
Journal
spécial sur les origines du Chef de l’Etat,
Joseph Kabila Kabange
En guise de réponse à tous ses détracteurs
de la trempe de Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba et sa clique
Kinshasa le 15 septembre 2006
Joseph
Kabila Kabange : Congolais cent pour cent
Fils de Laurent Désiré Kabila et de Sifa Mahanya
AZA
MWANA CONGO
A FULA A TALA TE
1.
Douze compagnons et amis de Mzee et autres confirment :
« Joseph Kabila est le fils aîné de Laurent Désiré
Kabila. »
Et apprenez comment Mzee lui-même a parlé de son fils Joseph
!
Lukole
Yedibuse Madoa Doa
Le général Joseph Mwati
Bumba Ramazani
Dorothea Lokole
Onorate Zabibu, Présidente de l’Organisation des
Femmes Révolutionnaires Congolaises
Feu Général-major Sylvestre Lwetscha
Didier Kazadi Nyembwe
Un collaborateur du Président Nyerere
Dieudonné Kassongo, le frère de Mzee Kabila, parle
de Joseph Kabila Kabange
L’Union des Katangais pour le Développement «
U.K.D. » en sigle
L’archevêque Etsou présente ses excuses
au Président Kabila Kabange
Zoé Kabila… comme une doublure de Joseph
Voka Makenda
Le Général James Kabarebe, (Chef d’Etat
Major Général des Forces Patriotiques Rwandaises) parle des
origines de Joseph Kabila
Mzee Laurent Désiré Kabila lui-même parle
de son fils Joseph Kabila
2
. « Joseph Kabila est un Rwandais »…
Le mensonge est la dernière arme politique de Ngbanda le Terminator
Voici
une photo truquée, publiée sous le titre : « Joseph Kabila
était un garde de corps de Kagame ! »
Ngbanda le Terminator fait parler un homme MORT depuis 2 ans
: Eric Lenge…
EXTRAITS de la lettre écrite par NGBANDA et attribuée
à Eric LENGE
Ngbanda « engage » un fasciste belge pour combattre
le Président Joseph Kabila !
3. Plus congolais et patriote que Joseph Kabila ça n’existe pas.
L’expérience
de trois générations de Kabila’s
M’MOLELWA Justin : « A 19 ans, Joseph Kabila était
déjà pleinement associé aux activités révolutionnaires
de son père »
Joseph Kabila et la défense de Kinshasa en août
1998
4. Le discours-programme du 26 janvier 2001 : le serment de Joseph Kabila pour l’indépendance, la paix et la réunification
Le
16 janvier 2001, le grand patriote et révolutionnaire le Président
Mzee Laurent Désiré Kabila est assassiné au Palais de
Marbre.
Fidélité à l’héritage de Mzee
Nouvelle situation, nouvelle tactique. Nouveau Chef, nouvelle
méthode.
Soutien décidé aux compatriotes qui subissent
l’occupation rwandaises
5. Joseph Kabila, l’artisan de l’inclusivité et de la transition non conflictuelle
Joseph
Kabila défenseur de la souveraineté nationale
Joseph Kabila défenseur de l’inclusivité
A Sun City, Joseph se bat toujours pour l’inclusivité
Joseph Kabila pour un Président et un Premier ministre.
Joseph Kabila a même accepte d’être réduit
à un chef de composante…
Joseph Kabila tient mordicus aux élections
6. Le tournant décisif de la guerre. La résistance militaire et populaire à l’occupation de Bukavu en février - juin 2004
Le
RCD fait une déclaration qui annonce une Troisième guerre
Le "Mémo" des séparatistes rwandophones
du Kivu
Joseph Kabila : « La population de l’Est a l’endurance
digne de la Résistance. »
Joseph Kabila : « Nous ramènerons la guerre d'où
elle est venue : au Rwanda ! »
7. La crise de Kanyabanonga et l’échec total de l’occupation génocidaire rwandaise au Congo
2002
: Le RCD éclate. C’est le début de la fin…
L’armée nationale récupère le Nord
Kivu, longtemps occupé par Kagame
Des fractions du RCD rejoignent le camp de la Patrie, le front
Rwanda-Ouganda éclate.
La MONUC dénonce les agressions rwandaises
Parlement Européen : dénonciation catégorique
de l’agression rwandaise
1.
Douze compagnons et amis de Mzee Laurent Désiré Kabila
et autres confirment : « Joseph Kabila
est le fils aîné de Laurent Désiré Kabila. »
Et apprenez comment Mzee lui-même a parlé de son fils Joseph
!
Joseph
Kabila et Selemani Kanambe ont vécu ensemble à Dar Es-salaam.
Lorsque la mère de Selemani est décédée, Mzee
Laurent Désiré Kabila a adopté Selemani Kanambe chez
lui. Ce qui a fait que Selemani et Joseph ont évolué ensemble
chez Mzee L. D. Kabila.
Ceux qui disent que l’Excellence J. Kabila est rwandais, ne sont rien
d’autre que ses ennemis. Selemani Kanambe avait son père, Kanambe
Adrien, et Joseph Kabila avait son père, Laurent Désiré
Kabila.
Kabila est un congolais balubakat. Et Kanambe est rwandais. Et la mère
de Joseph, c’est maman Sifa, congolaise aussi.
La mère de Selemani Kanambe est une mubembe, Musimwenda Christine.
Le général Joseph Mwati
Je
suis arrivé à Hewa Bora en 1974, et on m’a présenté
M. Adrien Kanambe à qui j’ai dit que j’étais Murega.
Lui me dira que sa mère était aussi Murega, mais son père
lui, était Rwandais.
Kanambe Adrien est le père de Selemani Kanambe.
Lorsque je suis arrivé à Hewa Bora, Selemani Kanambe n’était
pas encore né, et son père n'avait pas encore épousé,
ce n’est qu’une année plus tard que Kanambe Adrien se mariera
avec Christine, la mère de Selemani Kanambe.
Celle-ci souffrait de la jambe et devait aller se faire soigner en Tanzanie.
En traversant, elle s’est noyée lorsque la pirogue a chaviré.
Lorsque la mère est décédée, son enfant Selemani
Kanambe est resté seul, sans personne pour veiller sur lui, puisque
son père était tout le temps en mission. Alors, Mzee Kabila
a préféré adopter l’enfant Selemani dans sa famille,
à côté de ses propres enfants, Joseph et sa sœur
Jaynet.
Puis le père Kanambe Adrien a trouvé la mort lors de la guerre
de Moba en 1985.
Joseph et Selemani ne sont pas de la même famille. Selemani est le fils
de Adrien Kanambe, qui est un rwandophone et un combattant. Sa mère
Christine Musimwenda, était Mubembe.
Joseph est le fils de Mzee Kabila et sa mère est maman Sifa. Ce sont
deux personnes tout à fait différentes.
Le
camarade Général MWATI Joseph, qui avait une formation d’assistant
médicale, supervisait un groupe de guérisseurs traditionnels.
Il témoigne : « Les jumeaux, Joseph et Jaynet Kabila, sont les
enfants de L.D. Kabila, nés à Hewa Bora. Leur accouchement a
été fait par la sage-femme Mbeke-Mbeke qui était plus
tard sous mes ordres. Ma propre épouse, Jeanne Balolwa, directrice
du cycle maternel de l’institut Safi Maman Ndjenje, a été
leur première préceptrice.
Comme tous les enfants du maquis, Joseph Kabila et Jaynet Kabila étaient
membres de l’organisation des Pionniers. Ils avaient des armes en bois
pour jouer. Je me rappelle comment le petit Joseph Kabila courait, son arme
en bois à la main, se positionnant pour une "embuscade"…
Ils apprenaient ainsi l'amour de la Patrie et l'amour de l'Armée du
peuple.
Mzee
Kabila ne tolérait pas le favoritisme, il ne fallait pas venir avec
"ma famille", "mon clan », "ma tribu", ces
mots l’écœuraient beaucoup. Kabila disait : notre famille,
ce sont les révolutionnaires. Notre fraternité, c'est avec les
ouvriers et les paysans, avec les révolutionnaires. »
« Mzee Kabila nous a aussi appris que, devant les pires difficultés,
il faut tout faire pour trouver une solution. Chacun était armé
de cette conviction. C'est Kabila qui a inculqué cet esprit. Ainsi,
au maquis, j'ai pu sauver trois femmes enceintes grâce à cet
esprit. Il s'agissait de femmes dont le bébé était mort
dans leur ventre. J'avais appris pendant ma formation à sortir le petit
cadavre du ventre en écrasant la tête avec des pinces. Au maquis,
il n'y avait pas de pinces. J'ai pensé que je pouvais réussir
l'opération à l'aide de fourchettes. C'est ainsi que j'ai sauvé
trois vies.
Un jour, Kabila est venu me voir, il avait des lipomes, une ciste graisseuse. Il m'a dit que je devais l'opérer. Mais nous avions seulement une lame à raser et il n'y avait pas d'anesthésie. Je ne voulais pas faire l'intervention. Mais Kabila m'a donné un ordre militaire. J'avais peur, je me suis dit : Quand je vais inciser, il va crier et les ennemis vont l'entendre. J'ai enlevé la ciste avec la lame de rasoir sans anesthésie. Kabila n'a pas poussé un cri. »
Bumba
Ramazani
Je peux témoigner de la naissance de Joseph Kabila, comme du mariage
de sa mère, Sifa, qui était l’amie intime de ma femme.
Ma femme allait tout le temps chez son amie Sifa et chez Laurent Kabila. En
1971, ma femme mit au monde un garçon, et peu après, maman Sifa
mit aussi au monde, c’était des jumeaux, une fille Jaynet et
un garçon, Joseph.

Maman Syfa entourée de ses enfants.
Photo
faite en Tanzanie au début des années 80. On remarquera le fils
adoptif Selmani Kanambe au n° 6 et le fils naturel Jospeh Kabla au n°
7.
De gauche à droite: 1. Umaneo Josephine Kabila 2. Cecile Mafika Kabila
3.Zoe Kabila 4. Maman Sifa Mahanya 5. Fifi Kabila 6. Selemani
Kanambe 7. Joseph Kabila Kabange 8. Jaynet Kabila Kyungu 9. Anina
10. Tetia
Dorothea
Lokole
Selemani Kanambe, le fils de Kanambe Adrien, est né à Wimbi
Dira. Mais Joseph était déjà né et il est passé
en Tanzanie en 1978. La maman de Selemani, est morte quand elle traversait
le lac pour Kigoma pour se faire soigner.
Nous venions de la Tanzanie. C’est ainsi qu’on ramènera
Selemani entre mes mains.
C’était moi qui avais reçu l’enfant au beach, après
l’accident sur la rivière. L’enfant était chez moi
avant d’aller à Dar Es Salam.
En ce temps, son père était parti en mission à Moba,
de ce fait, on décida de l’amener chez Mzee Kabila à Dar
Es Salam. Je suis allé le déposer de Udjidji à Dar Es
Salam.
Mais je suis étonné qu’on puisse confondre Joseph et Selemani,
puisque Joseph est plus âgé que Selemani Kanambe.
Onorate Zabibu, Présidente de l’Organisation des Femmes Révolutionnaires Congolaises
Témoignage.
« Au maquis de Hewa Bora il y avait six organisations. La principale,
qui dirigeait toutes les autres, était le Parti de la Révolution
Populaire. Le Parti dirigeait cinq organisations de masse: 1. l’Armée
de libération ; 2. l’Union des Travailleurs ; 3. l’Organisation
des Femmes Révolutionnaires Congolaises ; 4. La Jeunesse du PRP et
5. les Pionniers.
Début
juin 1971, quand nous avons appris que le président Kabila avait des
jumeaux, il y a eu des fêtes partout, dans l’organisation de la
jeunesse, dans l’organisation des femmes…
On chantait, on dansait, on mangeait et buvait. On buvait le « bondo
», le vin de palme. Ce gros palmier nous donnait aussi le raphia. Dans
les périodes difficiles, quand nous n’avions plus de vêtements,
nous portions alors des pièces de raphia.
C’est la plus grande fête qui a été organisée
au maquis de Hewa Bora. Elle exprimait l’attachement de tous les combattants
au chef de notre révolution, à sa femme et à ses jumeaux…
Notre organisation des femmes encadrait les pionniers. Jaynet et Joseph étaient chez les pionniers. Nous avions une commission militaire. Elle était chargée de protéger les enfants et de les encadrer quand il fallait fuir devant les militaires.
Feu Général-major Sylvestre Lwetscha

Le groupe de personnes que vous voyez ici, ce sont des hommes sérieux,
et les dames que voici, ce sont elles qui ont élevé Joseph Kabila.
Ce ne sont pas des gens ramassés au hasard. Et les chefs que vous voyez
ici sont ceux qui ont vu naître Joseph.
Ceux qui disent que Joseph et sa sœur sont rwandais, sont simplement
des semeurs de désordre.
Moi-même, je suis de ceux qui ont vu naître Joseph et je dis la
vérité, je dis que Joseph est congolais et que son père,
c’est Kabila Laurent qui vient de mourir, et sa mère, c’est
Sifa Mahanya, originaire de Kabambare, district de Kassongo dans la province
de Maniema.
Tous ces gens qui ont parlé, leur témoignage est vrai, nous
ne pouvons pas mentir.
Ce que les autres racontent est faux! Ce sont des jaloux et il y a quelque
chose qu’ils cherchent.
C’est moi qui confirme ceci. Les dames que vous voyez sont celles qui
ont élevé Joseph Kabila, c’est leur enfant ! Elles viennent
de témoigner qu’elles étaient parties prendre Joseph qui
était encore tout petit, et elles ont vécu beaucoup de choses
!
Si vous voulez, Kambimbi peut venir témoigner, Théophile Kalimbi
peut témoigner aussi.
Nous vous confirmons juste que Joseph est Congolais!
Et que Selemani Kanambe est une autre personne. Il a juste grandi chez Mzee
L.D.Kabila, il n’est pas congolais. Le président a préféré
l’adopter à côté de ses enfants. Et même les
faire étudier ensemble. Telle était la façon d’être
de Mzee L.D.Kabila, nous le connaissions comme ça, sans discrimination.
Sifa
était une jeune fille quand elle est arrivée au maquis. Les
jumeaux Jaynet et Joseph étaient ses premiers enfants.
A Dar Es Salaam, les deux enfants étaient très réservés.
Les parents les avaient mis au courant des dangers qu’ils couraient
: Mobutu pouvait organiser leur kidnapping en Tanzanie pour faire du chantage
sur Mzee et l’obliger à capituler….
Les deux enfants allaient de l’école directement à la
maison. Parfois je les cherchais à l’école pour les amener
chez moi. C’est aussi pour des raisons de sécurité que
les deux enfants ont été écartés à un certain
moment de la capitale et envoyés à l’intérieur.
Ils étaient en internat vers la frontière avec la Zambie.
Jaynet et Joseph ont fréquenté pendant un temps l’école
française parce que Mzee tenait à leur retour au Congo. D’autres
enfants de Mzee et Sifa, comme Cécile et Fifi, ne connaissaient pas
le français.
Un collaborateur du Président Nyerere
Nous
avons rencontré un responsable des services de sécurité
de la Tanzanie du temps de Nyerere. Il assume toujours des responsabilités.
Il a été en charge de la famille Kabila pendant 13 ans. Il nous
a donné son témoignage sur le séjour de Laurent et Joseph
Kabila dans son pays.
«
Une certaine opposition au Congo affirme que Joseph Kabila n’est pas
Congolais. Ce genre d’allégations est bien connu en Afrique.
Julius Nyerere a été le Président de notre pays pendant
de longues années. Puis, en 1985, il y a eu ce qu’on appelait
‘les premières élections multipartites’. Est-ce
que vous savez que, tout à coup, des personnages ont clamé que
Nyerere n’était pas un tanzanien authentique, mais un Burundais
?
De même en Ouganda, il y a eu des allégations que Yoweri Museveni
était un Rwandais… Le Président Kaunda de la Zambie a
également eu des adversaires qui le combattaient en affirmant qu’il
n’était pas d’origine zambienne… De Mobutu, certains
de ses opposants ont dit qu’il n’était pas Zaïrois,
mais Centrafricain…
C’est moi qui ai géré Laurent Kabila et sa famille pendant
13 années. J’ai toujours connu Joseph et Jaynet comme le fils
et la fille de Mzee Kabila. Et puis, lors du mariage du Président Joseph
Kabila, avez-vous regardé son frère Zoé ? Il est né
de longues années après Joseph. Mais il a exactement la même
figure que son frère aîné. Il marche exactement de la
même façon que le Président Joseph Kabila. Qui peut nier
qu’ils ont le même père et la même mère ?

Surn la photo à droite : Joseph Kabila Kabange
à Dar Es Salaam en 1987.
A
lépoque, j’ai été envoyé par le Président
Nyerere au Congo pour visiter le maquis de Hewa Bora.
Laurent Kabila avait dit à Nyerere qu’il dirigeait une zone libérée
au Congo.
Mais beaucoup de Congolais ont prétendu diriger des territoires libérés.
Ils menaient une vie agréable dans les hôtels de Dar Es Salaam…
C’est tout ce qu’ils cherchaient.
Ainsi, nous étions une délégation de trois à nous
rendre au maquis de Hewa Bora.
Avec un bateau rapide, cela nous prenait 45 minutes pour arriver de Kigoma
sur la rive congolaise du Lac. Tard le soir nous avons pris un petit sentier
et nous sommes arrives la même nuit sur le plateau.
Nous avons séjourné pendant toute une semaine à Hewa
Bora. Nous avons visité la base principale. Nous y avons trouvé
des hommes et des femmes très motivées. Nous avons rencontré
des commissaires politiques, des femmes, des combattants, des hauts responsables.
Nous avons assisté à un cours de formation donné à
une trentaine de combattants.
Nous sommes arrives à la conclusion que les affirmations de Laurent
Kabila étaient exactes, qu’il contrôlait effectivement
une partie du territoire congolais. Nous en avons fait rapport à Monsieur
le Président Nyerere. Il a accepté notre rapport.
C’est pour cette raison que Laurent Kabila ne vivait pas en Tanzanie
comme réfugié. Il avait un statut spécial en tant que
combattant de la libération. En conséquence, notre système
de sécurité prenait soin de lui et lui donnait protection.
Le Président Nyerere a donné deux passeports à Kabila,
l’un au nom de Christopher Mlindwa Denge et un autre au nom de Francis
Mutwale. Kabila les utilisait pour voyager en Angola, en Ouganda et en Europe.
Mzee Kabila menait une vie pas différente des autres. Il était
à l’aise, il ne se montrait jamais arrogant. Joseph Kabila vivait
en Tanzanie comme un citoyen ordinaire. Il avait le même style de vie
que les jeunes Tanzaniens. Comme tout le monde, il a fait son Service national.
Il n’était pas traité comme réfugié, donc
il avait le droit de faire le service militaire. En Tanzanie, Joseph parlait
le Swahili et l’anglais comme tous les étudiants tanzaniens.
Dieudonné Kassongo, le frère de Mzee, parle de Joseph Kabila Kabange
Dieudonné
Kassongo, né en 1950, est le frère cadet de Laurent Désiré
Kabila.
Après la mort de ce dernier, il est devenu le chef de la grande famille
Kabila.
Leur père était Taratibu Kabila Désiré, né
en 1900. En 1930 il est arrivé à Ankoro.
Dieudonné Kassongo témoigne : « En 1950, Ankoro est devenu
un territoire. Nous vivions là chez nous. En 1959, nous y avons construit
une maison.
En 1964, j’avais 13 ans et je me trouvais à Kalemie.
En 1969, j’ai fini mes études secondaires au collège Saint
Boniface à Kalemie.
Laurent s’était marié à Kashala Albertine. Ils
ont eu un enfant, Jeanne Mafika.
Mais Kashala est morte dans un accident.
En
1970, Laurent et Sifa Mahanya se sont mariés selon la coutume au maquis
de Hewa Bora.
A cette époque, je faisais la navette entre Hewa Bora et la Tanzanie,
sur ordre du Parti.
J’ai vu naître Jaynet et Joseph à Hewa Bora. A cette occasion,
il y a eu la plus grande fête que le maquis a connue… Avoir comme
premiers enfants des jumeaux était une grande chance pour cette femme.
Des salves ont été tirées à l’occasion de
cette naissance.
Pour des raisons de sécurité, Mzee avait trois maisons en bois,
couvertes de paille.
D’autres enfants de Laurent Kabila et de Sifa Mahanya son nés
au maquis : Joséphine - Cécile - Mapenzi Josée Tumaleo
Aimée, Zoé…

Maman Syfa Mahanya a épousé Mzee Laurent Désiré
Kabila en 1970 à Hewa Bora
Chez
les Balubakat, c’est-à-dire les Baluba du Katanga, règne
le patriarcat : les enfants appartiennent à la famille du père.
Si une fille est enceinte, elle devra dire qui est le père. On va chercher
qui est le père, même s’il est mort. Il faut savoir qui
est son père. Ce sont nos traditions.
Jadis, si vous ne connaissez pas votre père, vous deveniez esclave.
On vous appelle « batumbula », on vous prend comme esclave.
Donc, chez les Balubakat, il est difficile de vous marier, si vous ne connaissez
pas votre père. Vous êtes sans valeur, comme l’enfant d’une
femme libre. Un enfant-esclave ne pouvait pas hériter le pouvoir d’un
chef.
Si tu ne connais pas le père de la fille, tu ne peux pas la marier.
Quand
Joseph s’est marié, l’ambassadeur Théodore Mugalu
est allé à Tshela pour rencontrer la famille.
Chez les Balubakat, un enfant adopté n’a ni droit au chapitre,
ni droit à l’héritage. Il reste un étranger…
Comment moi, le petit frère direct de Laurent Kabila, pourrais-je ignorer qui est le père de Joseph Kabila Kabange ? Chez nous c’est impossible qu’un père ne reconnaisse pas son fils ! Et qui d’autre que Laurent Kabila, n'a jamais revendiqué être le père de Joseph ? Personne ! »
L’Union des Katangais pour le développement « U.K.D. » en sigle témoigne :
Un grand nombre d’associations et de personnalités du Katanga ont protesté avec force contre les mensonges que Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, mensonges selon lesquels Joseph Kabila Kabange est Rwandais, qu’il fut même garde de corps de Kagame…
Ngbanda
a publié en 2006 une lettre « récente » de Eric
Lenge. Or, Lenge a été abattu le 13 juin 2004, au moment même
où il a fait son coup d’état monté et manqué.
La fausse lettre de Eric Lenge a été écrite intégralement
par Ngbanda.
Le chef des services secrets de Mobutu y affirme entre autre ceci : «
Joseph Kabila veut dissoudre le corps de Mzee Kabila dans de l’acide,
ainsi il ne sera plus possible de prouver que Joseph n’est pas le fils
de Mzee. » Ce mensonge nauséabond n’est pas sorti
du cerveau d’Eric Lenge, mort depuis deux ans. Ce mensonge infâme
est sorti de la tête diabolique de Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba.
Nous
citons pour l’exemple une des nombreuses déclarations publiées
par des personnalités et associations katangaises. Il s’agit
de celle faite fin juillet 2006 par l’Union des Katangais pour le Développement
« U.K.D. » : « Trop c’est trop !
»
« Le Président de la République Joseph Kabila Kabange
est bel et bien Congolais à 100 %. Il est bien le fils de M’Zee
Laurent Désiré Kabila et de maman Sifa Mahanya.
M’Zee Laurent-Désiré Kabila et son fils Joseph Kabila
Kabange étant originaires de la Province du Katanga, nous nous sommes
sentis blessés et insultés par tous les mensonges dont le chef
de l’Etat est victime.
C’est à tord que des gens disent : « D’où
Joseph Kabila a-t-il tiré le nom de Kabange ? »
En République Démocratique du Congo, si chez les Bakongo, les
jumeaux s’appellent Tsimba et Nzuzi. Chez les Baluba du Kasaï :
Mbuyi et Kanku, chez les Bangala : Mboyo et Boketshu, au Bandundu : Mbo et
Mpia, par contre au Katanga chez les Balubakat les jumeaux s’appellent
Kyungu et Kabange. C’est ainsi que la sœur jumelle du Président
s’appelle Jeanette Kabila Kyungu, et le Président s’appelle
Joseph KABILA Kabange. Chez les Balubakat, Kyungu
est l’enfant jumeau qui sort le premier, tandis que Kabange est celui
qui vient immédiatement après l’autre. En outre, dans
une famille où les filles sont nées avant un garçon est
et demeure le fils aîné quelque soit sa position biologique.
Même si il est cadet, il reste et demeure chef de famille et donc fils
aîné. Chez les Balubakat on l’appelle « Mwana
Bute » patriarcat oblige. Cependant, ces noms de Kyungu et
Kabange sont sacrées chez les Balubakat, on ne peut pas les donnés
à des enfants adoptés. Pour prouver à l’opinion
nationale et internationale que Joseph Kabila Kabange n’est pas le fils
adopté de Mzee Laurent Désiré Kabila, les Balubakat à
travers leurs chefs coutumiers ont investi Joseph Kabila Kabange Grand chef
coutumier de tous els Balubakat au mois de juillet 2006 à Kamina-Kinkunki
fief de l’empire Lubakat.
Honoré
Ngbanda a déclaré un jour : « M’Zee Laurent
Désiré Kabila n’a jamais été appelé
Tata Mapasa (Père Double) ».
Moi
qui ai travaillé avec M’Zee Kabila, j’affirme que les intimes
de M’Zee Kabila, le Président Dos Santos, le Président
Robert Mugabe, le Président Sam Nuyoma et même la propre grande
sœur de M’Zee Kabila, maman Kibawa, voir aussi Monsieur Kabwe Séverin
ancien administrateur Général en chef de l’Agence Nationale
de Renseignements « A.N.R. » l’appelaient "Père
Double" – Tata Mapasa. »
Signé : Jimmy David Kakima K.M. Munkana Ngando, Président
de l’Union des Katangais pour le Développement.
L’archevêque Etsou présente ses
excuses au Président Kabila Kabange
A
un certain moment, l’archevêque Etsou avait été
influencé par le déluge d’affirmations qui disaient que
Joseph Kabila était un Rwandais. Il a eu alors sa phrase malheureuse
sur « les étrangers qui dirigent le pays. » Honoré
Ngbanda et sa clique avaient jubilés.
Les autorités les plus hautes de l’Eglise catholique se sont
penchés sur la question et ont conclu que Joseph est bel et bien le
fils de Laurent et de Sifa Mahanya…
Lors du mariage religieux du Chef de l’Etat, devant plus d’un
millier de présents et devant des centaines de milliers de téléspectateurs,
le cardinal Etsou s’est publiquement excusé.
Il s’est excusé pour toutes les humiliations inutiles qu’on
a fait subir au Président Joseph Kabila Kabange.
Dans la lettre écrite par Ngbanda et attribuée à ERic
Lenge, on lit aussi : « Joseph Kabila est un musulman comme son défunt
père adoptif. » Le chef des services secrets de Mobutu tenta
ainsi de dresser les chrétiens congolais contre leurs frères
et sœurs musulmans… Le mariage religieux du chef de l’Etat
a été célébré par le cardinal Etsou et
par monseigneur Pierre Marini Bodo président de l’église
du Christ au Congo « E.C.C. » parce que Olive Lembe di-Sita épouse
de Joseph Kabila est catholique, le Président est protestant…

L'Archevèque Etsou a marié Joseph Kabila Kabange
et Olive Lembe di-Sita
Zoé Kabila… comme une doublure de Joseph.
Le
mercredi 12 juillet 2006, Zoé Kabila a donné une preuve frappante
et, nous dirions : vivante, que Joseph Kabila est bel et bien le fils aîné
de Mzee Kabila, une preuve qui a convaincu même les plus sceptiques…
Ce jour, Zoé Kabila a rendu une visite-surprise au Grand Marché
de Kinshasa.
Il s’est informé des difficultés rencontrées par
les vendeurs. Et il voulait profiter de l’occasion pour faire campagne
en faveur de la candidature de son grand-frère Joseph.
Mais, malheureusement, il n’a pas pu le faire, pour une raison simple
: il a été pris par toute la population qui se trouvait au Grand
Marché, pour le chef de l’Etat lui-même!
En effet, en voyant Zoë, beaucoup de vendeurs et d’acheteurs croyaient
à une visite du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange ! De partout,
des chants se sont élevés : « Motu bolukaka ye oyo, Joseph
aye ».
Lorsque la foule a appris que ce n’était pas le chef de l’Etat, mais son jeune frère, elle n’a pas été déçue. Au contraire, presque tout le monde a fait la même réflexion pertinente : « Si Joseph Kabila n’est pas le fils de son père, par quel miracle ressemble-t-il à la perfection à un fils « non contesté » de Mzee Laurent Désiré Kabila, né plusieurs années après Joseph. ? Par son visage, par la constitution de son corps, par sa démarche, Zoé semble une doublure parfaite de son grand frère Joseph…C’est clair que Joseph et Zoé ont la même mère et le même père… ».

Zoé Kabila… comme une doublure de Joseph.
Témoignage.
« En 1972, je travaillais au ministère des Affaires étrangères,
que dirigeait Nguz-a-Karl-I-Bond. J’étais conseiller chargé
des affaires politiques et diplomatiques.
Un jour, je feuilletais dans les dossiers de l’année 1971.
A un moment, mes yeux ont été frappés par un message
« Top secret ».
Il venait de la Tanzanie et il avait comme entête : « Message
Prési-Zaïre / répéter CND / répéter
Minafet »
Le message, très bref, disait : « Le dérangeur a fait
des jumeaux" .
Le dérangeur était le nom utilisé pour indiquer Laurent
Kabila… »
Mobutu était donc immédiatement informé de la naissance
de Jaynet et Joseph… »
Le Général James Kabarebe (Chef d’Etat Major Général des Forces Patriotiques Rwandaises) parle des origines de Joseph Kabila.
«
Avant la création de l’A.F.D.L (Alliance des Forces Démocratiques
pour la Libération), notamment au mois d’août 1996 à
Kigali, je fus appelé d’urgence au Quartier Général
de l’Armée Patriotique Rwandaise sur ordre du Président
Paul Kagame, alors Vice-président de la République et Ministre
de la Défense Nationale.
A mon arrivée au Q.G., on me présenta un papa costaud, accompagné
d’un jeune homme. C’est fut Laurent Désiré Kabila
alors Président du Parti de la Révolution Populaire (P.R.P.).
Je lui présentais mes respects et à son tour, il me sera la
main en me présentant le jeune homme qui était à ses
cotés en disant : « C’est mon fils, il s’appelle
Joseph Kabila. » Je répondais : « Enchanté ».
C’était devant témoins. Il y avait le Président
Paul Kagame, et Déogratias Bugera… puis le Président Paul
Kagame m’a présenté officiellement auprès de Laurent
Désiré Kagame et son fils Joseph Kabila. C’était
donc la première fois que j’ai vu Laurent Désiré
Kabila et Joseph Kabila. Bref, il n’y a pas de doute, Joseph Kabila
n’est pas Rwandais, comme je l’entends par-ci, par-là.
Joseph Kabila est le fils de Laurent Désiré Kabila. Si Joseph
Kabila était Rwandais, il serait rentré avec nous le 2 août
1998, lorsque son père Laurent Désiré Kabila a rompu
avec nous. Alors, de grâce, ne nous mettez pas dans la bouche ce que
nous n’avons jamais dit, ni déclaré ni reconnu. »
Mzee Laurent Désiré Kabila lui-même parle de son fils Joseph Kabila
Extrait d’une émission de la RTB-F de fin novembre 1997 avec la participation de, e.a. Colette Braeckman et Marie-France Gros.
Lorsque
Mzee était encore en vie, qui aurait osé prétendre que
Joseph n’était pas son fils ?
Dans une interview que quatre journalistes belges ont réalisée
avec Mzee pour la télévision belge, Marie-France Cros s’est
efforcée de « coincer » le Président.
Mais elle n’a pas dit ou même insinué, que Joseph n’était
pas son fils !
Cette « question » n’existait simplement pas, aussi longtemps
que Mzee était en vie…
Par contre, Mzee lui-même a parlé dans cette émission
sur son fils Joseph qui a dirigé la prise de Kisangani…
Voici des extraits de l’enregistrement.
«
Marie-France Cros : Monsieur le Président, le massacre
qui a eu lieu à Mbandaka était très récent, c’est
la raison pour laquelle la commission d’enquête voulait se diriger
vers cette région. Par Ailleurs le front Nord de l’armée
de libération dirigé par vous-même, était très
précisément à l’époque des massacres dirigés
par votre fils.
Est-ce que cela a joué un rôle dans le fait que votre gouvernement
a refusé l’enquête.
Mzee Kabila : Mon fils a dirigé le front Nord
pour la libération de la ville de Kisangani. … Mais ce n’était
pas pour aller massacrer, il n’y avait pas de Hutus dans la ville de
Kisangani qu’on a voulu massacrer.
Marie-France
Cros : Mais les gens qui étaient là pour nourrir
les réfugiés qui arrivaient de l’Est, disent qu’il
y a eu des massacres, qu’on a attaqué les camps de réfugiés.
Mzee Kabila : Par qui ? Pas par les troupes congolaises.
Ce n’est que lorsque les réfugies s’étaient dispersés
dans les brousses et se sont dirigés vers les sections contrôlées
par les forces rwandaises, que les massacres ont commencé. A l’ombre
de toute attention des forces congolaises. »
2
. Le mensonge est la dernière arme politique
de Ngbanda le Terminator
Voici une photo truquée, publiée sous
le titre : « Joseph Kabila était un garde de corps de Kagame
! » Premier mensonge de Ngbanda.

Mobutu, Lors d'un meeting populaire à Kinkole, parlant de son Ministre de l'Agriculture qui avait détourné dit : "Bayibaka Muke, yo oyibi nyonso" "Yiba ndambo tika ndambo" "Voler un peu, laissez un peu".
Mobutu,
un jour face à face avec des journalistes étrangers, dit à
un de ses collaborateurs : « Buka bango lokuta » - «
Il faut leur mentir ».
Ngbanda et ses fidèles ont toujours observé cette consigne…
La photo que vous venez de voir, est un truquage, une photo falsifiée. Le falsificateur JB Labika est très actif pour le groupe Banacongo Belgique. Ce groupe opère en alliance avec l’Apareco de Ngbanda.
Les menteurs de chez Nbganda affirment que cette photo date de 1995. C’est impossible. A ce moment, Kagame apparaissait toujours en public en uniforme militaire de l’APR !
Ce n’est qu’à partir de 1998 qu’il a été vu en costume.
Toute personne qui regarde attentivement cette soi-disant « photo authentique de la presse militaire rwandaise » découvre vite qu’il s’agit d’une photo truquée !!!
Voici
la photo originale, qui était disponible depuis longtemps pour tout
le monde, sur internet.

http://jv.wikipedia.org/wiki/Paul_Kagame
1.
D’abord, regardons la lumière de la photo truquée. Sur
le visage de Kagame, elle vient de droite. Pour le garde de corps, elle vient
de gauche et de front. Est-ce qu’il y avait deux soleils dans le même
ciel ?
2. Sur la vraie photo , la joue gauche du garde de corps est dans l’ombre,
sur la photo truquée, la droite du visage est bien illuminé.
3. Sur la photo originale, il y a une large bande d’ombre au-dessous
de la barrette du garde de corps. Sur la photo truquée de « Kabila
», il n’y a aucune ombre en dessous de la barrette.
4. Sur la vraie photo, le garde de corps de Kagame a les yeux baissés.
Sur la photo truquée, « Kabila » regarde droit devant lui.
5. Sur la vraie photo, le vrai garde de corps de Kagame, qui s'appelle lieutenant
Fred, porte sa montre à la main gauche. Or Joseph Kabila porte toujours
sa montre à la main droite. C'est qui prouve que cette photo est fausse
et falsifiée. En effet, si c'était Joseph Kabila sa montre serait
sur la main droite.
La conclusion est claire : le groupe de Ngbanda a falsifié la photo de Kagame et son garde de corps, en collant le visage de Joseph Kabila sur le corps du garde de corps de Kagame…
Les Congolais se rappellent les crimes que Ngbanda-le-Terminator a commis contre la population qui aspirait à la libération.
Le
mensonge « Joseph Kabila Rwandais » est la seule arme qui reste
aux mobutistes endurcis. En effet, leur véritable programme est le
retour à la dictature néocoloniale qui a sévi sous Mobutu.
Et ce programme, ils n’osent pas le proclamer publiquement…

A Victoire, au centre de Kinshasa, la photo falsifiée de « Joseph Kabila garde de corps de Kagame », avait connu un succès de vente jamais vu. Beaucoup d’acheteurs étaient convaincus de connaître maintenant la « vérité » : Joseph Kabila était un Rwandais, garde de corps de Kagame…
Mais lorsque la falsification a été démontrée, cette photo et la fausse "Lettre d'Eric Lenge", écrite par Ngbanda, ont brusquement disparues du marché... Tous ceux qui ont été victimes de cette falsification ont compris : des anciens criminels comme Ngbanda n’ont plus que les mensonges comme dernières armes...
Ngbanda le Terminator fait parler un homme MORT depuis 2 ans : Eric Lenge…
Via
les canaux de l’Apareco, Ngbanda diffuse massivement un document intitulé
« Eric Lenge parle ». Ce document, faussement attribué
à Lenge, a été écrit du premier au dernier mot
par l’ancien chef des services secrets de Mobutu, Honoré Ngbanda.
Luther Bisongo a bien connu Eric Lenge. Il témoigne : « Lenge
avait des difficultés à écrire. Plusieurs fois, j’ai
moi-même dû écrire des lettres qu’il voulait adresser
à une personne. »
Or, la lettre attribuée à Lenge est écrite dans un français
impeccable et elle comprend de longues phrases bien tournées, que Lenge
était absolument incapable de produire. Pour Luther, cette lettre est
indiscutablement un faux.
Cette lettre écrite par Ngbanda et attribuée à Lenge est particulièrement dégoûtante pour une raison très simple : Eric Lenge est mort depuis longtemps, depuis les jours de son coup d’état manqué.
En
effet, après la première tentative de coup d’Etat, le
vendredi 11 juin 2004, la bande de Lenge a pris la fuite dans le Bas Congo
et elle a tenté de passer en Angola. Mais à la frontière,
ils ont subi des tirs nourris et ils sont retournés vers Kasangulu.
La P.I.R. a réussi à arrêter huit compagnons de Lenge,
groupe dirigé par l’adjudant Kyungu Lokese. La PIR a saisi une
quantité importante d’armes lourdes et légères.
Selon les témoignages des pêcheurs opérant le long du
fleuve Congo, Lenge, entouré d’éléments fortement
armés, est arrivé à un poste de pêche, vers 15
heures, à bord d’une jeep Land Cruiser. Il s’est dirigé
vers un poste de garde tenu par un adjudant de la Force navale, assis dans
son hors-bord. Lenge sollicita les services du marin pour traverser le fleuve.
Le militaire refusa. C’est alors que Lenge a été abattu
à bout portant par l’adjudant Bukasa de la Force navale. Lenge
tenta ensuite sans succès de mettre en marche le hors-bord.
Lenge a trouvé finalement un petit bateau rapide. Il a abattu deux
militaires pour s’en emparer.
Il tenta de fuir, mais il a été abattu à bout portant
par les militaires qui le poursuivaient.
Des témoins directs qui travaillent actuellement à la Présidence,
nous ont confirmé que c’est bien ainsi que Lenge est arrivé
à sa fin, le 13 juin 2004.
Ngbanda ose utiliser le nom d’un homme qui est mort depuis plus de deux
ans pour donner « crédit » à son intoxication mille
fois répétée : « Kabila Rwandais ! ». C’est
tout ce qu’il a dans sa bouche jour et nuit.
Qui
peut encore avoir la moindre confiance en Ngbanda, un individu qui était
longtemps l’homme clé des services secrets de Mobutu, l’homme
des sales coups, et qui utilise maintenant un homme mort pour donner une crédibilité
à son mensonge mille fois répété.
Mentir et mentir encore est décidément la religion de
celui qui aime se faire appeler « le Frère Honoré »
et « l’Evangéliste Honoré Ngbanda… »
Cette fois le « Terminator » a exagéré et même
les Congolais qui lui accordaient encore un peu de crédit, se détourneront
de lui avec dégoût.
EXTRAITS de la lettre écrite par NGBANDA et attribuée à Eric LENGE
1er Extrait.
Je suis le Major Eric Lenge de la GSSP, ancien garde de corps de Joseph Kabila. Je suis en exile suite au deuxième faux coups d’état du 11 juin 2004 dont je réserve des révélations au Procureur Luis Moreno Campo de la Cour Pénale Internationale. J’ai décidé de me constituer prisonnier en qualité d’exécutant des crimes politiques et crimes de guerres commis sous les ordres de Joseph Kabila, et en tant que témoin à charge.
Réfutation.
Nous
savons maintenant de façon indiscutable, de la bouche de ceux qui l’ont
abattu le13 juin 2004, que Lenge est mort depuis deux ans. Lenge aurait écrit
qu’il veut se constituer prisonnier et qu’il va faire des révélations
au procureur de la Cour Pénale internationale. Mais qu’est-ce
qu’il attend ?
En fait, le Terminator est pris au piège de ses propres mensonges.
Un mort ne vient pas témoigner. »
2e Extrait.
«
Vous avez appris dans les médias le mariage de mon ancien patron avec
mademoiselle Olive Lembe Disika pour ce 04 juin 2006. … C’est
un mariage à visée électoraliste. Joseph Kabila pense
qu’il pourra ainsi faire taire tous ceux qui pensent que lui et sa jumelle
sont d’origine Rwandaise.
J’avais écrit au Cardinal Etsou afin de le dissuader de célébrer
ce mariage qui est un vrai piège tendu par l’imposteur Joseph
Kabila pour mettre le Cardinal Etsou en contradiction avec ces dernières
déclarations concernant les étrangers qui dirigent notre pays.
»
Réfutation.
Lenge a été abattu le 13 juin 2004. Deux ans plus tard il aurait écrit une lettre où il affirme avoir appris que Joseph Kabila va se marier avec son ancienne copine Olive Lembe di-Sita. En réalité, l’auteur de cette lettre est Nbganda. Mais le super-flic de Mobutu a mal fait son travail : il montrequ’il ne connaît même pas le nom de sa soi-disant « ancienne copine » ! La femme du Président s’appelle Olive Lembe di-Sita, et pas : Disika
3e Extrait.
« Je me demande toujours pourquoi Joseph Kabila avait fait commander par mes soins 100 litres d’acide sulfurique et 100 litres d’acide chlorhydrique une semaine avant le dernier faux coups d’Etat? Je pense que ce monsieur a l’intention de faire disparaître le corps de Laurent Désiré Kabila en le faisant dissoudre dans cette grande quantité d’acide, effaçant la possibilité de démontrer que lui et sa jumelle ne sont absolument pas les enfants biologiques de L D Kabila… »
Réfutation
Dans
cette phrase du super-flic de Mobutu, éclate toute la haine de cet
individu pour les combattants nationalistes que sont Laurent-Désiré
Kabila et Joseph Kabange Kabila… Eric Lenge est mort depuis 2004. Deux
ans plus tard, Ngbanda écrit une lettre qu’il attribue, en véritable
escroc et faussaire, au cadavre de Lenge. Le cerveau détraqué
de Ngbanda a produit cette ignominie qu’il attribue à Eric Lenge
: Joseph Kabila a commandé 100 litres d’acide sulfurique et 100
litres d’acide chlorhydrique pour dissoudre le cadavre de son propre
père !
Le Président Joseph Kabila ne doit pas être le seul président
au monde contre qui n’importe quel faussaire peut cracher les mensonges
les plus révoltants.
Il y a des tribunaux en France et en Belgique qui respectent les règles
de la démocratie et qui peuvent être saisis de ces insanités
de Ngbanda! Feu Mzee Laurent Désiré Kabila, Joseph Kabila Kabange
et feu Eric Lenge étant tous des katangais et de surcroît Balubakat,
L'Union des Katangais pour le Développement "U.K.D." s"est
dit prête à traduire Honoré Ngbanda en justice pour faux
et usage des faux en écriture, diffamation, calomnie, faux bruit...
Ngbanda « engage » un fasciste belge pour combattre
le Président Joseph Kabila !
Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba a écrit une lettre au Premier
ministre belge Verhofstadt.
Ngbanda y affirme que des « des voies officielles s’élèvent
parmi les personnalités politiques belges pour dénoncer …
un complot contre le peuple congolais. » Et Ngbanda de citer monsieur
Patrick Cocriamont, un élément fasciste qui est entré
via des combines au parlement belge…
Ce Cocriamont, élu en octobre 1994 au conseil communal d’Anderlecht,
a fait le salut hitlérien lors de sa prestation de serment !

L’homme
de Ngbanda, le néo-fasciste Cocriamont, faisant le salut hitlérien
au conseil communal d’Anderlecht
Rappelons
que le parti fasciste de Hitler a été le principal instigateur
de la seconde guerre mondiale qui a fait 50.000.000 de morts, dont 25 millions
dans la seule Union Soviétique !
Et Ngbanda ose s’afficher publiquement à côté d’un
individu aussi lugubre…
Cocriammont
a déclaré : … « Monsieur Joseph Kabila est connu
par nos services de renseignements comme un sujet d’origine rwandaise
». Ngbanda ajoute, pour impressionner les gens naïfs, que «
Cocriamont a accès aux archives de l’Etat belge ».
En réalité, Cocriamont n’a accès à aucune
« archive secrète» où il serait question de la «
nationalité rwandaise » du Président Kabila. Comme les
archives dont parle le néo-fasciste Cokriamont sont du domaine public,
il est évident que si une « révélation »
aussi sensationnelle s’y trouvait, elle aurait été publiée
depuis longtemps… Une fois de plus, nous avons à faire avec de
l’intoxication signée par Ngbanda-le-Terminator.
Les
Congolais doivent savoir que les fascistes et néo-fascistes sont les
pires ennemis de l’Afrique.
Cocriamont, l’allié de Ngbanda, a osé écrire ceci
: « Je confirme mon point de vue concernant le bien fait de la colonisation
belge, …le fait que Lumumba était un bandit, Kasavubu un incompétent,
… Laurent Désiré Kabila et Joseph Kabila deux dictateurs
sanguinaires. … Il est facile de sortir un nègre de la jungle,
mais il est très difficile de sortir la jungle qu’il y a dans
sa tête. … Mon parti souhaite que les conditions sociales des
Congolais s’améliorent en R.D.C. afin que les 25 à 30.000
Congolais vivant en Belgique puissent retourner dans leur pays. La Belgique
ne peut pas indéfiniment supporter toute la misère de Congo.
»
Les nazis et néo-fascistes ont toujours été des racistes de la pire espèce. Ils veulent une Europe « racialement pure » où il n’y a pas de place pour des Noirs, ni pour des Chinois, ni pour des Arabes…
Les
25.000 Congolais qui vivent et travaillent en Belgique, contribuent, par leur
travail sous-payé, à la richesse de la Belgique. La droite et
l’extrême droite belge, appuyés par les Cocriamont’s,
veulent chasser ces Congolais de la Belgique… Pour cette salle besogne,
ils inventent un « bon » argument : bientôt les conditions
s’améliorent au Congo, et nous pourrons chasser de la Belgique,
tous ces « nègres» dont nous n’avons jamais voulu….
Ngbanda, qui faisait jadis de la démagogie sur « l’authenticité
zaïroise », est tombé si bas qu’il doit avoir recours
aujourd’hui à un fasciste et raciste anti-noir…
Ngbanda n’a plus aucun avenir.
Qu’il se retire en paix là où il peut trouver l’âme
de son cher ami Eric Lenge…
3. Plus congolais et patriote que Joseph Kabila ça n’existe pas.
L’expérience de trois générations
de Kabila’s
Le Président lui-même a dit un jour : « Plus congolais que moi, ça n’existe pas. Plus patriote, non plus ! » Et cette phrase résume en effet l’expérience de trois générations de Kabila’s…
Né
en 1900, Taratibu Kabila Désiré, le grand-père de Joseph
Kabila, a été un homme remarquable.
Il est entré en 1927 à la Poste d'Elisabethville comme commis.
En 1952, il était commis principal de deuxième classe, le degré
le plus élevé qu'un Noir pouvait atteindre à la poste
et dans l’administration. Faisant aussi du commerce, il a atteint un
standard de vie très élevé pour un Congolais.
Lors de la création du Secteur Kamalondo, chef-lieu Ankoro, Taratibu
est devenu le premier chef de secteur. Ayant compris l'importance décisive
de l'instruction dans le monde moderne, Taratibu donnait à ses enfants
une éducation sur le modèle des Blancs.
A la maison, il les habituait à parler le français. Le jeune
Laurent Kabila était un lecteur assidu qui fréquentait les bibliothèques
publiques. Jeune, il y lisait les meilleurs auteurs français.
Laurent est aussi devenu président de plusieurs Associations Sportives
de jeunes et il montrait déjà ses talents de dirigeant. Selon
un témoin, "le jeune Kabila n'acceptait pas la défaite,
il était tenace et déterminé et il avait un ascendant
sur nous tous".
Monsieur Rosy était gouverneur du Katanga en 1958. Sendwe lui a demandé en 1958 : "Monsieur Rosy, ne voudriez-vous pas mettre au bloc cette jeune crapule de Kabila ? C'est un agitateur, il ameute les jeunes de la Balubakat !" Pour se faire remarquer dans la colonie comme agitateur politique à 17 ans, Laurent devait être exceptionnel !
Lors
de la lutte pour l’indépendance et contre la sécession
katangaise, l'administration coloniale est remplacée par des "Sénats",
des comités formés par des nationalistes.
L'opération décisive des nationalistes au Nord Katanga est la
prise de Kabalo, réalisée début octobre 1960, par trois
colonnes de la Jeunesse de Kamalondo, une colonne étant dirigée
par Laurent Kabila, appelé "général d'Ankoro".
Laurent Kabila a 19 ans !
Joseph
Kabila est né le 4 juin 1971 dans le maquis de Hewa Bora dans une famille
révolutionnaire.
Son père a été, à côté de Pierre
Mulele, le deuxième responsable de la révolution populaire de
1964, révolution qui fut noyé dans le sang par des interventions
de l’armée belge et américaine, appuyées par des
mercenaires.
Son père Laurent Kabila a eu en 1965 l’honneur extra-ordinaire
de recevoir le grand révolutionnaire Che Guevara, venu soutenir la
lutte de libération au Congo. La mère de Joseph Kabila était
une jeune militante de Kabambare au Maniema qui avait rejoint le maquis de
Hewa Bora.
Les
Congolais qui répètent les mensonges de Ngbanda : « Joseph
Kabila Rwandais », ne se rendent pas compte qu’ils se couvrent
de ridicule.
Joseph Kabila peut, plus facilement que n’importe quel autre Congolais,
prouver qu’il est congolais à 100 % et nous l’avons démontré
dans ce document.
Laurent
Kabila dirigeait en 1970 le maquis de Hewa Bora et il y a marié Sifa,
une jeune militante mubangu bangu de Kabambare. Elle n’avait pas encore
mis au monde.
Toute la communauté révolutionnaire de Hewa Bora connaissait
leur union.
Tous les militants et cadres du PRP avaient le plus haut respect pour leur
chef. En plus, pour des raisons de sécurité, Laurent et sa femme
vivaient un peu à l’écart des autres combattants. Quel
maquisard aurait pu faire un enfant à la jeune épouse du chef
?
Tous les maquisards ont vu les deux bébés de Laurent et Sifa
à leur naissance. Dans toutes les organisations du maquis, il y a eu
une fête à cette occasion. Tous les partisans et partisannes
ont vu grandir Jaynet et Joseph, puis s’engager chez les Pionniers.
Fort de l’héritage de son grand-père Taratibu et de son père Laurent Désiré Kabila, Joseph Kabila, né à Hewa Bora, le berceau de la révolution congolaise, a donc raison de clamer haut et fort : « Plus congolais que moi, et plus patriote, ça n’existe pas ! »
M’MOLELWA Justin : « A 19 ans, Joseph Kabila était déjà pleinement associé aux activités révolutionnaires de son père »
Justin
M’Molelwa a participé à toutes les entreprises révolutionnaires
de Laurent Kabila de 1968 à Hewa Bora jusqu’à la guerre
de libération de 1996-97.
Les ennemis de la révolution congolaise prétendent que les Rwandais
sont aller « chercher » Kabila en 1995 pour le mettre à
la tête d’une entreprise manipulée par Kagame.
Le témoignage de Justin M’Molelwa montre que Laurent Kabila n’a
jamais été « cherché » par qui que ce soit
: il a été constamment aux cœur de la lutte politique et
armée au Congo et cela de 1964 jusqu’au triomphe de la guerre
de libération le 17 mai 1997…
A chaque étape, c’est Laurent Kabila qui a cherché des
alliés et qui les a convaincus de rallier le combat qu’il dirigeait.
Laurent Kabila a une place unique dans l’histoire révolutionnaire
du Congo.
Justin
M’Molelwa témoigne : « En 1964, Adrien Kanambe, était
déjà dans la révolution muleliste dirigée à
l’Est par Laurent Kabila. Kanambe luttait dans un groupe dirigé
par Kalukula, un Murega.
Après la révolution de 1964-65, Lwetscha est resté au
maquis. Des combattants de Kisangani, de Kabambare et de Ngandji, près
de Fizi, l’ont rejoint. C’est Lwetscha qui a uni tous ces groupes.
Il était le principal chef sur le terrain quand Laurent Kabila a créé
le PRP en 1967.
Kalukula ne voulait pas l’unité. Il y a eu une guerre avec son
groupe. Nous avons fait des prisonniers de guerre et beaucoup se sont ralliés
à Mzee, et notamment Kanambe. C’était un homme courageux
et discipliné et convaincu que la ligne indiquée par Mzee était
correcte.
Adrien Kanambe a été un grand révolutionnaire congolais,
depuis 1964 il est resté fidèle au combat révolutionnaire
de Mzee jusqu’à sa mort au front de Moba II en 1984… Mais
avant sa mort il avait assisté au mariage de Laurent Désiré
Kabila et de Sifa Mahanya ainsi qu'à la naissance des jumeaux Jospeh
et Jaynet Kabila.
Après
l’échec de la révolution de 1964-65, des combattants se
sont retirés sur le plateau de l’Itombe. Chaque groupe avait
« son » chef ! Nous nous sommes dit : nous sommes des combattants,
des militaires, il faut un seul commandant ! En 1966, nous avons élu
Lwetscha comme notre chef.
Plus tard, à Hewa Bora, le commandant Kilenda Saleh a rejoint le PRP
avec 56 armes. Il est devenu le premier chef d’état-major, c’était
au village Kitoga.
Vieux
Kabila était en Ouganda et il connaissait le président Obote
qui a donné son accord pour que les révolutionnaires congolais
ouvrent un front dans le Ruwenzori.
A ce moment, Museveni combattait déjà le régime d’Obote
vers Lwezo, en Ouganda.
A Kanyampala Kasese, un des nôtre a été responsable pour
la fuite d’information et l’état-major d’Obote était
au courant…Et Obote a rompu avec Kabila…
Kabila a alors dit à ses hommes qu’ils retournent à Kampala.
Beaucoup se sont dirigés ensuite vers l’ancienne base de Wimbi
Dira.
Justin
M’Molelwa : « En 1981, j’étais à Ruwenzori,
à Kanyampala Kasese. Il y avait aussi Simon Maboko et Jean Mugimba
du PRP.
En 1984, j’étais à nouveau à Ruwenzori, toujours
à Kanyampala Kasese, avec Katuta Oscar, qui était de ce coin.
Mais nous subissions beaucoup d’attaques et ce garçon a quitté.
A cette époque, Mzee faisait la navette entre Kampala et Das Es Salaam.
De
1984 à 1995, je vivais en Ouganda. Joseph Kabila Kabange s’y
trouvait déjà. La police de Mobutu avait traqué Mzee
et sa famille en Tanzanie. Joseph a terminé l’école secondaire
en Ouganda, comme sa sœur Jaynet.
Laurent Kabila permettait que Joseph, des l’age de 13 ans, reste dans
la maison, lorsque les cadres du PRP venaient discuter. Joseph écoutait
les discussions que nous avions. C’est le cadre familial qui l’a
très tôt poussé à s’intéresser à
la politique révolutionnaire. »
En Ouganda, Selemani Kanambe vivait chez Mzee, tout comme les enfants du combattant Jean Mugimba qui avait été tué. Après la mort de Oscar Katuta, ses enfants ont aussi été pris en charge par Mzee. Des membres du PRP comme Kambale Barnabé et Salomon Kasereka du Nord Kivu et Philippe Banyaye étaient avec Mzee en Ouganda. »
Fin 1986, Kabila, accompagné de Justin M’Molelwa, a relancé le maquis dans la région de Ruwenzori. Ngbanda protesta en 1987 auprès de Museveni contre les opérations militaires lancées contre le Zaïre à partir de Ruwenzori.
En
août – septembre 1988, des membres du PRP, dirigés par
M’Molelwa et Katuta, ont gagné la zone contrôlée
par le Parti de la Libération du Congo (PRL) de Marandura.
Jusqu’en 1988, une centaine de combattants du PRP ont maintenu le maquis
de Wimbi Dira.
A 19 ans, Joseph Kabila est associé aux préparatifs de la Guerre de libération...
A partir de 1990, Joseph Kabila avait des réunions avec des combattants qui visitaient la Tanzanie. Il était déjà associé à tout le travail révolutionnaire de Mzee. Quand des combattants de Wimbi passaient à Dar Es Salaam, Joseph organisait leur séjour et mettait une voiture à leur disposition.
En 1991, Mzee Kabila a fait une tentative pour implanter des combattants PRP dans la zone frontalière Zaïre-Zambie. Il y a recruté des jeunes dans région Kasenga, au sud du Lac Moëro. Les cadres PRP ont rencontré, Laurent Kabila et son fils Joseph qui avait juste 20 ans à Kashikishi, en Zambie. Sikatenda et Bondho Pascal se sont dirigés alors vers Kilwa-Pweto et y ont recruté un grand nombre de jeunes.
Justin
M’Molelwa : « En 1992 également, j’étais
à Ruwenzori. Mzee nous visitait de temps en temps, parfois accompagné
de son fils Joseph.
Kissasse Ngandu opérait là-bas dès 1990-92. Mzee Kabila
lui a envoyé Sikatenda pour prendre contact en vue de coordonner les
actions. Kissasse Ngandu a remis 12 armes pour Kabila. »
Il y a eu une réunion importante à Dar Es Salaam en 1995 du 17 au 24 août. Mzee y était, Joseph aussi, Lwetscha, Sikatenda, Katota Oscar, Kanefu Gervais et M’Molelwa Justin. On y préparait déjà ce qui va devenir l’AFDL… L’objectif était de monter une opération pour prendre Uvira.
Laurent Kabila et Joseph, accompagnés de M’Molelwa, étaient à Kigali 11 novembre 1995. Dan Munyoza était responsable pour leur séjour. Le projet d’une opération congolaise pour éliminer le régime dictatorial et anti-africain de Mobutu, appuyé par des régimes de la région qui ont souffert du mobutisme, y est né.
Lors de la préparation de la guerre de libération en 1995, Sikatenda proposa de commencé la lutte à Kasenga, près de Pweto. Il argumentait : « Je peux y réunir 1.000 combattants, je suis bien connu là-bas. » Mais c’est finalement Lwetscha qui a rallié la majorité pour lancer la guerre à partir d’Uvira. La population y était acquise à la cause et le Rwanda et le Burundi étaient déjà en confrontation avec Mobutu. En mai 96, Sikatenda lui-même a recruté 397 jeunes à Lueba, au nord de Baraka. Il était en contact avec Nyangoma.
Justin M’Molelwa : « Je veux affronter n’importe quel individu qui prétend que Joseph n’est pas le fils de Laurent Désiré Kabila. Si je suis une vache, le crapaud dans l’eau ne va pas m’empêcher de faire ce que je veux. Quand j’arrive près du crapaud, il se tait. Depuis la naissance de Joseph et Jaynet, à Hewa Bora, en Tanzanie ou en Ouganda, personne, mais alors personne n’a jamais dit qu’ils n’étaient pas les enfants de Mzee ! J’ai entendu ce mensonge pour la première fois après la guerre de libération, ici à Kinshasa… »
Joseph Kabila et la défense de Kinshasa en août 1998

Le général-major Lwetcha en concertation avec
le général-major Joseph Kabila Kabange
Au
Rwanda, Mzee a appris à connaître les talents militaires de deux
officiers supérieurs particulièrement doués : Kagame
et Kabarebe.
Au début de la guerre de libération en 1996-97, Kabarebe a reçu
le commandement des troupes de l’Alliance. Mzee a placé son fils
aux cotés de Kabarebe pour qu’il apprenne à commander
une armée moderne. Mzee Kabila a toujours estimé que la meilleure
école militaire est la pratique sur le champ de bataille.
Le
2 août 1998, les troupes rwandaises et ougandaises attaquent le Congo
de Mzee Kabila.
Peu après, ayant survolé tout le territoire congolais, des troupes
aéroportées prennent la base de Kitona, à 2.000 km de
la frontière rwandaise.
Mais elles seront encerclées et battues par les forces angolaises.
Les survivants marchent à pieds sur Kinshasa. Ils foncent aussi sur
Inga, occupent le site et coupent l’électricité pour les
8 millions d’habitants de la capitale. Un crime de guerre dont Kagame
et Kabarebe répondront un jour.
Le
26 août, tôt le matin, des centaines d’agresseurs et rebelles
entrent à Kimbanseke et Masina. Le même jour, Abdoulaye Yerodia
annonce le couvre-feu dans la capitale.
C’est le début de la résistance populaire héroïque
de la population de la Tshangu et des autres communes de la capitale contre
l’agression – rébellion... Le
22 août, la ville stratégique de Kisangani tombe...
Au
moment de l’agression, Joseph Kabila suivait une formation dans une
Académie militaire en Chine. Il a été rappelé
d’urgence par le Président Mzee Laurent Désiré.
Joseph Kabila a étudié pendant six mois en Chine.
De retour au pays, le commandant Joseph Kabila reçoit, dans les circonstances
dramatiques où les agresseurs et rebelles veulent s’emparer de
la capitale congolaise, la lourde tâche de chef d'état-major
des Forces armées congolaises. Il succède au général
Kifwa.
A
ce moment, Joseph Kabila est face à face avec son ancien maître
en art militaire, Kabarebe, dont il connaît parfaitement les tactiques
et les ruses…
Le premier objectif de Kabarebe est la prise de l’aéroport de
Ndjili, qui permettra l’envoi de troupes fraîches du Rwanda et
de l’Ouganda.
C’est Joseph Kabila qui dirige la défense de l’aéroport
dans des combats très rudes qui durent trois jours. Kabarebe doit décrocher,
battu par son élève…
Récemment,
des intoxicateurs qui suivent Ngbanda et Bemba, ont prétendu que "Joseph
Kabila a insulté les Kinois." L’accusation est ridicule.
A un des moments les plus dramatiques de la guerre, lorsque les agresseurs
et rebelles avaient déjà pénétré dans la
Tshangu, c’est Joseph Kabila qui dirigeait les Forces Armées
Congolaises pour défendre la capitale et c’est lui qui organisait
le soutien à l’autodéfense populaire à Masina,
Ndjili, Kimbanseke…
Joseph Kabila, qui n’a jamais insulté qui que ce soit, pourquoi
insulterait-il une population courageuse dont il a dirigé la résistance
en dirigeant les Forces Armées Congolaise de la capitale Kinshasa?
En plein combat pour la Tshangu, le 28 août 1998, Joseph Kabila fait une déclaration à la radio. « Nous lançons un appel patriotique aux soldats congolais impliqués dans cette aventure rwandaise contre notre pays à déposer les armes immédiatement et à regagner les rangs de l'armée régulière ».
Au
même moment, à Luanda, dos Santos, Kabila et Sam Nujoma discutent
du danger de déstabilisation de la région. Les ministres de
la Défense du Zimbabwe, de l'Angola, de la Namibie et du Congo se rencontrent
à Harare dans le cadre de la SADC.
Ils déclarent : « Nous avons pris une décision collective
que toutes sortes d'aides doivent être accordées au Président
Kabila, y compris un soutien militaire. Il y a une guerre là-bas qui
doit être arrêtée. Les ministres de la Défense de
la SADC ont décidé d'intervenir et cela doit être fait.
» Avec cette phrase, le destin du Congo bascule. Les agresseurs ne pourront
jamais occuper le Congo…
Mzee
a tracé alors la stratégie à suivre pour vaincre des
agresseurs disposant d’une grande expérience militaire et de
puissants alliés sur le plan international.
Mzee déclara : « Nous devons être préparés
à une guerre longue, très longue, une guerre prolongée,
une guerre populaire où le peuple tout entier devra défendre
sa Patrie et sa souveraineté. Le peuple devra s'armer pour repousser
l'agresseur. Il devra refuser toute coopération avec les envahisseurs.
Une force de défense appelée "autodéfense populaire"
va être mise sur pieds et les armes seront distribuées à
ceux qui pensent encore pouvoir se défendre au lieu de s'aliéner.
»
Mzee envoie son fils sur tous les fronts décisifs. Joseph Kabila dirigera le front de Mbandaka en Equateur et celui de Mbuji Mayi au Kasaï. Il participe à la bataille cruciale pour la ville stratégique de Kabinda…
4 . Le discours-programme du 26 janvier 2001
Le serment de Joseph Kabila pour l’indépendance, la paix et la réunification
Le
16 janvier 2001, le grand patriote et révolutionnaire le Président
Mzee Laurent Désiré Kabila est assassiné au Palais de
Marbre.
A ce moment, les groupes rebelles, créés, armés et soutenus
par le Rwanda et l’Ouganda, contrôlent de larges parties du territoire
national.
Le
Président défunt avait galvanisé la population pour la
défense du territoire national et pour la création d’un
nouveau pouvoir nationaliste et populaire.
L’assassinat de Mzee a été le signal pour les rebelles
et les mobutistes pour réaffirmer leur volonté de prendre le
pouvoir grâce à un « coup d’état parlementaire,
grâce à un « dialogue intercongolais » où
ils auraient la majorité.
Il faut rappeler que Mzee Kabila avait accepté le principe d’un débat national intercongolais, qui se ferait sous la direction du gouvernement légitime et qui réaliserait une plus grande inclusivité. En 2000, d’anciens cadres de la « rébellion » avait déjà été cooptés au Parlement de Mzee à Lubumbashi.
Dans
la situation de faiblesse et de désarroi dans laquelle se trouvait
le camp nationaliste après l’assassinat de Mzee, Joseph Kabila
a décidé de changer de tactique : il a choisit la lutte politique
comme la principale forme de combat et la lutte militaire comme forme secondaire.
Choisir la lutte politique signifiait accepter le dialogue inter-congolais
comme forum où les décisions essentielles seront prises.
Joseph Kabila a décidé en même temps une ouverture politique
vers la principale force qui s’est acharnée contre Mzee Kabila
: les Etats-Unis. Puis il a dialogué avec l’Union Européenne
et particulièrement avec la France et la Belgique, qui s’opposaient
aux aventures militaires du Rwanda et de l’Uganda au Congo.
Dix jour après l’assassinat de son père, Joseph Kabila fait un discours-programme remarquable qu’il va mettre en pratique de façon conséquente, sans déviation, pendant toute la durée de la transition… Nous pouvons dire que, engagé dans la carrière militaire, Joseph Kabila a mûri politiquement à l’école de son père. Et ce qui frappe d’emblée dans ce discours programmatique du jeune président, c’est sa détermination à rester fidèle à l’héritage politique de Mzee Laurent Désiré Kabila, son père.

En
effet, Joseph Kabila déclare : « Des circonstances tragiques
ont conduit à la disparition inopinée du Président de
la République Mzee Laurent-Désiré Kabila, circonstances
qui laissent inachevée l’œuvre combien exaltante de reconstruction
et de consolidation de la Nation congolaise.
L'ignoble assassinat du Chef de l'Etat a fait que les hautes charges de la
magistrature suprême me soient confiées, à un moment où
la Nation, déchirée par la guerre, avait encore besoin de l'illustre
disparu, artisan de sa libération, du réveil de sa conscience
nationale, ainsi que de la fierté et de la dignité retrouvées.
Visionnaire et précurseur, Homme d'Etat de grande envergure, Mzee Laurent-Désiré
Kabila a consacré toute sa vie à la lutte pour le triomphe des
valeurs sacrées que sont : la liberté, la justice, l'égalité
des citoyens dans un Congo uni, indépendant et souverain.
Il a gouverné en comptant essentiellement sur ses ressources aussi
bien humaines que naturelles. Mzee Laurent-Désiré Kabila, est
parmi les rares dirigeants dans l'histoire du monde contemporain à
avoir exercé le pouvoir pendant plus de trois ans, sans avoir contracté
de dettes extérieures à la charge de l'Etat, ni accumulé
de fortune personnelle.
Le Chef de l'Etat, Laurent-Désiré Kabila, a toujours demandé
au peuple congolais de se prendre en charge lui-même. »
Après
ces paroles, on est étonné que dans le camp nationaliste, des
voix se soient immédiatement élevées pour dire : «
Joseph Kabila suit une politique radicalement différente de celle qu’appliquait
son père… »
Cette phrase exprimait surtout la volonté de pas mal de « kabilistes
», poussés par intérêt, de rompre avec les «
sottises » du pouvoir populaire. Ce reniement exprimait leur espoir
de remettre en place la démocratie « traditionnelle » qui
a connu son heure de gloire lors de la transition mobutiste…
Il est vrai aussi que pas mal de nationalistes honnêtes n’avaient
pas compris les changements dans la situation politique provoqués par
l’assassinat de Mzee et la nécessité qui s’en suivait
de changer de tactique pour réaliser les mêmes objectifs.
Dès qu’il est devenu président, l’objectif essentiel
de Joseph Kabila a été de mettre fin à l’agression
et à l’occupation par les troupes rwandaises et ougandaises et
d’obtenir de tous les partis un engagement ferme pour aller aussi vite
que possible aux élections.
Est-ce
que Joseph Kabila n'a jamais réprimé des forces nationalistes
qui défendaient le credo de Mzee? Est-ce que Joseph Kabila a jamais
dénoncé des groupes mzee-kabilistes pour avoir défendu
la souveraineté congolaise, la révolution populaire, l’indépendance
économique et le pouvoir populaire ? Jamais.
Pourquoi Joseph Kabila aurait-il affronté les nationalistes révolutionnaires,
alors qu’il ne réprima pas le RCD, lorsqu’en juin 2004,
ce parti accusait le Président d’avoir « un comportement
qui frise le terrorisme d’Etat digne d’un Etat-voyou ou d'une
dictature noire et sanguinaire » ?
Joseph Kabila ne pouvait pas être au four et au moulin.
Le Président ne pouvait pas guider une transition inclusive et s’engager
à fond pour la défense du kabilisme révolutionnaire.
C’était à d’autres, qui n’avaient pas les
mains liées par l’accord global et inclusif, de le faire.
Nouvelle
situation, nouvelle tactique.
Nouveau Chef, nouvelle méthode.
Mzee
Kabila avait dénoncé en son temps l’Accord de Lusaka parce
qu’il niait l’agression. Cet Accord servait à maintenir
l’agression et l’occupation et à imposer un dialogue entre
le pouvoir nationaliste de Mzee Kabila et ses pires ennemis qui auraient la
majorité au « dialogue ». Mzee combattait à juste
titre cet accord qui a été fait explicitement pour éliminer
le pouvoir nationaliste.
Joseph Kabila a dû accepter cet accord dans des circonstances toutes
nouvelles. Il n’avait ni le prestige, ni la maîtrise de la scène
politique qu’avait son père et le rapport de forces avait radicalement
changé.
Le
dirigeant historique Laurent Désiré Kabila assassiné,
Joseph Kabila devait reculer, pour pouvoir revenir à la charge par
d’autres moyens. Joseph Kabila était obligé de changer
la tactique dans la lutte contre l’agression et contre les collaborateurs
de l'ennemi.
Joseph Kabila décida de placer le combat principalement sur le terrain
politique, tout en préparant des contre-offensives militaires quand
la situation l’exigerait.
Joseph Kabila changeait aussi de tactique en prêchant l’unité
de toutes les forces congolaises qui refusaient l’agression et l’occupation
rwandaises et ougandaise…. En effet, dans les groupes rebelles, le mécontentement
de la domination rwandaise et ougandaise et l’opposition aux massacres
des populations congolaise, s’amplifiaient.
Après plus de trois années d’agression, d’occupations,
de massacres, après trois millions de morts, même les puissances
occidentales, qui avaient donné leur fiat à l’agression,
voulaient que cela cesse.
Joseph Kabila a compris tous ces changements objectifs et il a adopté
une nouvelle tactique.
Le 26 janvier 2001, Joseph Kabila disait au peuple congolais : « Ensemble,
sans exclusion, nous devons nous armer de courage, …pour affronter les
défis de l'heure : l'instauration de la paix et la consolidation de
la communion nationale, face à une Nation déchirée par
une guerre d'agression inacceptable. Ce défi repose essentiellement
sur le retrait immédiat et sans conditions des Etats agresseurs, en
l'occurrence, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda.
Nous allons … examiner les voies et moyens pour relancer l'Accord de
Lusaka afin qu'il puisse ramener la paix dans la région des Grands
Lacs, … tout en préservant l'indépendance, la souveraineté,
l'intégrité territoriale et l'unité du pays. »
L’agression-rébellion n’avait pratiquement aucune base dans les territoires sous pouvoir nationaliste et elle était haïe dans les territoires occupés. Les contradictions entre les puissances occupantes et leurs « rebelles » se multipliaient. C’était de la bonne guerre de la part de Joseph Kabila de promettre une libéralisation politique tous azimuts : elle devait nécessairement accentuer les oppositions entre les Congolais engagés dans la « rébellion » et leurs commanditaires rwandais et ougandais.
Joseph
Kabila disait ceci dans sa première grande adresse au peuple : «
En deuxième lieu, il y a le défi de la normalisation de la vie
démocratique telle que le Président de la République,
Mzee Laurent-Désiré Kabila, l'avait lui-même proposée.
Il s'agit de renforcer l'Etat de droit, de consolider la démocratie
et la bonne gouvernance, de garantir les droits de l'homme et la justice.
C'est de cette façon qu'on pourra mieux préparer les échéances
futures, notamment l'organisation des élections libres et transparentes
sur toute l'étendue de la République Démocratique du
Congo.
Il y a aussi le défi de la reconstruction nationale sur tous les plans,
car il convient de poursuivre le programme et les efforts engagés par
le Gouvernement de Salut Public, sous la haute direction de Mzee Laurent-Désiré
Kabila, depuis la libération du 17 mai 1997, mais, hélas, freinés
par la guerre d'agression.
Cette guerre a accru la misère de notre peuple. En ce début
du 21ème siècle, il s'agit de reconstruire un pays plus beau
qu'avant comme l'affirme notre hymne national. Et pour cela nous avons besoin
de toutes les énergies et de tous les bras.
Dans l'esprit et l'orientation du Président de la République,
Mzee Laurent-Désiré Kabila, je prends l'engagement de poursuivre
l’ouverture afin que tous les acteurs politiques exercent leurs droits
dans le respect des lois et règlements.
Les problèmes politiques d'importance majeure devront trouver leur
solution dans le cadre du Dialogue intercongolais.»

Fidèle
au panafricanisme de Mzee Kabila, Joseph Kabila déclara :
« Concernant le continent africain, je voudrais lancer un appel pathétique
pour une plus grande solidarité. En effet, l'Afrique se meurt. J'exhorte
donc les peuples frères d'Afrique à redynamiser l'Organisation
de l'Unité Africaine dans l'esprit des pères fondateurs. Comme
l'exprimait Mzee Laurent-Désiré Kabila, un grand panafricaniste,
il faut renouer avec la flamme rédemptrice de N'krumah et de Lumumba.
La République Démocratique du Congo étant physiquement
au centre géostratégique de l'Afrique, elle entend jouer un
rôle de première importance dans le renouveau de l'Organisation
panafricaine. »
Notons aussi que le 16 janvier 2001, le Président Joseph Kabila félicita
l'Assemblée Constituante et Législative-Parlement de Transition
pour avoir élevé le Président Laurent-Désiré
Kabila au rang de Héros National. Il salua aussi « les Comités
du Pouvoir Populaire et les Forces d'Autodéfense Populaire pour leur
contribution remarquable au maintien de l'ordre en cette période difficile.
Soutien décidé aux compatriotes qui subissent l’occupation rwandaises
Dès
son premier discours, Joseph Kabila a mis un accent particulier sur le soutien
à apporter à ses compatriotes qui subissaient la terreur des
armées d’occupation et de leurs milices.
Le Président dit : « Aux frères et sœurs vivant dans
les territoires sous occupation, je salue votre sens élevé de
sacrifice ainsi que votre attachement pour la Patrie. Je vous exprime notre
solidarité dans la lutte que vous menez, dans des conditions difficiles
pour la libération du pays. Mes efforts militaires, politiques et diplomatiques
seront orientés vers votre libération totale de l'occupation
des forces d'agression. En ce moment où j'accède aux hautes
charges de la République, je lance un appel solennel et pathétique
à la jeunesse congolaise afin qu'elle se joigne à moi dans la
défense des intérêts vitaux de la Nation et pour assumer
notre destin ».
Puis il énonça cette thèse fondamentale : « Une
fois la paix retrouvée et l'intégrité territoriale restaurée,
mon action consistera à préparer des élections libres
et transparentes, pour amener le peuple à se choisir lui-même,
un chef qui présidera aux destinées de ce pays.
Le
Président Joseph Kabila a conclu son discours historique du 16 janvier
2001 en ces termes.
« Notre pays traverse l'une des plus douloureuses crises de son histoire.
Mais je crois que tous ensemble nous la surmonterons, car nos ennemis n'ont
pas réussi à briser l'essentiel : notre courage, l'amour que
nous vouons à notre Patrie, à l'Unité de ce grand Congo
que Lumumba conduisit à l'indépendance et pour lequel le Président
de la République, Mzee Laurent-Désiré Kabila, lutta jusqu'à
sa mort tragique.
Les hommes peuvent disparaître, mais cette flamme-là, nous allons
tous ensemble la transmettre à nos enfants. »
Son premier discours nous a révélé un Joseph Kabila nationaliste et mzee-kabiliste, un homme flexible aussi, capable de poursuivre l’idéal de son père dans une situation toute nouvelle et par d’autres tactiques.
5. Joseph Kabila, l’artisan de l’inclusivité et de la transition non conflictuelle (*)
Fidèle
à son discours du 26 janvier 2001, Joseph Kabila convoque en août
2001 les négociations politiques inter-congolaises. Les travaux préparatoires
ont lieu à Gaborone, capitale de Botswana. On s’attendait à
ce que les politiciens qui ne juraient que sur les négociations, applaudissent
à cette décision de Joseph K abila. Mais non ! L’opposition
le qualifie de « dictateur » et demande son départ !
Cette opposition a une curieuse façon de comprendre son propre principe
"d’égalité de toutes les parties au Dialogue".
Pour cette opposition, il n’y a plus ni chef de l’Etat ni gouvernement.
Tout le monde devait être sur le même pied d’égalité.
Et pourtant, l’opposition voulait la disqualification de la partie gouvernementale
! Tout cela en dépit du discours fort qui affirmait que « l’exclusion
ne paie pas »… Sauf s’il s’agit d’exclure les
nationalistes et les révolutionnaires…
Joseph Kabila défenseur de la souveraineté nationale
A
Gaborone, Joseph Kabila était la cible des opposants qui ne voulaient
pas de sa présence dans la capitale botswanaise. L’opposition
congolaise voulait qu’à la cérémonie d’ouverture,
à laquelle assistaient sept chefs d’Etat africains, Joseph Kabila,
le plus concerné, ne prenait pas part. Ils étaient catégoriques
: pas d’hymne national congolais et pas de drapeau congolais. On ne
sait pas ce que les opposants congolais avaient contre les signes de la souveraineté
de leur pays… C’est la preuve que dans la tête de beaucoup
d’entre eux, le Congo comme Etat souverain, n’existait plus.
Pour sauver les négociations, Joseph Kabila était prêt
à reprendre son avion pour Kinshasa. Ce sont ses collègues chefs
de l’Etat africains invités à cette cérémonie,
qui ont exigé qu’il soit là.
Joseph Kabila a donc été obligé à ré-affirmer
d’abord l’existence du Congo et sa souveraineté, avant
de rechercher sa réunification et sa pacification.
Les travaux de Gaborone ont abouti à la signature d’un pacte
républicain, en plus d’un programme de négociations politiques
inter-congolaises qui devaient avoir lieu au siège de l’Union
Africaine à Addis-Abeba le 15 octobre 2001. Dans le pacte républicain,
les politiciens, ceux qui étaient dans la rébellion comme ceux
de l’exil, mettaient l’accent sur la récupération
de leurs biens… Les opposants avaient bouffé sous Mobutu et étaient
déterminés à continuer à bouffer…
Joseph Kabila défenseur de l’inclusivité
Le
15 octobre 2001, le facilitateur Masire convoque les travaux du dialogue inter-congolais
à Gaborone. Sur les 330 délégués que les travaux
préparatoires ont prévus, seuls 60, c’est-à-dire,
ceux qui ont participé aux travaux de Gaborone, sont à Addis-Abeba.
Le facilitateur ne peut pas en amener davantage faute des moyens… Et
ses fonds disponibles permettent seulement de couvrir 5 jours de délibérations…
Les politiciens congolais ne veulent pas rater cette occasion. Les 60 mandataires
de Gaborone décident de se substituer aux mandants et de prendre les
décisions capitales en cinq jours.
Il fallait pour ce faire, ignorer les décisions de Gaborone.
En trois jours, ils veulent prendre les décisions et se partager le
pouvoir.
Quelles négociations pouvait-on faire en 72 heures pour une problématique
aussi complexe de celui du Congo occupé et divisé ? En réalité,
ce qui intéressait les politiciens néocoloniaux, c’était
un accord rapide de partage du pouvoir.
Pour forcer la main de Joseph Kabila, ils le rassurent qu’il pourra
garder son poste de Président…
Mais Joseph Kabila tient à l’inclusivité et veut la présence
des 330 délégués convenus. Il donne l’ordre aux
délégués qu’il a envoyé, de quitter Addis-Abeba…
Alors les politiciens se rendent à l’évidence, non sans
maudire...
On peut conclure que si Joseph Kabila n’avait pas tenu bon, le dialogue
inter-congolais de Sun City – Pretoria n’aurait pas eu lieu.
A Sun City, Joseph se bat toujours pour l’inclusivité
Les
négociations inter-congolaises sont transférées à
Sun City en République sud-africaine. Elles devraient avoir lieu le
25 février 2002. Mais l’opposition conteste maintenant une liste
de 20 membres, essentiellement de l’opposition politique, affirmant
qu’ils n’ont pas le certificat d’opposants. La délégation
gouvernementale estimait qu’il y avait de la place pour tous les Congolais
présents à Sun City.
Finalement, Tshisekedi et Nzuzi wa Mbombo font rayer de la liste Frédéric
Kibasa Maliba de l’Udps et Félix Vunduawe du Mpr.
Puis les opposants reviennent sur leur thèse il n’y a plus de
président ni de gouvernement en RDC. A Johannesburg, Tshisekedi se
précipite pour annoncer sa candidature à la Présidence
de la République avant que les travaux aient commencé. Et il
est soutenu par les mouvements rebelles !
Joseph Kabila pour un Président et un Premier ministre.
On
perd tellement de temps que le gouvernement sud-africain, après la
prolongation d’une semaine, ne peut pas aller au-delà. Pour ne
pas terminer les travaux sur un fiasco, entre Congolais, on signe un accord
cadre qui préconise un poste de Président de la République
et d’un Premier ministre. La fameuse formule 1+1 Kabila et Bemba.
Ce schéma est repoussé par le Rcd, l’Udps et le Palu,
mais est signé par la quasi-totalité des associations de la
Société civile. JP Bemba est désigné Premier ministre,
Ruberwa président du parlement...
La commission constitutionnelle réunie ensuite à Matadi et qui
devait concrétiser l’accord en le coulant sous forme de loi fondamentale,
piétine. Le MLC et la composante « gouvernement » n’arrivent
pas à un accord. Les travaux de Matadi se terminent sur un échec.
Et l’accord cadre est abandonné.
Les délégués congolais rentrent à Pretoria.
Pour compenser les faiblesses notoires du facilitateur Masire, ce dernier
est doublé d’un modérateur : l’ancien Premier ministre
sénégalais Moustapha Niasse.
Les travaux de Pretoria aboutissent le 17 décembre 2002 à un
accord dit global et inclusif qui est, en réalité, un accord
de partage du pouvoir. Il préconise un président de la République
et quatre vice-présidents. C’est la fameuse formule 1 + 4 dont
l’UDPS affirme haut et fort que c’est sa victoire…
Mais ce même parti criera en juin 2004 dans les rues de Kinshasa : «
1 + 4 = 0 »…
Joseph Kabila a même accepté d’être réduit à un chef de composante…
L’accord
global et inclusif saucissonne le pouvoir. Chaque composante gère un
certain nombre de ministères, soit huit portefeuilles par composante
et quatre par entité. C’est le chef de composante qui nomme et
révoque « ses » ministres et vice-ministres.
Dans un gouvernement de 60 membres, le chef de l’Etat n’est directement
responsable que de huit ministres et quatre vice-ministres. Inacceptable ?
Cette expérience unique au monde est voulue par les politiciens pour
élargir leurs revenus légaux et illégaux.
Le Président Joseph Kabila a accepté cette aberration comme
prix à payer pour qu’il y ait la paix et la réunification
du territoire national.
Ainsi, le garant de la nation ne peut pas faire partir un ministre qui a commis
une faute grave. Il faut s’en remettre à son chef de composante
qui peut accepter ou refuser son départ.
Même quand le chef de composante ou de l’entité n’a
aucune fonction publique, il nomme les ministres dans le gouvernement d’un
pays ! C’est le cas pour Roger Lumbala de l’entité Rcd/N.
Ce monsieur est parti du gouvernement pour mal gouvernance, mais comme chef
de l’entité, il pouvait désigner lui-même son remplaçant…
Il n’a pas cherché loin : ce monsieur a nommé sa propre
femme… Le portefeuille ministériel est resté en famille.
Le même accord inclusif confie au parlement la mission de contrôler
l’action du gouvernement… mais ce parlement n’a pas le droit
de sanctionner le gouvernement par une motion de méfiance. Si on dit
que cet accord favorisait l’impunité, on n’exagère
pas.
Joseph Kabila tient mordicus aux élections
Joseph
Kabila a reçu du dialogue inter-congolais la mission de réunifier
et de pacifier le pays, de réconcilier les Congolais et de les amener
aux élections.
En juillet 2006, le pays est réunifié et pacifié pour
l’essentiel. Aux différents groupes armés, succède
une armée nationale et intégrée. Il ne reste plus qu’à
aller aux élections pour qu’enfin le peuple congolais récupère
son pouvoir de désigner des dirigeants.
Mais ce chemin des élections est parsemé d’embûches.
Les politiciens habitués à se partager le pouvoir au cours des
combines politiciennes, ne sont pas prêts à se soumettre au verdict
du peuple. Il a fallu la détermination de Joseph Kabila pour que les
opérations d’enrôlement et le référendum
constitutionnel aient lieu.
Après le 30 juin 2006, Joseph Kabila a dû rejeter toute idée
de « négociations » qui auraient pour unique objectif de
faire traîner à l’infini les luttes pour les postes et
de repousser de plus en plus loin les élections.
Tout le monde se rappelle les politiciens qui ont fait durer la transition
mobutiste de 1990 à 1997, …pour ne jamais avoir des élections
démocratiques.
En conséquence, Laurent Kabila a dû prendre les armes et chasser
le dictateur, pour décider que des élections libres et démocratiques
auront lieu en 1999.
Les forces étrangères et les politiciens néocoloniaux
savaient que Mzee Kabila allait effectivement organiser les élections
dans ce délai… et qu’il allait les gagner haut la main.
Alors le Rwanda de Kagame et l’Ouganda de Museveni ont été
engagés pour chasser Mzee Kabila du pouvoir et rétablir un gouvernement
de politiciens du temps de Mobutu…
Mais ils ont connu l’échec.
Le gouvernement nationaliste a tenu.
D’abord sous Mzee Kabila, ensuit sous Joseph Kabila…
6. Le tournant décisif de la guerre.
La résistance militaire et populaire à l’occupation de Bukavu en février - juin 2004
Début
février 2004, une cache d'armes contenant 65 caisses de munitions a
été découverte à Bukavu dans une maison du gouverneur
Xavier Chiribanya. Samedi 21 février les hommes du général
Nabyolwa découvrent aussi des caches d'armes chez le major Kassongo
et chez le colonel John Bahati. Kassongo est transféré pour
enquête à Kinshasa.
Peu avant minuit, le 23 février, Mutebutsi mène une opération
pour arrêter son supérieur, le général Nabyolwa.
Le 3 mars, Kassongo, est entendu par la mission de l’Etat-major général
qui conclut qu'il y a eu acte délibéré de mutinerie.
Les événements de février à Bukavu prouvent que
le RCD se comporte comme s'il possédait toujours "son propre armée"
qui n'est pas subordonné à la hiérarchie militaire nationale.
Le RCD est toujours dans la logique de l'agression-rébellion. Le RCD
sait que lorsqu’il n'aura plus la main sur "son" armée,
Kagame ne pourra plus envoyer son armée au Kivu en la faisant passer
pour des troupes du RCD… Le RCD continue donc de rouler pour le Rwanda…
Le RCD fait une déclaration qui annonce une Troisième guerre.
Elle
s'appelle officiellement "Déclaration politique du RCD et alliés
du 24 février 2004".
Elle dit entre autres : «Le comportement du Chef de l’Etat Joseph
Kabila frise le terrorisme d’Etat digne d’un Etat-voyou ou d'une
dictature noire et sanguinaire."
Ce langage exprime une hostilité farouche à l’égard
du Président Joseph Kabila.
"Le nouveau scandale signé Président Joseph Kabila n’est
pas de nature à conduire la transition vers les élections générales
dans la sérénité et la non- conflictualité exigées."
Ceci montre clairement la volonté du RCD de tout faire pour empêcher
que le Congo puisse tenir les élections à la date prévue.
Autre "scandale" retenu contre Joseph Kabila : "le refus de
nommer les officiers régulièrement désignés par
une composante, en l’occurrence le RCD". Et de citer les généraux
Bora et Nkunda et le colonel Mirindi. Or, Bora et Mirindi ont été
condamnés à mort pour l'assassinat de Mzee Kabila et Nkunda
aura tôt ou tard à répondre devant la justice des crimes
commis contre la population nationaliste de Kisangani.
Dans
un langage qui rappelle les plus violentes tirades du RCD et MLC contre Mzee
Laurent Désiré Kabila, la Déclaration dit : "Le
Général Major Joseph Kabila se croit tout permis. Ce qui lui
reste, c’est son intronisation comme Empereur de la République
Démocratique du Congo. Le RCD et alliés ne peuvent en aucun
cas cautionner le retour à la dictature."
Malgré toutes les concessions souvent humiliantes que Joseph Kabila
a fait, il reste, aux yeux des agents de Kagame, un dictateur détesté…
"Si les revendications du RCD et alliés ne sont pas prises en
compte, ils se réserveront le droit d’utiliser tous les moyens
à leur disposition pour … mettre fin à la dictature naissante."
Kagame et le RCD préparent donc à nouveau la lutte armée
pour renverser Joseph Kabila ! C'est une évidence : "utiliser
tous les moyens pour mettre fin à la dictature naissante de Joseph
Kabila", c’est le même langage qu’au moment de l’agression
du 2 août 1998. La Déclaration du RCD du 24 février 2004
est une Déclaration pour une troisième guerre…
Seulement, Kagame et le RCD n’ont pas saisi le changement des rapports
de force intervenu suite à la nouvelle politique de Joseph Kabila !
Le "Mémo" des séparatistes rwandophones du Kivu
Au
moment où Ruberwa et le RCD pose leur ultimatum à Joseph Kabila,
les séparatistes rwandophones avancent leurs revendications.
La première: "Le Président doit faire fonctionner l’espace
présidentiel sur base de prises de décisions consensuelles entre
les composantes du Dialogue inter-congolais. Selon la Constitution, les cinq
institutions de la République sont : le Président, le gouvernement,
l'assemblée national, le sénat, les cours et tribunaux. (Article
63). La Présidence, qui regroupe le Président et les quatre
vice-présidents, est simplement un organe de "concertation".
(Article 82) Seul le Président "est le garant de l'indépendance,
de l'intégrité du territoire national et de la souveraineté
nationale". (Article 68). Le "Mémo" des séparatistes
prône une sorte de coup d'état qui enlèvera au Président
Kabila ses prérogatives constitutionnelles. Les forces rwandaises et
pro-rwandaises veulent paralyser le Président pour avoir les mains
libres au Kivu.
Deuxième revendication : "Une forte décentralisation territoriale, prélude au processus fédéraliste". Il faut «la répartition des ressources et des compétences entre le Gouvernement et les Entités Décentralisées». Le RCD veut une décentralisation et une fédéralisation qui crée les conditions optimales pour faire avancer la cause du séparatisme ou du contrôle effectif du Rwanda sur le Kivu.
Le 11 août 2003, à Bruxelles, Manasse Müller Ruhimbika, Tutsi congolais et patriote bien connu, déclare ceci : "Kagame a ses hommes à la tête du Congo, et en même temps il garde son potentiel militaire intact au Congo. Ses militaires restent à l'œuvre à l'Est de notre pays. Alors, la question se pose : le RCD mouvement politique, peut-il réellement gérer sa "milice" pour qu'elle intègre l'armée nationale ? Ces militaires doivent quitter l'état de milice, pour être gérés par la Nation. Rappelons que près de 40 % des officiers du RCD sont à la fois des militaires de l'ANC (RCD) et des militaires officiellement reconnus de l'Armée Patriotique Rwandaise. Je pense que le RCD va mettre sur la table autant que possible de questions qui ne peuvent trouver de réponse. Ils feront cela pour empêcher que nous ayons une Transition normale. Ainsi, ils vont faire barrage à la reconstruction, ils vont empêcher le démarrage. Ils espèrent que, finalement, les Congolais vont se résigner, ils ne vont plus rien attendre de ce gouvernement. Ceci peut créer une situation propice à l'implosion du Congo."
Joseph Kabila : « La population de l’Est a l’endurance digne de la Résistance. »
Le
3 mars, lors d’une interview accordée à Radio Okapi, le
Président Joseph Kabila a tiré les conclusions de la crise grave
provoqué par les agissements du RCD et alliés en liaison directe
avec Kagame. “Je sais que la population est inquiète. Je dis
que la même population qui a pu résister à l’occupation,
peut encore résister et surtout qu’elle ne doit pas baisser les
bras face aux Rwandais. Elle doit avoir de l’endurance digne de la résistance.
… Je peux dire que lorsque les troupes rwandaises étaient présentes,
la résistance était telle qu’elles ont quitté notre
territoire. Et si les troupes rwandaises sont là, la résistance
devra les faire partir comme il y a quelque temps. …La population doit
aussi savoir que la paix commence à venir et tout est fait pour que
la paix revienne. Des mesures seront prises pour empêcher qu’un
aventurier puisse se réveiller un matin et poser des actes contraires
à la discipline militaire. La population doit se sentir sécurisée
et nous sommes là pour elle. … La sécurité est
sans nul doute la tâche du gouvernement, mais la population doit aussi
collaborer. … Nous allons commencer le travail de la réunification
de l’armée et nous allons désarmer tous ces jeunes gens
qui circulent partout avec des armes pendant qu’ils sont censés
ne pas en détenir. Après la démobilisation, j’ai
l’espoir que la sécurité reviendra graduellement. La population
doit être vigilante.”
Joseph Kabila continue l’œuvre de son père : résister,
résister, jusqu’à ce que les agresseurs quittent le Congo.
Joseph Kabila : « Nous ramènerons la guerre d'où elle est venue : au Rwanda ! »
Le 3 juin 2004, au plus fort de la nouvelle occupation au Kivu, Joseph Kabila dit au journal Le Monde : “L'histoire se répète. Une fois de plus, les troupes rwandaises ont traversé la frontière. Elles contrôlent déjà Bukavu. La tension est palpable dans les autres villes de l'Est. Une nouvelle guerre nous est imposée. Par cette invasion, le Rwanda montre clairement qu'il ne veut pas la paix, ni au Congo, ni dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement de transition va prendre ses responsabilités. Il est vrai que le pays est à genoux et que la population vit dans la misère. Mais nous n'avons pas d'autre choix que de défendre le territoire national et l'indépendance de notre pays. J'ai lancé la procédure pour proclamer l'état d'urgence. Le gouvernement a d'ores et déjà décidé la mobilisation générale pour défendre la patrie. Ce pays regorge de ressources et la mobilisation des Congolais est totale. La capacité militaire se construit avec le temps, mais, même si la guerre est longue, nous finirons par la ramener d'où elle est venue, à savoir au Rwanda ! Pour cela, nous devons nous organiser. Les guerres successives qui ont ravagé la RDC nous enseignent que nous devons d'abord compter sur nous-mêmes. Je suis déçu de l'inaction et du manque de solidarité de la communauté internationale et des Nations unies. Malgré son armement et son mandat, la mission de l'ONU n'a pas empêché la chute de Bukavu. Plus de 3 millions de Congolais sont morts du fait des guerres qui nous ont été imposées. Il faut que cela cesse ! Le gouvernement a adopté une position commune et l'ancien mouvement rebelle RCD était représenté à ce conseil extraordinaire. Il faut que les Congolais réagissent ensemble. Il y a 300 ethnies chez nous. La communauté banyamulenge n'est pas menacée et elle ne le sera jamais. Elle compte parmi les 300 ethnies qui fondent la nation congolaise. J'ai pour mission de protéger ces 300 ethnies, les 60 millions de Congolais. Ils sont unis et, avec leur concours, je mènerai cette mission à bien.”
La mobilisation générale pour défendre la Patrie : c’est l’appel de Mzee en août 1998. « Même si la guerre est longue, nous finirons par la ramener d'où elle est venue, à savoir au Rwanda ! » C’est ce que Mzee promettait…
Les événements de février-juin 2004 à Bukavu ont constitué le tournant dans l’histoire de la guerre d’agression. En effet, elles ont fait comprendre à tous les Congolais, de l’Ouest à l’Est, que le RCD-Goma représentait les visées expansionnistes de Kagame sur le Congo. Dans la période qui suivra, le RCD connaîtra de multiples scissions, et même ceux qui sont restés, prendront les uns après les autres, leur distance du Rwanda kagamiste…
La
solidarité agissante des Congolais avec leurs frères et sœurs
sous occupation, s’est manifestée comme jamais auparavant. Le
2 juin 2004, il y a eu des foules immenses dans les rues de Kinshasa. Les
estimations variaient de 500.000 à 1.000.000 personnes. La colère
populaire a éclaté spontanément devant cette nouvelle
humiliation infligée par Kagame. Cela a été vraiment
une journée historique. Les manifestants s’en prenaient surtout
à la Monuc et exigeaient la démission de Swing. Ils disaient
qu'il collabore avec Kagame et qu'il est responsable pour l’occupation
de Bukavu. La Monuc a tiré sur les manifestants à Kinshasa.
On a parlé de sept morts.
Des manifestations semblables ont eu lieu à Kisangani, et d’autres
villes.
Le
droit international étant du côté congolais, Joseph Kabila
a fait pression sur la Monuc et sur Swing pour qu’ils changent leur
position intenable, pour qu’ils reconnaissent que le Congo doit recouvrir
sa pleine souveraineté et indépendance.
Et la « communauté internationale » est arrivée
à la conclusion que le Congo n’acceptera jamais la domination
du Rwanda kagamiste. Swing et la Monuc ont été obligés
à s’engager pour la défense de l’indépendance
et de la souveraineté de la R.D.C. et à dénoncer la présence
de l’armée rwandaise, quel que soit le prétexte utilisé.
Les Etats-Unis et la France ont ordonné à Kagame de cesser ses
aventures en RDC…
Des jusqu’à-boutistes comme Kunda se sont encore lancés
dans des aventures, mais ils n’avaient plus d’avenir. Bientôt
ils se trouveront devant le tribunal…
La crise de Bukavu a eu des répercussions profondes à long terme.
Cela a été un tournant : Swing et la Monuc ont été
obligés à s’engager désormais pour la défense
de l’indépendance et de la souveraineté de la R.D.C. et
ils dénonceront la présence de l’armée rwandaise,
quel que soit le prétexte utilisé par Kagame.
7. La crise de Kanyabanonga et l’échec total de l’occupation génocidaire rwandaise au Congo
Kanyabayongo,
une cité de 30.000 habitants, est situé sur l’axe stratégique
Butembo-Goma, dans la province du Nord-Kivu, province convoitée par
l’expansionniste Kagame. C’est sans doute la région qui
a le plus souffert de l’agression et de l’occupation rwandaise.
La crise de Kanyabayonga en août – décembre 2004 a marqué
l’échec total de la stratégie de Kagame et du RCD. C’est
le dernier grand tournant de la guerre d’agression, commencée
six années auparavant, le 2 août 1998.
L’agression et les tueries de fin 2004 à Kanyabayonga ont poussé
la fameuse « communauté internationale » à décider
que l’aventure sanglante de Kagame au Congo a trop durée.
Cette même « communauté internationale » avait encouragé
et soutenu en 1998 les agresseurs rwandais et ougandais. Mais ces derniers
ont commis trop de dégâts irréparables. Washington aussi
bien que Paris ont pris leur distance par rapport à une entreprise
désormais condamnée irrémédiablement à
l’échec…
2002 : Le RCD éclate. C’est le début de la fin…
En
fait, la crise finale de la « rébellion » avait commencé
en 2002 avec l’éclatement du RCD, le mouvement « rebelle
» le plus fort, inféodé au Rwanda.
En avril 2003, le RCD-Goma a lancé une offensive militaire contre ses
anciens cadres et militants maintenant regroupés dans le RCD-Kisangani/M.L.
Puis des négociations ont conduit à un « Accord de Bujumbura
» qui attribuait Kanyabayonga au RCD-K/ML… Mais le RCD-Goma et
les milices de Serufuli ont gardé le contrôle militaire de la
cité. Et les assassinats, pillages et viols massif de la part du RCD-Goma
ont continué…
A Kibirizi, les militaires du RCD-Goma sont venus la nuit brûler les
maisons et beaucoup d’habitants ont péri dans les flammes…
Le 28 août 2004, les autorités de Beni et Lubero ont à leur tour rompu avec les autorités du RCD-Goma. C’était une réaction à la déclaration de Ruberwa demandant l’arrêt du processus de Transition…
A
Butembo, le major Akulema avait réussi à faire régner
la sécurité dans la ville. Akulema a été suspendu
par la direction du RCD. La population a exigé sa réhabilitation…
En octobre 2004, le président de la Société civile du
Nord-Kivu, Jason Luneno Maene déclare : «Chaque soir il y a crépitement
des armes et des assassinats chaque nuit dans la ville de Goma. » «
Nous estimons que le gouvernement doit prendre ses responsabilités
pour permettre à la population de sentir que la ville de Goma et le
Nord-Kivu font partie intégrante de la RDC. »
Le 11 octobre un certain Funzi Eba fait sur Raga FM des déclarations
incendiaires contre le commandant de la région militaire Obedi Rwibasira.
Funzi Eba venait de renter du Rwanda où il a suivi une formation idéologique…
Le
10 et 11 octobre 2004 des centaines d’élèves descendent
dans les rues de Kanyabalonga pour protester contre le nouveau cycle de crimes
contre la population civile, commis par l’armée du RCD et la
« Local Defense » de Serufuli. Un tiers de la population de Kanyabayonga
se joint aux jeunes.
La manifestation est farouchement réprimée, des dizaines de
jeunes sont arrêtés et torturés, des viols collectifs
de 150 femmes sont commis par les milices pro-Kagame.
Les jeunes étaient accusés de sympathie pour le RCD-Mouvement
de Libération, rival du RCD-Rwanda. Kanyabayongo se situait dans la
zone contrôlée par les « rebelles » du RCD /Mouvement
de Libération…
Le
30 octobre 2003, le chef de la Monuc lui-même, William Swing, facilite
une réunion entre Serufuli du RCD-Goma et Eric Paluku pour le RCD-ML.
Au même moment, l’agence MISNA et la BBC affirment que des militaires
rwandais ont passé la frontière et que 4.000 soldats infiltrés
se trouvent dans la plaine de la Rutshuru.
Même Ruberwa se sent obligé de déclarer : « Si les
troupes rwandaises sont entrées au Congo, je me dois de le condamner.
Sans le consentement des autorités congolaises, (!) il n’est
pas acceptable que des troupes rwandaises pénètres au Congo.
»
Quant
à Kagame, il relance son éternel prétexte pour agresser
le Congo : « A chaque fois que les Nations Unis échouent à
désarmer les Interahamwe, nous le faisons nous-mêmes. »
Mais qui ignore que l’armée de Kagame a été le
maître absolu du Kivu d’août 1998 à 2003 et qu’elle
n’a pas pu éliminer les Interahamwe !
Le ministre de la Coopération et ancien chef « rebelle »
Mbusa Nyamwisi déclare : « Les Rwandais sont entrés. Ils
n’ont pas franchi la frontière à travers les routes principales,
mais ils sont partout. Les Rwandais brûlent des villages avec une sévérité
jamais vue. »
De nombreuses sources indiquent que des milliers de soldats rwandais sont
présents à Rutshuru, Walikale et Masisi. Ils opèrent
en alliance avec les ex-éléments du RCD-Goma et les «
dissidents » de Laurent Nkunda.
L’armée nationale récupère le Nord Kivu, longtemps occupé par Kagame
Le
29 novembre 2004, Joseph Kabila affirme que l’armée nationale,
chassée depuis août 1998 de la région, y reviendra. Il
annonce aux ambassadeurs des pays permanents du Conseil de Sécurité
: « Les troupes gouvernementales seront bientôt déployées
dans le Nord-Kivu. » Le Nord Kivu était la principale base pour
les provocations et les aventures militaires de Kagame au Congo.
Même Londres, l’allié traditionnel du RCD et de Kagame,
déclare : « Nous sommes très occupés par les informations
selon lesquelles le Rwanda envisage une incursion en RDC. Toute incursion
militaire pourrait avoir de sérieuses implications pour toutes les
parties impliquées" .
Le « Comité International pour l’Accompagnement de la Transition
» de Swing, fait une déclaration capitale : il souligne la nécessité
« pour tous de respecter le caractère inviolable de la souveraineté
nationale et l’intégrité territoriale de la RCD ; …
Le CIAT condamne toute action, de l’intérieur ou de l’extérieur,
visant à déstabiliser le processus de la Transition. »
Swing annonce, en fait, que ni les Etats-Unis, ni l’Union Européenne
permettront que la Transition au Congo, piloté avec beaucoup de tact
et d’habilité par le Président Kabila, soit mise en échec
par les forces du mal…
Mamadou
Bah de la MONUC déclare : « Nous avons de plus en plus d’indications
corrobées de la présence de troupes rwandais au Congo. »
M’Hand Djalouzi, responsable des casques bleus de Goma, affirme : «
Ce phénomène d’infiltration prend une toute autre dimension,
l’allure même d’une invasion. »
Entre-temps la barbarie du RCD continue. Le porte-parole de la MONUC à
Goma, Jacqueline Chenard, déclare que des soldats rwandais sont passés
sur l’axe de Rutshuru à Kanyabayonga. Des villages ont été
brûlés aux alentours de Lusamambo. Il y a 5.000 déplacés.
En Ituri, Thomas Lubanga, l’allié de Bemba, reçoit des
armes lourdes et légères de la part de Kigali.
Des fractions du RCD rejoignent le camp de la Patrie,
le front Rwanda-Ouganda éclate.
Depuis
que Ruberwa a suspendu la participation aux institutions de la Transition,
des divergences profondes ont éclaté au sein du RCD. Maître
Mudumbi est suspendu de ses fonctions en qualité de ministre.
Les crimes commis sous l’instigation de Kagame et Ruberwa choquent les
Congolais engagés dans l’aventure criminelle de et son RCD. Le
Potentiel du 7 décembre 2004 écrit : « Des députés
et sénateurs du RCD ont élevé une vive protestation contre
l’attitude du Rwanda. Ils déclarent : ‘Les événements
en cours dans l’Est de notre pays ont un objectif multiple, entre autre
de retarder le processus de Transition.»
Une nouvelle crise est déclenchée au sein du RCD…
Des cadres du RCD participant aux institutions de la Transition, comme le
ministre de la défense, sont engagés dans la guerre contre les
troupes rwandaises et rebelle. Ondekane déclare : « Des unités
des FARDC basées à Beni, Butembo et et Lubero, ont commencé
à se déplacer vers Masisi et Rutshuru où des combats
ont eu lieu ces derniers jours. »
Une fois de plus, il est prouvé que la justesse de la tactique définie
par le Président le 26 janvier 2001, est correcte : il faut le dialogue
et la réconciliation entre Congolais pour mettre fin à l’occupation
et pour instaurer un pouvoir légitime via des élections libres…
Pour
isoler le Rwanda, l’ennemi principal, le Président Joseph Kabila
s’est rapproché de l’Ouganda. Deux ministres, anciens rebelles,
Ondekane de la Défense et Busa Nyamwisi de la Coopération, ont
rencontré des responsables de la sécurité ougandaise
à Kasese.
Puis le journal « East African » rapporte que, le 2 décembre,
le ministre de la Défense ougandais, Amama Mbabazi et le Commandant
de l’armée, Aronda Nyakairima, ont visité Kinshasa. Ils
ont parlé de la sécurité régionale. Le «
Monitor » ougandais écrit que le Rwanda pourrait ne pas apprécier
la possibilité d’une alliance entre le Congo et l’Ouganda…
Lola Kisonga, porte-parole du RCD et ministre du Travail, fait une déclaration le 14 décembre dans laquelle il regrette les affrontements entre des troupes gouvernementales envoyées de Beni sur décision du Conseil Supérieur de la Défense et des forces de la 8e Région militaire stationnées à Kanyabayonga. Lola Kisonga parle d’une « mutinerie » et « condamne l’insubordination par les éléments de la 8e région militaire».
La MONUC dénonce les agressions rwandaises
Une
commission d'enquête de la MONUC envoyée à Walikale a
finalement recueilli des éléments qui confirment l'implication
de troupes rwandaises dans les attaques menées début décembre
contre des villages au nord de Goma. La Commission écrit : " Les
assaillants, décrits comme des Tutsis rwandais, ont mené une
série d'opérations dans les localités d'Ikobo, Nuruti
et Kanyabayonga, détruisant 4 villages et 2 autres partiellement, ils
ont tué 8 civils, enlevé 30 habitants et forcé 5.000
personnes à se déplacer".
La Monuc "a multiplié ses missions de vérification sur
toute l'étendue du Nord Kivu. Ces missions ont confirmé que
les soldats mutins ont bien reçu des armes et des renforts en provenance
de l'extérieur de la RDC".
William Swing, chef de la mission de l’ONU au Congo, dit au Financial
Times : "Il est clair que des armes ont été introduites
dans cette région. Il y a également des preuves que des troupes
étrangères sont entrées au Congo, après que le
Rwanda avait fait ses menaces de renvoyer ses soldats dans le pays."
Mamadou Bah, porte-parole de la Monuc, a ajouté: "Ce n’est
plus un secret : nous parlons du Rwanda”.
Le
Président Joseph Kabila est intervenu fort à propos dans cette
dernière grande crise. Il déclara : « Bénéficiant
de la complicité d'une partie de l'ex-rébellion congolaise,
les troupes rwandaises n'ont jamais définitivement et totalement quitté
le territoire congolais. Leur présence était masquée
par la confusion entretenue délibérément entre les Congolais
dits rwandophones et les Rwandais. Seulement, avec l'extension de l'autorité
de l'Etat sur l'ensemble du territoire, cette présence ne pouvait plus
être dissimulée.
Les Rwandais ont toujours nourri des appétits territoriaux sur la RDC.
Ils ont toujours rêvé d'annexer la province du Kivu. Dans le
contexte actuel, l'agression rwandaise vise d'abord à perturber, jusqu'à
son échec, le processus de transition en RDC. Les Rwandais craignent
les retombées de la réussite de cette transition sur la politique
interne du Rwanda. L'intervention rwandaise en RDC est aussi motivée
par l'exploitation des richesses naturelles de notre pays.
Il appartient donc à la communauté internationale prendre ses
responsabilités et au peuple congolais s’assumer en vue de faire
respecter sa souveraineté. »
Parlement Européen : dénonciation catégorique de l’agression rwandaise
Fin
décembre 2004, le Parlement Européen fait une déclaration
capitale, qui revient à un soutien total à la politique suivi
avec constance par Joseph Kabila.
Le Président demandait depuis le 26 janvier 2001 le départ des
troupes d’agression et d’occupation, le dialogue et la réconciliation
entre les Congolais ainsi qu’une transition consensuelle, inclusive
qui doit aboutir à des élections libres et démocratiques…
Voici
des extraits de la Déclaration du Parlement européen:
« Le Parlement européen, …
B. considérant que … les troupes rwandaises sont à nouveau
entrées, pour la troisième fois en dix ans, en République
démocratique du Congo, …
E. considérant que la RDC lutte pour se relever de six ans d'un conflit
dévastateur qui a fait plus de trois millions de morts,
F. considérant que la RDC se trouve dans une phase de transition extrêmement
délicate, avec la tâche difficile de mettre en place des institutions
viables, et soulignant que la coopération de toutes les parties concernées
est indispensable,
G. considérant que la présence de forces armées rwandaises
issues du pouvoir déchu en 1994, sert de prétexte depuis dix
ans à la présence en RDC des troupes de l'actuel pouvoir rwandais,
1. condamne l'action militaire unilatérale du Rwanda et demande le
retrait immédiat et inconditionnel de ses troupes du territoire congolais;
…
3. demande au gouvernement du Rwanda de respecter l'intégrité
territoriale de la RDC;…
13. demande au Conseil de sécurité des Nations Unies d'infliger
des sanctions à l'encontre des personnes dont la participation au pillage
des richesses aurait été avérée, ainsi que de
toute personne remettant en cause par son action le processus de paix; …
14. demande le respect du calendrier électoral afin que les Congolais
puissent choisir librement et démocratiquement leurs dirigeants; »
…
Ainsi, même les puissances européennes qui ont soutenu l’agression rwando-ougandaise du 2 août 1998 pour éliminer Mzee Kabila, ont finalement dû reconnaître la réalité de l’agression-occupation du Congo.
Dans
la Déclaration du Parlement européen, tout l’essentiel
est dit.
L’agression et l’occupation du Congo par les troupes kagamistes,
est dénoncée sans nuance.
Le prétexte de « la présence de Interahamwe au Congo »
est rejetée.
Kagame est sommé de respecter l'intégrité territoriale
du Congo.
Le génocide congolais est reconnu.
Les Rwandais et Ougandais qui ont pillé au Congo, seront punis.
Personne ne pourra remettre en cause le processus de paix.
Les élections doivent avoir lieu selon le calendrier fixé de
façon concertée par la RDC et la Communauté internationale.
La
conclusion est claire : Joseph Kabila est en train de réaliser tous
les objectifs qu’il s’est fixés dans son discours d’investiture,
le 26 janvier 2001.
Joseph Kabila, candidat aux élections présidentielles, est le
seul à avoir fait ses preuves dans la lutte pour l’indépendance
du Congo, et dans la lutte pour la paix et de la réconciliation nationale.
Quel
bilan Bemba peut-il lui opposer ?
Lors de la guerre d'agression, Bemba est devenu un agent de l'armée
ougandaise dans le but de mettre les mains sur les richesses immenses de la
Province orientale et particulièrement de l’Ituri.
L’Ouganda a livré trois guerres dans la ville de Kisangani contre
ses rivaux rwandais. Des parties entières de la ville ont été
détruite !
Depuis lors, l’Ouganda a été formellement et définitivement
condamné par le Tribunal International. Kampala devra payer entre 6
et 10 milliards de dollars pour tous les dommages causés au Congo !
Mais Bemba a osé déclarer le 2 mai 2001: "Je félicite
les Ougandais pour avoir sacrifié leurs vies, leur matériel,
pour entraîner mon peuple. Les Congolais sont fiers des Ougandais".
Les
services des Nations Unies ont de volumineux dossiers en charge de Bemba.
Le 16 janvier 2003, différentes agences ont repris cette information
capitale provenant des Nations Unis. "Un rapport de la MONUC a mis en
lumière d'horribles crimes - cannibalisme, exécutions sommaires,
viols et pillages systématiques - commis en Ituri à partir d'octobre
2002 par les troupes du MLC de Jean-Pierre Bemba, soutenues par les hommes
de Roger Lumbala, chef du RCD-National et de Thomas Lubanga, leader de l'Union
des Patriotes Congolais (UPC) ». Ce dernier est déjà arrêté
et mis en prison en Hollande en attendant son procès. Bemba sait ce
qui l’attend.
Le Haut Commissaire de l'ONU aux Droits de l'Homme Sergio Vieira de Mello,
a également fait allusion aux actes de cannibalisme commis en Ituri
par les troupes du MLC de Jean-Pierre Bemba. "Les cas d'anthropophagie
sont particulièrement répugnants. C'est justement pour cette
raison que je lance un appel afin que tous ceux qui sont impliqués
dans cette barbarie soient au plus vite punis par des sanctions" a-t-il
souligné.
Quand le Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU appelle à punir au plus vite ceux qui sont impliqués dans les crimes barbares, Jean-Pierre Bemba sait que la prison l’attend !
Ensuite le leader du MLC a été traduit devant la Cour Pénale Internationale (CPI) par la Fédération des Ligues de Droits de l’Homme. Bemba est accusé avec Ange-Félix Patasse pour les crimes dont leurs hommes se sont rendus coupables vis-à-vis des Tchadiens et des Centrafricains lors du coup d’état du général Bozize en octobre 2002. Les Centrafricains ont des dossiers solides sur les tueries et les pillages commis par les bandes de Bemba. Ce dernier avait envoyé sa milice à Bangui pour y occuper et piller la Banque Centrale crime jamais vu dans l’histoire africaine !
Les
principaux collaborateurs de Bemba au début de sa « rébellion
» l’ont quitté et ont dénoncé ses crimes,
ses vols et ses pillages. Selon eux, avec Bemba, le Congo risque de plonger
dans un mobutisme pire que sous Mobutu Sese Seko.
Au début du MLC, le colonel Karawa, ancien de la Dsp, a été
le bras droit militaire de Bemba. Ayant rompu avec Bemba, il a déclaré
en mars 2003 ceci sur son ancien chef. "Des sources très proches
de Bemba, estiment à plus de 30 millions de dollars la fortune qu'il
a tireé de la rébellion. C'est un véritable chef mafieux
déguisé en homme politique qui a gardé tous ses réflexes
de commerçant et qui n'hésite pas une seule seconde à
les mettre en application pour en tirer profit. Il vit dans un environnement
qui lui permet de s'enrichir sans partage. Bemba est un petit dictateur en
puissance dans la jungle de l'Equateur."
Le Président Joseph Kabila a été la cible de campagnes mensongères virulentes. Mais il ne s’est jamais laissé provoquer, refusant de répondre à ces bassesses. Il ne voulait donner aucun prétexte à ses adversaires pour troubler la transition et « éviter » ainsi les élections…
Lors du premier tour des élections présidentielles, Joseph Kabila a obtenu 45 pour cent, loin devant Bemba qui en obtint 20 %. Mais le phénomène le plus inattendu de ce scrutin est le score de 13 % du vieux combattant Antoine Gizenga. Ce sont des voix conscientes, non gagnées par l’argent, mais par des dizaines d’années de travail militant. Cela porte le nombre de voix nationalistes, Kabila et Gizenga confondus, à 58 %. Les forces nationalistes et patriotiques sont largement majoritaires en R.D.C.
Le
peuple congolais a montré par ce scrutin qu’il est reconnaissant
au Président Joseph Kabila pour ses efforts inlassables pour la paix,
la réconciliation, l’indépendance et la démocratie
agissante où le peuple devient le maître réel de son destin.
Le peuple nationaliste et patriote confirmera au deuxième tour le camarade
Joseph Kabila comme Président pour qu’il puisse achever son œuvre
de paix, d’indépendance et de reconstruction.
(*) Basé sur un article de Joachim DIana du 29 juin 2006.