéré du giron belge esclavagiste et néocolonialiste, a pu se doter d'un leadership formé dans les pays anglophones. Ce leadership conduit, sous nos yeux, ce pays vers le progrès pendant que le Congo s'embourbe de plus en plus avec à la tête un Kanambe imposé par le gouvernement belge".

Tshisekedi, le candidat de Kagame à la Présidence de la RDC
Lors de l'affaire Kasongo le RCD a dénoncé : " le scandale de l'exclusion de Monsieur Etienne Tshisekedi de la Vice-Présidence de la République." Kagame et le RCD ont investi beaucoup de moyens à faire élire Tshisekedi vice-président : on aurait alors une majorité rebelle (Ruberwa, Bemba et Tshisekedi) contre deux nationalistes, Joseph Kabila et Yerodia.
Lors de la préparation d’une émission Forum des Média, mi-décembre 2004, Willy Mishiki a dit devant témoins : « Moi je vois Kagame et je discute avec lui. Il a affirmé que le meilleur président pour la RDC sera monsieur Tshisekedi. »
La logique politique est que Ruberwa, qui n’a aucune chance, se retirera pour soutenir l’homme qui, fin août 1998, appella la jeunesse de Masina, Ndjili, Kimbanseke à ne pas résister aux agresseurs rwando-ougandais… Tshisekedi est son nom.