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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

Discours du Président Joseph Kabila à l'occasion du 45° anniversaire de l'indépendance

Congolaises et congolais, Cher compatriotes,

Il y a 45 ans, notre pays accédait à la souveraineté nationale et internationale.
Il y a 45 ans, naissait la République démocratique du Congo, à l'issue d'une longue lutte qui a abouti, en janvier 1960, à l'organisation de la Conférence de la Table Ronde à Bruxelles.

Au moment où nous nous préparons à célébrer le 45ème anniversaire de notre Indépendance, je voudrais, par ce message à la Nation, rappeler, d'abord le sens, la signification et la portée historique de la date du 30 juin. Ensuite indiquer le niveau atteint par le processus de Transition initié par l'Accord Global et Inclusif signé à Pretoria le 17 décembre 2002 et adopté à Sun City le 1er avril 2003 ainsi que par la Constitution de la Transition promulguée le 4 avril 2003.

Cher compatriotes,

Avant de vous livrer la substance de mon message, je voudrais, en ce jour anniversaire de la naissance de l'Etat Congolais, rendre hommage aux combattants et martyrs de l'indépendance et saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés sur le champ d'honneur et qui ont payé de leur vie pour la libération de notre Pays.

Trente juin 1960, jour de gloire, jour de joie et de réjouissances populaires, jour sacré et mémorable qui marque, non seulement la naissance de l'Etat Congolais, mais également son entrée dans le concert des Nations libres et indépendantes.

Trente juin 2005, jour du souvenir où le devoir de mémoire interdit aux fils et filles de ce pays, de profaner, pour quelque raison que ce soit, cette date glorieuse et ineffaçable de notre histoire.

Mais la joie vécue et ressentie par la population congolaise, le 30 juin 1960, a été, hélas, de courte durée. En effet, dès juillet 1960, le pays a connu la mutinerie de la force publique, la désorganisation de l'appareil administratif, les sécessions, la révocation du Gouvernement légitime, les assassinats politiques et j'en passe.

Il y a lieu de rappeler ici que le 1er Coup d'Etat est intervenu deux mois après l'indépendance, en septembre 1960, balayant ainsi le premier Gouvernement issu des élections.

Le régime de la Loi Fondamentale a pris fin avec la promulgation de la Constitution du 1er août 1964, Constitution dite de Luluabourg. La mise en ouvre de cette Constitution et l'installation des Institutions qu'elle prévoyait, ont été bloquées par le Coup d'Etat Militaire du 24 novembre 1965.

Sous la pression du peuple qui voulait la démocratisation et la libération du régime politique, une période de transition allant du 24, avril 1990 au 30 avril 1991 a été instaurée pour permettre la préparation du référendum constitutionnel et des élections présidentielles, législatives et locales.

Prévue pour une année, la Transition vient de faire quinze ans; elle est devenue un régime politique avec ses institutions, ses dignitaires et, même sa clientèle. Elle a connu six textes constitutionnels, une vingtaine de Gouvernements, douze premiers Ministres, Chefs du Gouvernement, le Collège des Secrétaires Généraux de l'Administration publique sans régler la question de la légitimité des dirigeants politiques et sans améliorer les conditions de vie de la population.

Pendant cette période, le pays a subi plusieurs pillages, particulièrement, en septembre 1991 et en-.- janvier 1993 ainsi qu'une guerre qui a coûté la vie à plus de trois millions de nos concitoyens.

Désireux de vivre à jamais en paix dans une République unie et indivisible, les filles et fils de ce pays ont pris la résolution d'engager un dialogue entre eux, aux fins d'arriver à une réconciliation nationale et à l'instauration d'un nouvel ordre politique.

Chers compatriotes,

Ce bref rappel historique montre la nécessité de mettre fin au régime de la Transition, par l'organisation du référendum constitutionnel suivi des élections à tous les niveaux pour rendre concret et effectif le nouvel ordre politique auquel aspire le peuple Congolais.

Maintenant que nous venons d'effectuer la première étape de la Transition, le peuple Congolais est en droit de savoir ce qui va se passer au cours de la dernière phase qui doit nous conduire aux élections.

A cet effet, plusieurs lois sont déjà promulguées, dont les plus importantes sont : - la Loi sur la Nationalité; - la Loi portant identification et enrôlement des électeurs; - le Projet de Constitution à soumettre au référendum; - et la Loi portant organisation du référendum constitutionnel. Quant à la loi portant organisation des élections, elle sera examinée et adoptée après le référendum et la promulgation de la Constitution.

Le 15 mai 2005, a été publié au Journal Officiel le Décret portant plan opérationnel de sécurisation du processus électoral. Enfin, conformément à l'Accord global et inclusif et à la Constitution de la Transition, la Commission électorale indépendante a effectivement démarré, depuis le 20 juin 2005 à Kinshasa, les opérations d'identification et l'établissement des listes électorales, avant de se déployer sur l'ensemble du territoire national.

A ce jour, la Commission Electorale Indépendante a identifié et enrôlé 250.000 électeurs. C'est ici le moment de remercier et d'encourager la population de la ville de Kinshasa qui a répondu massivement à l'appel de la Commission électorale indépendante pour l'accomplissement de ce devoir civique et patriotique.

C'est là, un signal fort qui montre que le processus électoral est devenu irréversible et que la Transition s'achemine sûrement vers sa fin. Chers compatriotes, La tradition démocratique et républicaine exige que l'on accède au pouvoir par le choix du peuple et non par la violence. Ne privons pas le peuple de l'exercice de son droit fondamental. Laissons-le choisir ses propres dirigeants.

L'histoire de notre pays nous apprend que chaque fois que le peuple Congolais se rapproche de ce moment historique pour choisir librement ses représentants, il surgit toujours quelques acteurs politiques qui retardent le processus électoral, préférant accéder aux hautes charges de l'Etat par des conciliabules et arrangements entre politiciens.

En ce qui me concerne, comme convenu au Dialogue intercongolais, je suis déterminé à mettre fin à la spirale des transitions interminables et donner au peuple l'occasion de se prononcer librement sur ceux qui doivent présider à sa destinée.

Chers compatriotes

Ce 30 juin 2005 est un jour d'anniversaire qui, au regard de la situation actuelle du pays, incite à la réflexion et à la méditation sur le devenir et l'avenir de la République démocratique du Congo, de sa population et particulièrement de sa jeunesse. Acte de foi et d'espérance que nous ont légué les, Pères de l'Indépendance, l'hymne national ne cesse de nous rappeler chaque jour que, unis par le sort, nous ferons de ce pays, un pays plus beau qu'avant.

Dès lors, j'invite tous les acteurs politiques à soutenir le processus électoral en cours et à participer de façon positive à l'édification de cette ouvre grandiose, notamment, en préparant les militants et sympathisants aux élections prochaines. La République Démocratique du Congo a besoin du concours de tous ses fils et filles pour sa refondation. Congolaises et Congolais,

Mes Très Chers compatriotes,

Soucieux de conduire le peuple congolais vers les élections dans la concorde nationale, la paix et la stabilité, je reste ouvert à tout dialogue qui a pour finalité de faire avancer le processus de Transition.

Je vous convie tous à regarder dans la même direction, pour relancer le pays dans la voie de la reconstruction, du développement et de la renaissance.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo.
Je Vous remercie.