samedi, août 21, 2004

Briefing du 21 août

1. Situation à Goma
Volte-face de Nkunda à Goma: "nous pouvons éviter la guerre"
Le général Nkunda indésirable à Goma
Deux officiers des Fardc abattus à Goma
Plainte contre le général Nkunda pour crimes contre l'humanité

2. Mbeki prend l’initiative

3. ONU: Jean-Marie Guéhenno : interview au Potentiel

4. Vie politique à Kinshasa après Gatumba
Le PPRD demande une opération Artemis II
L’Avenir et Honoré Ngbanda
Upnac, un nouveau parti enregistré au ministère de l’Intérieur
Parlement de transition : il est difficile de faire partir un député
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Le rapport de l'ONU accusant le Rwanda d'appuyer Nkunda et Mutebusi lors de leurs mutinerie est disponible et peut être obtenu par mail à l'adresse: contact@deboutcongolais.info (attention: le document prend 3 mb).
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1. Situation à Goma
Volte-face de Nkunda à Goma: "nous pouvons éviter la guerre"
GOMA (RDCongo), 20 août (AFP) "Je ne pense pas que nous aurons une guerre, je pense que nous pouvons l'éviter", a-t-il déclaré lors d'un point presse tard dans la soirée de jeudi, quelques heures après son arrivée à Goma.
Sa principale revendication est le remplacement du commandant actuel de la 10ème région militaire (Sud-Kivu), le général Félix Mbuza Mabe.
"Qu'on mette seulement (comme commandant de la région militaire) une personne qui puisse assurer la sécurité de toutes les populations du Sud-Kivu".

Le général Nkunda indésirable à Goma
Abordant les informations selon lesquelles le général dissident Laurent Nkunda aurait tenu une conférence à Goma le jeudi dernier, le commandant de la 8ème région militaire a fait savoir qu’il s’agit de simples rumeurs totalement infondées. «Le général Nkunda n’a pas l’autorisation de venir à Goma, j’ai reçu des ordres à cet effet de ma hiérarchie. Lors de mon séjour à Bukavu où j’ai rencontré le chef d’état-major général des Fardc, ce dernier m’a demandé à moi ainsi qu’a mon collègue de la 10ème région militaire, de nous rendre à Minova pour le convaincre de se rendre. Nous négocions avec la Monuc pour rendre ce voyage vers Minova possible», a précisé le général Obed. (Le Potentiel du 21 août)

Deux officiers des Fardc abattus à Goma
Il s’agit des capitaines Désiré Ntumba, chef des renseignements, et son adjoint, Pascal Kambere.
Le premier logeait a l’hôtel Victoria, commune de Karisimbi, en pleine cité populaire. Selon les témoignages aux environs de 20 heures, il reçoit un coup de fil d’un colonel non autrement identifié, lui demandant de sortir de sa chambre pour une information extrêmement importante. Le capitaine Ntumba s’exécute, s’avance dans la cour de l’hôtel lorsqu’il est balayé par une rafale d’Ak-47, décédant sur le coup.
Quant au capitaine Kambere, il a été trouvé, hier matin, mort égorgé sur une rue du quartier Keshero. Originaire du Nord-Kivu, Pascal Kambere sera inhumé soit à Goma même, ou à Beni, territoire situé au Nord de la capitale du Nord-Kivu.
«Nos deux officiers ont été victimes des inciviques. Une commission d’enquête, comprenant des agents de la 8ème région militaire, et de l’auditorat militaire, a été immédiatement mise en place pour faire toute la lumière sur ce drame, arrêter les assassins et les déferrer devant la justice», nous a confié le général Obed. (Le Potentiel du samedi 21 août 2004)

Plainte contre le général Nkunda pour crimes contre l'humanité
KINSHASA, 19 août (AFP) - L'Observatoire national des droits de l'Homme (ONDH) en République Démocratique du Congo a porté plainte jeudi à Kinshasa contre le général Laurent Nkunda et le colonel Jules Mutebusi.
L'ONDH est une des cinq "institutions d'appui à la démocratie" créées par le dialogue intercongolais, avec pour mission de faire respecter les droits de l'Homme durant la transition en République démocratique du Congo (RDC).
Il est présidé par une personnalité issue de la société civile entourée des membres de différentes composantes des négociations intercongolaises.
Cet organe de la transition a déposé sa plainte auprès de la Haute cour militaire (HCM) en présence de représentants du ministère de la Justice et de la Maison militaire du chef de l'Etat.
L'ONDH accuse le général Laurent Nkunda et le colonel Jules Mutebusi, d'avoir commis de graves violations des droits de l'homme entre mai et juin derniers lors de l'occupation de la ville de Bukavu (est).
Le gouvernement congolais avait décidé le 18 juin au cours d'un conseil des ministres de déférer devant la justice les deux militaires qui ont pris les armes contre le pouvoir légal établi par l'accord global de transition en RDC.

2. Mbeki prend l’initiative
DURBAN (Afrique du Sud), 20 août (AFP) - le président Thabo Mbeki a convoqué aujourd'hui à Prétoria les composantes RCD et gouvernementale à Prétoria pour un sommet de la dernière chance.
Une délégation, menée par le conseiller présidentiel à la sécurité Kaputo Samba, doit rencontrer le président sud-africain samedi à Pretoria
"La délégation comprendra trois ou quatre personnes. Les discussions seront dans la ligne des réunions qu'ont eues les présidents lors des sommets de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) à Maurice, et des Grands Lacs à Dar es Salaam",

3. l’ONU : Jean-Marie Guéhenno : interview au Potentiel

Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire général adjoint de l’Onu en charge du département des opérations du maintien de la paix est le contrepieds de William Swing. Ce diplomate français a un curriculum aussi impressinant que Swing et se trouve dans l’hierarchie onusienne (théoriquement) au dessus de Swing.

Le Potentiel , 20.08.2004 :
J.M.G. : On parle d’éléments qui venaient de la Rdc. Mais on a pas encore tous les détails des éléments précis, des preuves sur qui était derrière ces hommes.
Sur la demande de Kofi Anan de renforcer la Monuc :
J.M.G. : Le gouvernement de la Rdc est encore un gouvernement qui est entrain de se construire, de se consolider. C’est la raison pour laquelle, il est important d’avoir des forces en nombres suffisants.
Pot : Ce chiffre de 24.000 a surpris des diplomates au Conseil de sécurité. Il est jugé excessif par certains d’entre eux. (notamment les américains, cfr briefing du 19 août)
J.M.G.: 24.000 hommes par rapport aux troupes qui ont été déployées au Kosovo, par rapport aux 17.000 hommes qui l’ont été en Sierra Léone qui est comme un district du Congo, par rapport aux 15.000 hommes que nous déployons au Liberia qui, lui aussi est beaucoup plus petit que la RDC, la 24.000 hommes, c’est peu.
Pot : On entend des déclarions inquiétantes ces derniers jours du côté du Rwanda, du côté du Burundi qui menacent de retourner en Rdc.
J.M.G. : Je crois que cette situation est dangereuse si la haine ethnique est attisée. Alors effectivement le pire est possible.
Je sais que le Rcd/Goma est entrain de réfléchir à la situation à Goma où son leader ship est réuni. Il est important que le Rcd/Goma, après ce moment de réflexion, se retrouve partenaire actif de la transition, il y a beaucoup de ministres du Rcd/Goma qui sont à Kinshasa. Donc, je ne crois pas qu’il faille imaginer que le gouvernement de transition va éclater. Je pense que ce n’est pas le cas.

4. Vie politique à Kinshasa après Gatumba

Le PPRD demande une opération Artemis II
KINSHASA, 19 août (AFP) - "Nous savons qu'il existe un plan de transposition des conflits ethniques du Rwanda et du Burundi au Congo, mais nous ferons échec à ce plan, car le peuple congolais composé de plus de 400 ethnies n'a pas la culture de la haine ethnique, de la violence et du massacre", a déclaré M. Vital Kamerhe, secrétaire général du PPRD.
"il existe un plan d'une troisième guerre concocté à partir d'un Etat voisin, mais qui devrait être concrétisé par des Congolais instrumentalisés pour tuer leurs propres compatriotes et faciliter ainsi l'occupation et l'annexion d'une partie du territoire congolais"
"Personne n'a le droit d'utiliser cette tragédie pour des fins politiciennes ou pour justifier une agression contre la RDC".
les autorités burundaises "cachent mal leur embarras devant la faillite de leur dispositif de sécurité", ajoutant que l'organisation des élections prévues en juillet 2005 en RDC "fait peur".
"Le PPRD demande au gouvernement d'obtenir auprès du président français Jacques Chirac, ami du Congo et de l'Afrique, le déploiement rapide de l'opération Artémis II, opération déjà évoquée à plusieurs reprises par l'Union européenne", selon Kamerhe.

L’Avenir et Honoré Ngbanda
Dans l’Avenir du 20 août on lit :
« Dans une interview accordée mercredi à une chaîne de la place, l’ancien conseiller en matière de sécurité de Mobutu Honoré Ngbanda : « Un groupe Banyamulenge conduit par Nkunda va attaquer la Rdc le 27 août prochain »
L’Avenir infiltré par des mobutistes ?
On est bien étonné de lire dans un journal qui se dit « nationaliste » la phrase suivante : « Les Congolais connaissent bien Honoré Ngbanda, c’est un homme qui ne parle pas en l’air. Il sait de quoi il parle. »
Dans les briefings de hier et du 10 août on peut lire comment les mobutistes autour de Ngbanda sont en train de mener une campagne de prtopaganda typiquement d’extrême droite (car poujadiste et extrêmement démagogique) pour renverser Joseph kabila et mettre fin à la transition.

Upnac, un nouveau parti enregistré au ministère de l’Intérieur
Par l’arrêté ministériel N°036/2004 du 16 août 2004, le ministre de l’Intérieur a signé l’enregistrement d’un nouveau parti politique dénommé « Union des Patriotes Nationales Congolais », UPNAC en sigle. La demande était adressée par le professeur Malasi Ngandu qui en est le fondateur et le secrétaire général.
L’Upnac est différent de la plate-forme des nationalistes et patriotes congolais Unpc, initiatives lancées jadis par feu Kinkela-vi-Kansy ( ?) et qui, à un moment, avec la bénédiction du patriarche Yerodia Abdoulaye Ndombasi avait rassemblé les Lumumbistes, les Kabilistes, les Mulelistes et autres nationalistes et patriotes lubayistes… qui avaient fait leur manifestation de force le 17 décembre 2003 au Palais du peuple. L’Upnac apprend-on de bonne source, fait partie de cette plate-forme. Il se dit donc de la mouvance kabiliste et s’engage à soutenir l’action du Chef de l’Etat sans oublier le soutien de sa candidature aux prochaines élections, objectif que l’Upnc entend réussir aux côtés du Pprd, du Fp/Pt et autres partis politiques de l’obédience nationaliste.
L’Avenir, 20 août

Parlement de transition : il est difficile de faire partir un député
Kinshasa , 20.08.2004 La chambre basse du Parlement de transition a tranché, hier, au cours de la plénière, sur 18 dossiers des Députés remplaçants.
Concernant les huit députés du RCD, la Commission Politique, Administrative et Juridique a jugé leurs dossiers recevables, mais non fondés. Cela, note-t-elle, par manque de lettres de démission de ces Députés.
Décision
Comme pour le cas des huit Députés, le dossier de trois remplaçants des députés membres du Courant rénovateur du Rcd a été également qualifié non recevable, mais fondés pour les mêmes raisons.
Donc, les honorables Kazadi Nanshabalowa, Michel Tshibwabwa et Mwewa Lunda n’ont pas déposé des lettres de démission.
Remplacement
Pour ce qui est du cas de M. Innocent Shomwa Mongera, également du Rcd, proposé à la députation par sa composante, en remplacement du député Bertin Kirivita qui a démissionné, l’examen du dossier a été suspendu par manque de sa lettre de démission.
Seul le cas du Dr Jean-Marie Mutamba Petshi du Mlc aussi proposé en remplacement de feu Dr Efole Bolema, Jean-Pierre, décédé, a été jugé conforme aux dispositions de la Constitution de la Transition et du Règlement intérieur.
MNCL
Par contre, le remplacement de l’honorable François Tolenga Lumumba par M. Akariko Fuimu-Dimbu par le Mouvement national congolais Lumumba (Mncl) a été jugé irrecevable: « Le manque de qualité des signataires de la lettre de transmission du dossier, du reste non conforme à la Constitution et au Règlement intérieur ».
Quota Udps
Le dossier « Quota de l’Udps » à l’Assemblée nationale a été aussi jugé irrecevable, pour la simple raison que le dossier a été transmis sans la lettre de transmission signée par le lidermaximo de l’Udps, M. Etienne Tshisekedi, et le Vice-Président Arthur Z’Ahidi Ngoma, Coordonnateur de la composante Opposition politique.
Les personnes proposées à la députation, affirme la Commission, ont été proposées par le Comité d’initiatives des membres fondateurs de l’Udps, en réclamation du quota réservé à ce parti dans la composante Opposition politique au profit de tous les courants et ailes de ce parti.
Il est difficile de faire partir un député, parce qu’à partir de Sun City, la Constitution aurait déjà verrouillé le mandat des députés., l’article 100 indique : « ...Les députés sont désignés pour toute la durée de la Transition. Nonobstant les dispositions de l’alinéa 2 du présent article, le mandat de Député peut prendre fin pour cause de décès, démission, empêchement définitif, incompatibilité ou condamnation pénale. Il est alors pourvu à son remplacement dans les conditions à l’alinéa 1 et de l’article 99 de la présente Constitution ».
Comme si cela ne suffisait pas, le Règlement intérieur vient encore totalement verrouiller le mandat des députés. Ainsi, l’article 198: « Dès que la vacance est constatée, la composante ou l’entité dont est issu le député désigne son remplaçant ».
Dina Buhake(Jdn) Forum

jeudi, août 19, 2004

Briefing 19 août 2004


1. la Monuc annonce la mise en place d’une commission d’enquête
2. Sadc: renforcement de la position congolaise
3. Réactions politiques au Congo
4. agitation mobutiste et thsisekediste

1. la Monuc annonce la mise en place d’une commission d’enquête

La Monuc a annoncé ce mercredi 18 août 2004 la mise en place d’une commission internationale d’enquête.
Kinshasa, 18.08.2004 Cette commission pilotée par le Conseil de sécurité de l’ONU est composée de 16 personnes dont quelques membres du personnel de la Monuc et est répartie en 5 groupes.
les résultats de l’enquête sur les droits de l’homme qui sera disponible d’ici la semaine prochaine.
| MMC

Kofi Annan propose au Conseil de sécurité de doubler les effectifs des casques bleus en Rdc
Kinshasa , 18.08.2004. Selon le plan proposé, 150 hommes supplémentaires seraient envoyés en Ituri et 3.550 au Nord et Sud-Kivu, des régions où les combats se poursuivent encore, et 3.500 au Katanga. Un bataillon de réserve de 950 hommes et un état-major seraient également installés dans l’Est du pays. Tandis qu’une force de réserve de 2.550 militaires doit être basée à Kinshasa
Si le Conseil de sécurité entérine cette proposition faite dans le rapport publié de Kofi Annan, la Mission des Nations Unie au Congo deviendrait la plus importante actuellement déployée par les Nations Unies sur la planète.
Kofi Annan demande donc au Conseil de sécurité d’augmenter de 13.020 militaires l’actuelle force de 10.300 hommes, dont 760 observateurs militaires, et de porter à 507 le nombre des policiers contre 140 actuellement.
le Secrétaire général demande aussi que cette force élargie soit dotée d’un nouveau concept d’opération « qui permettrait à ces casques bleus d’agir d’une part comme une force de dissuasion, d’autre part comme une force de réaction rapide capable d’agir dans 24 heures ».
(CP) | L’Observateur/Luc-Roger Mbala

Réunion jeudi du Conseil de sécurité sur le Burundi et la RDCongo
NEW YORK (Nations unies), 18 août (AFP) -
Cette réunion est prévue pour 19h30 GMT.. Elle a été demandée par le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Jean-Marie Guéhenno.

2. Sadc: renforcement de la position congolaise

Le 24ème sommet de la SADC félicite le Général Major Joseph Kabila pour les efforts déployés en vue de faire aboutir le processus de paix en RDC
Kinshasa , 18.08.2004. Grand Baie (île Maurice). Le 24ème sommet de la SADC tenu les 16 et 17 à Grand Baie, à l’île Maurice, a félicité le président Joseph Kabila pour les efforts qu’il ne cesse de déployer en vue de faire aboutir le processus de paix qu’il a lui-même enclenché en RDC. C’est ce qui ressort du communiqué final rendu public mardi à l’issue du sommet
Selon le communiqué, le sommet a déploré la persistance de troubles à l’Est de la RDC provoqués par des éléments armés rebelles bénéficiant d’appuis extérieurs, notamment les événements survenus à Bukavu, Kamanyola et à Minova ainsi que les récentes tueries du camp de Gatumba, au Burundi, et la tentative avortée du coup d’Etat du 10 juin 2004 à Kinshasa pour laquelle le sommet a félicité le gouvernement de la RDC pour l’avoir contrecarrée.
A cet égard, le communiqué indique que le sommet de la SADC ne tolérera aucun changement anticonstitutionnel dans un de ses Etats membres. Dans le même registre, le sommet a mandaté le président de l’organe « politique, défense et sécurité » de la SADC d’envoyer une mission d’évaluation sur le terrain pour discuter avec le gouvernement de la RDC et ceux des pays voisins de celle-ci en vue d’arrêter les modalités pratiques en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité en RDC.
Bien plus, la mission ainsi sollicitée devra aussi définir les stratégies que la SADC devra mettre en place pour soutenir le processus de transition et l’organisation des élections démocratiques en RDC.
SADC : La candidature du Rwanda rejetée
Néanmoins, au cours de la conférence de presse tenue par le Premier ministre mauricien et nouveau président en exercice de la SADC, Paul Berenger, à l’issue de la cérémonie de clôture officielle du sommet, celui-ci a annoncé le rejet par le sommet de la candidature du Rwanda qui doit, selon le sommet, suivre certaines procédures, lesquelles n’ont pas été définies.
Joachim Chissano et Sam Nujoma réitèrent leur retrait de la vie politique dans leurs pays respectifs, au terme des élections qui seront organisées à la fin de cette année.
| MMC

3. Réactions politiques au Congo

Les parlementaires Maï-Maï : maintenant lemême Kanyengere, ancien député mobutiste, qui a il y a une semaine lancés des mensonges contre Muller Ruhimbika, cite Masunzu ...
Kinshasa , 18.08.2004.
S. Kanyengere Lwaboshi, représentant de cette entité au Bureau du Sénat,
Indiquant que les réfugiés banyamulenge massacrés sont venus, non pas de Bukavu, mais d’Uvira, où il n’y pas eu de guerre.
Les autres Banyamulenge, restés à Uvira comme Masunzu, n’ont jamais été inquiétés. En outre, les patriotes Maï–Maï ne comprennent pas comment les assaillants ont pu opérer sans être inquiétés, pendant quatre heures du temps dans ce camp des réfugiés placé à quelque 3 Km de la frontière Congolaise entre deux camps militaires burundais. Ceci porte à croire que cette opération a été savamment planifiée, selon la même source, alors qu’à la frontière avec le Burundi sont positionnés les soldats Congolais issus de différentes composantes et entités. Selon certaines indiscrétions, le prénommé Colonel José, responsable du Bureau 1, 2 et 3, est un munyamulenge délégué par Patrick Masunzu à ce poste frontalier, qui pouvait bien empêcher le carnage de ses frères.
| Le Communicateur

Me Kamanda wa Kamanda dénonce le schéma d’Azarias Ruberwa
Pour Me Kamanda wa Kamanda, ministre de la Recherche scientifique du gouvernement de transition : »Aucun Congolais ne souhaiterait souscrire au schéma que préconise Azarias Ruberwa »
Kinshasa , 18.08.2004. M. Kamanda, également président du Front commun des nationalistes, a également accusé « certains pays » de chercher à s’opposer à la transition en République démocratique du Congo (RDC): « L’effervescence qui continue à régner à l’est de notre pays s’explique par le fait que l’aboutissement (de la transition, ndlr) ne correspondrait pas aux intérêts de certains « pays de la région », a-t-il dit
Dernier ministre des Affaires étrangères du régime Mobutu, M. Kamanda wa Kamanda a estimé que la déclaration du vice-président Ruberwa « jette une nouvelle lumière sur les événements que le pays a connus, en particulier les actes de déstabilisation menés par les officiers insurgés Laurent Nkunda et Jules Mutebusi, issus de l’ex-rébellion pro-rwandaise du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, présidé par M. Ruberwa).
| La Référence Plus /AFP

4. agitation mobutiste et thsisekediste

Congoindependant.com : le Congo humilié sur fond de silence assourdissant de Joseph Kabila
19 Aout 2004
Où est passé Joseph Kabila pendant que ses collègues du Rwanda et du Burundi menacent l’intégrité du Congo ? Les chefs d’Etat rwandais et burundais ont déclaré urbi et orbi leur volonté d’infliger au Congo des bosses et des plaies sous prétexte de pourchasser leurs opposants armés respectifs. En dépit de la gravité de la situation, le président congolais continue à afficher son mutisme légendaire et laisse à Mova Sakani et Kudura Kasongo, respectivement ministre de l’Information et Presse et porte-parole à la présidence, le soin de croiser le fer avec ce que les Congolais appellent la « coalition rwando-burundaise ». Des voix commencent à s’élever pour poser des questions sur la loyauté de Kabila junior dont le passé reste toujours un sujet tabou pour ses compatriotes.
« C’est ça un président de la République ? ». Il n’est plus rare d’entendre ce genre de réflexion pour le moins désinvolte dans les conversations entre Congolais. (…)
Les réactions informelles fusent. « Le moment est venu pour que la population congolaise se prenne en charge face à l’indolence des dirigeants en place », nous confie un universitaire qui ajoute : « La maison Congo est en danger du fait qu’elle est dirigée par un étranger ».
Le Congo menacé de l’intérieur
Un membre de la représentation au Benelux d’un parti politique nous dit : « Le Congo n’est pas menacé de l’extérieur. Le danger se trouve à l’intérieur avec tous ces dirigeants civils et militaires aux origines mystérieuses qui tiennent la direction de nos institutions de transition au nom de la « libération » et de l’Accord global et inclusif ». Un commerçant du Quartier Matonge de Bruxelles d’enchaîner en exprimant sa surprise face à « l’excès de zèle » du Rwanda. « Les « Banyamulenge » sont-ils des Congolais ou des Rwandais ? », s’est-il interrogé avant d’ajouter : « De quoi se mêle Kigali dans une affaire où l’on ne déplore aucune victime de nationalité rwandaise ? ». (..)
Joseph et Paul
Dans certains cercles de la diaspora congolaise de Belgique, on cherche à comprendre les motivations de la « passivité » présidentielle. On rappelle une « brève » parue dans la rubrique « Confidentiel » de l’hebdomadaire « Jeune Afrique/L’Intelligent » qui révélait que Kabila jr et Paul Kagame avaient des conversations régulières au téléphone. Comme pour enfoncer le clou, un ancien conseiller d’un ministre congolais dit : « Lors des rencontres qui ont eu lieu entre Kabila et Kagame notamment en Afrique du Sud et au Kenya, Joseph préférait être seul lors des têtes-têtes avec son homologue rwandais. Alors que ce dernier avait toujours son conseiller Patrick Mazimhaka à ses côtés ». Pour d’autres, le mutisme de « Joseph » serait motivé tout simplement par « son passé de citoyen rwandais » aux côtés notamment du James Kabarebe,
(…)
Lors de sa récente rencontre à Bruxelles avec des officiers et sous-officiers ex-Faz, l’ancien ministre de la Défense Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba avait rappelé l’urgence pour le Congo de se doter d’une « armée forte et républicaine pour libérer le territoire national ». Au-delà de la réputation sulfureuse que charrie l’ancien conseiller spécial de Mobutu Sese Seko, l’idée émise prend un relief tout particulier à travers les événements de Gatumba. Doter le Congo d’une armée dissuasive semble devenir une priorité nationale partagée au sein de l’opinion. Est-ce le cas au sein de l’espace présidentiel ? En tous cas, les menaces venues de Kigali et de Bujumbura ont suscité un sentiment de révolte auprès des Congolais. Selon certaines sources, Joseph Kabila et son entourage seraient les « principaux obstacles » à cette ambition. (…)
Chris Dakua

André Atundu, un proche de Ngbanda comparait devant la Cour de sûreté de l'Etat
KINSHASA, 17 août (AFP) - L'opposant congolais André Alain Atundu Liongo a comparu mardi devant la Cour de sûreté de l'Etat à Kinshasa sous l'accusation d'avoir tenté de comploter contre les institutions de la République démocratique du Congo (RCD), a constaté un correspondant de l'AFP.
M.Atundu, président de la Convention pour la démocratie et la république (CDR, opposition) est poursuivi pour avoir fait une "proposition non agréée de former un complot dans le but de changer le régime constitutionnel" établi en RDC. Il est détenu depuis deux mois.
Le 3 juin, au lendemain de la prise de la ville de Bukavu par des soldats insurgés issus de l'ex-rébellion pro-rwandaise du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), M. Atundu a, dans une déclaration télévisée, appelé des leaders politiques congolais à "relever le défi de l'histoire...".
M. Atundu a exercé pendant plusieurs années de hautes charges publiques sous le régime du président Mobutu sésé Seko.
Radio Okapi du 18 août a donné largement la parole aux avocats de Atundu

UDPS : Les Premiers Responsables des massacres des Congolais au Camp de Gatumba au Burundi sont les Animateurs de la Transition au Congo
Réf. : RBL/UDPS/DE/051/19/08/2004
ce communiqué commence avec une longue liste de résolution et de citations de resolutions du Dialogue intercongolais que je vous épargne ensuite on dit:

Questions :
- Les Animateurs de la Transition sont chargés d’exécuter ces Résolutions. Qu’en ont-ils fait ?
- Qu’est devenue la feuille de route présentée dernièrement par le Cabinet du Président de la République ?
4. Conclusion :
1) Les Premiers Responsables de nos Compatriotes Congolais au Camp de Gatumba, au Burundi, sont les Animateurs de la Transition au Congo, en commençant par Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila.
2) Les Congolais doivent apprendre à analyser un problème objectivement et à le résoudre par sa cause première et profonde et non à vouloir traiter uniquement les conséquences de cette cause première et profonde tout laissant la cause première et profonde intacte. Fermer les yeux sur la cause première et profonde et ne traiter que les conséquences, c’est comme un médecin qui se contente d’administrer aux malades des aspirines pour faire baisser la température sans traiter la cause de la hausse de la température (pneumonie, malaria, méningite….. C’est aussi comme celui qui traite un abcès en changeant des sparadraps sans crever l’abcès, évacuer le pus, analyser le pus au laboratoire pour identifier la nature du microbe, nettoyer et désinfecter l’intérieur et administrer un traitement qui tue le microbe (agent causal).
3) Chercher à rejeter toujours nos malheurs sur les autres est une attitude puérile, enfantine. Prenons-nous en charge, analysons la cause première et profonde de nos malheurs, traitons cette cause sans complaisance. Nous préparerons ainsi un avenir meilleur à nos enfants, bref à la toute la postérité. Parmi les Congolais tués dans le camp de Gatumba se trouvent peut-être les membres des familles de ceux qui défendent les Animateurs de la Transition et ne tolèrent pas les critiques contre eux. Peuvent-ils dire qu’ils aiment les membres de leurs familles ? Pourquoi organisent-ils le deuil alors ? En quoi assurent-ils leur postérité ?
4) L’UDPS/BELUX exige le désarmement de ces groupes armés (forces négatives) et l’application du plan DDDRR (désarmement, démobilisation, démilitarisation, rapatriement, réinsertion…).
5) L’UDPS/BELUX exige une enquête indépendante pour trouver les auteurs de ces massacres et des sanctions contre eux.
Fait à Bruxelles, le 18 août 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant