samedi, août 28, 2004

Briefing du 28 août 2004

1. Le retour de Ruberwa: deux scenario possible
  • Ruberwa retourne au gouvernement ce samedi
  • Jusqu’à vendredi il y avait toujours pas de décision
  • Commentaire de Leonard Kasimba: deux scénarios sont possibles
2. RCD-Goma – Ruberwa-Kunda-Karaha complètement isolé
  • Butembo : les autorités administratives se désolidarisent momentanément de Goma
  • Bukavu : une marche de protestation contre le Rcd ce lundi
3. L’enquête sur Gatumba
  • Massacre de Gatumba : La Commission d’enquête a rendu public son premier résultat
  • Kofi Anan: Gatumba peut-être l'oeuvre de Congolais ou de Rwandais (Annan)
  • Commentaire de Leonard Kasimba: de trois choses une
4. diplomatie
  • La Maison Blanche exige le retour de Ruberwa à Kinshasa
  • Thabo Mbeki piégé
5. La transition continue sa marche vers les élections
  • Prestation de serment des membres de la Commission électorale indépendante
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1. Le retour de Ruberwa: deux scenario possible

Ruberwa retourne au gouvernement ce samedi
UN Integrated Regional Information Networks
Kinshasa 27 Aug 2004 22:42:55 +0200
Four days after officially suspending his participation :
"The vice-president [Ruberwa] will return to his usual duties tomorrow, [Saturday]" Francis Bedi Mabele, the RCD-Goma secretary-general, told IRIN on Friday. Ruberwa is also scheduled to meet with South African President and mediator of the DRC crises, Thabo Mbeki.
On Tuesday, DRC President Joseph Kabila announced on national television that he opposes any renegotiations. "I can also say that for me [Ruberwa's] demands to renegotiate the accords are a joke," Kabila said.

Jusqu’à vendredi il y avait toujours pas de décision
GOMA (RDCongo), 27 août (AFP) -
"Sept personnes sont parties en tout, dont quatre qui sont officiellement des délégués et trois qui faisait juste partie de l'entourage", a affirmé à l'AFP à Goma vendredi Jacqueline Chenard, porte-parole de la Mission de l'Onu en République démocratique du Congo (RDC).
Il n'y a toutefois aucun poids lourd du parti dans la délégation.
Vendredi, il n'y avait toujours pas de calendrier pour le retour des autres membres de la délégation, selon M. Lola-Kisanga.
Il semblait y avoir des dissensions au sein de la délégation, les uns étant en faveur d'un retour rapide, les autres estimant qu'il valait mieux rester quelque temps à Goma, le temps de se concerter.

Commentaire de Leonard Kasimba: deux scénarios sont possibles
Il faudra encore voir si Ruberwa arrivera à Kin, car il y a donc deux différents son de cloche à l’intérieur du RCD. Fait est que les zigzags de Ruberwa deviennent de plus en plus spectaculaire ce qui montre les tensions à l’intérieur du RCD. Où va aller le RCD? C’est une question importante
Nous pensons que deux scénarios sont possibles:
1) le premier c’est celle d’une provocation : cela peut-être un attentat contre Ruberwa ou une autre provocation d’envergure éventuellement avec la collaboration de Ruberwa lui-même, ce qui sera, après l’échecs de toutes les provocations précédentes, le prétexte du déclenchement de la guerre et la seule façon pour les Nkunda, Karaha et leurs maîtres Kagame de neutraliser les résultats de leur défaite et de reprendre l’initiative
2) le deuxième c’est la rupture entre la majorité du RCd et l’aile pro-rwandais de Karaha et Nkunda. Ce qui sera le début de la fin pour les machinations de Kagame au Kivu.

2. RCD-Goma – Ruberwa-Kunda-Karaha complètement isolé

Butembo : les autorités administratives se désolidarisent momentanément de Goma
La région de Beni-Lubero assure toute la douane de Kasindi, considérée comme la deuxième en importance sur le plan national, derrière Kasumbalesa au Katanga. Selon les douaniers, Kasindi génère mensuellement quelque 800 000 dollars américains.
Face au retrait provisoire du RCD du processus de la transition, les autorités administratives de la région viennent d’instruire les banques ainsi que les services générateurs des recettes de ne plus transférer l’argent du trésor public à Goma. Cette mesure d’insubordination temporaire s’étend également aux autres services, tel que celui de l’armée et de la sécurité.
Depuis lundi, l’armée est en alerte générale. A Butembo par exemple, les militaires sont en faction dans les coins stratégiques de la ville, notamment à l’aéroport de Rwenda. Cette séparation momentanée de Beni-Lubero de Goma intervient à un moment où la réunification de la province commençait à se matérialiser, surtout au niveau des services de l’Etat, indique Radio Okapi/Butembo, 26 Aout 2004 11:09.

Bukavu : une marche de protestation contre le Rcd ce lundi
Une centaine de personnes voulaient organiser une marche visant à soutenir l’aboutissement du processus de transition.
Après des heures de concertation, ces femmes et ces étudiants ont décidé de reporter leur marche à lundi prochain. La raison, explique Radio Okapi/Bukavu, c’est l’annonce faite par le responsable du Rcd/Bukavu, d’organiser une marche parallèle pour marquer son désaccord par rapport à la décision unilatérale du vice-président Ruberwa de suspendre la participation des membres de son parti aux institutions de la transition. Il y a ensuite le fait que ces manifestants n’aient pas voulu qu’on les confonde avec ceux du Rcd.
Au bout de compte, la manifestation du Rcd n’a pas eu lieu., Selon le président du Rcd/Bukavu, l’appel de la population au calme lancé par le président de la République, en insistant que tout devrait se passer dans le calme, le dialogue et la concertation. Pour le Rcd, il n’y avait plus de raison de manifester à Bukavu.
Quant aux autres manifestants qui se sont appelés « les enfants du peuple », la partie est remise à lundi prochain, à la place de l’Indépendance, indique notre source.
Le Potentiel, Edition n°3210 du samedi 28 août 2004

3. L’enquête sur Gatumba

Massacre de Gatumba : La Commission d’enquête a rendu public son premier résultat
Kinshasa , 27.08.2004
Le conseil de sécurité de l’ONU avait mis sur pied une commission d’enquête. Cette commission vient de rendre public son premier résultat. Trois faits:
1) le capitaine Claver qui affirme avoir été présent à Gatumba dans un bistrot lorsque les attaques ont commencé dans le camp des réfugiés.
Ce capitaine burundais a déclaré que ces malfaiteurs ne sont ni venus du Congo ni s’y sont repliés. « Je suis convaincu que ces malfaiteurs serait venus de l’intérieur du Burundi et se seront repliés dans la forêt de la Rukoko au Burundi, à suivre le sens des tirs lors de leur repli », a-t-il indiqué.
2) la commission s’est rendue également à kiliba, à la frontière de Vugiro où ils ont rencontré le chef de poste de migration ainsi que trois policiers burundais qui ont fait les mêmes déclarations que le capitaine Claver à Gatumba. Ils ont ajouté qu’au niveau de cette frontière, ils ont des militaires et policiers qui y passent leurs nuits et patrouillent le long de la frontière avec le Congo. Ils n’ont constaté aucun mouvement d’entrée ou de sorties de ces malfaiteurs la nuit comme la journée.
3) La commission n’a pas pu assister à l’enterrement des victimes le 15 août dernier suite à l’interdiction d’accès au Burundi sur ordre du président burundais et de son ministre de l’Intérieur.
(Th) | L’Observateur/Pathou Kinzala N’Kuka

Kofi Anan: Gatumba peut-être l'oeuvre de Congolais ou de Rwandais
NEW YORK (Nations unies), 26 août (AFP) - Le récent massacre de 160 personnes dans un camp de réfugiés congolais tutsis au Burundi, qui a été revendiqué par des rebelles hutus, est peut-être en fait l'oeuvre de combattants congolais et rwandais, a estimé le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan dans un rapport au Conseil de sécurité.
Il a indiqué que le dernier groupe rebelle hutu encore actif au Burundi, les Forces de Libération nationale (FLN), qui ont refusé de prendre part au processus de paix dans ce pays, coopèreraient avec des groupes armés congolais et rwandais.
Il s'agit là, a-t-il dit dans ce rapport de suivi, "d'un développement inquiétant non seulement pour le Burundi mais aussi pour toute la sous-région".
Selon Kofi Annan, des témoins ont rapporté aux forces de paix de l'Onu que le massacre était l'oeuvre d'ex-militaires hutus extrémistes et de guerriers tribaux congolais Maï Maï.
Dans son rapport, M. Annan a mis en garde les parties contre les risques d'un retour à la violence.

Commentaire de Leonard Kasimba: De trois chose une: ou bien les informations du jounral kinois "L’Observateur" ne sont pas vrai, ou bien Kofi Anan ne parle pas içi sur base du rapport de la commission d’enquête ou bien il déforme le contenu de ce rapport pour des raisons purement diplomatique. S’il veut stimuler la dialogue et la concertation, il lui faut cacher les faits et même donner de la crédibilté à la thèse de Kagame à fin d’éviter l’isolation totale de kagame.

4. diplomatie

La Maison Blanche exige le retour de Ruberwa à Kinshasa
Il y a la déclaration de la maison blanche que nous avons mentionné dans le briefing de hier. Mais digitalcongo.net mentionne une déclaration qui va encore plus loin:
Kinshasa , 27.08.2004
Les Etats-Unis exigent que le vice-Président Azarias Ruberwa qui s’est retiré à Goma dans le Nord-Kivu, regagne Kinshasa où il peut poser ses revendications au sein des Institutions de la Transition, a déclaré à la presse Mme Cindy Courville, assistante spéciale du Président américain George Bush chargée des Affaires africaines, au sortir de l’audience de deux heures que le Président Joseph Kabila lui a accordée jeudi au Palais de la Nation à Kinshasa.
Mme Cindy, qui est également directrice du Bureau africain à la Maison Blanche, a indiqué qu’elle est venue « faire un briefing » au Président Joseph Kabila au sujet de la réunion qu’ils ont eue à Kampala avec les autorités ougandaises.
Elle a ajouté que les Etats-Unis soutiennent le processus de paix en RDC, estimant que la Transition a déjà fait un long chemin, raison pour laquelle les élections doivent absolument avoir lieu dans le délai fixé.
MMC/La Référence Plus

Thabo Mbeki piégé
A l’analyse de certaines déclarations, il se dégage la nette impression qu’il y a des personnes qui voudraient prendre le peuple congolais et la Communauté internationale en otage et ont tendu un piège à Thabo Mbeki. Pour la simple raison qu’après le rejet de l’Accord des Cascades par le Rcd en avril 2002, toutes les sensibilités congolaises avaient adopté le « Plan Thabo Mbeki », c’est-à-dire le 1 + 4, pour que la Rdc sorte du tunnel.
Voilà qu’ aujourd’hui, le Rcd, qui s’était appuyé sur certains partis politiques ( Udps, Mlp et Mncl) pour créer l’ Alliance pour la sauvegarde de la transition, trouve encore à redire sur cette formule pour exiger la relecture de l’Accord global et inclusif.
Thabo Mbeki est aujourd’hui placé devant ses responsabilités, lui qui a si laborieusement négocié l’Accord de Sun City.
Pour les avoir côtoyés douze mois durant, le président sud-africain a l’avantage de connaître les qualités, les limites et la psychologie des principaux acteurs politiques congolais pour les ramener à de bons sentiments. Thabo Mbeki a ce mérite de les avoir convaincus à signer un accord politique nonobstant leur désaccord .
Thabo Mbeki est donc appelé à faire preuve de finesse politique, afin de ne pas être accusé d’avoir, depuis Sun City, joué le jeu des extrémistes.
Le potentiel, Edition n°3210 du samedi 28 août 2004

5. La transition continue sa marche vers les élections

Prestation de serment des membres de la Commission électorale indépendante
Kinshasa , 27.08.2004
La salle des audiences de la Cour suprême de justice a refusé du monde ce vendredi matin à l’occasion de la prestation de serment des 21 membres de la Commission électorale indépendante –Cei-.
Pour la circonstance, c’est M. Luamba Bindu, 1er Président de la Cour suprême de justice qui a reçu le serment constitutionnel des membres de la Commission électorale indépendante (Cei), avant que le procureur général de la République, M. Tshimanga Mukeba ne dresse le réquisitoire de cette séance solennelle, devant le Président de la République qui a été le témoin privilégié de la mis en place de la pièce maîtresse de la machinerie du processus électoral tant attendu en République démocratique du Congo.
Un autre témoin attitré de cet événement a été M. William Lacy Swing, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en République Démocratique du Congo.
Le Gouvernement au grand complet a été également présent dans la salle.
Devant le Chef de l’Etat, les membres composant la Commission ont « juré sur l’honneur de respecter la Constitution et les lois de la République et de remplir loyalement et fidèlement les fonctions de membres de la Cei « .
Ils se sont en outre solennellement engagés « de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la Cei ; de garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de leurs fonctions ; et de ne briguer aucun mandat électif aux échéances en cours même s’ils ne font plus partie de la Cei ».
Le 1er Président de la Cour suprême de justice a pris acte de ce serment et le Président de la République, visiblement heureux du déroulement de cette cérémonie a félicité chacun des membres de la Cei avant de poser pour la postérité avec eux à l’issue de cette manifestation qui a posé les premières balises du processus électoral.

Pour mémoire, la Cei se compose comme suit : Président : l’abbé Apollinaire Malu-Malu ; 1er vice-Président ; Révérend Ngoie Bolya, 1er vice-Président ; Norbert Bushingezi, 2ème vice-Président ; Crispin Kankonde, 3ème vice-Président ; Dieudonné Mirimu Mulongo, rapporteur ; Mme Carole Kabanga Nkoy, 1er rapporteur adjoint, M. Charles Kabangu Tshibi Tshibi, deuxième rapporteur adjoint et Mme Marie-Rose Kambere Kavira, troisième rapporteur adjoint ; ainsi que des membres suivants : Mmes Grâce Lula Amba, Nadine Mishika Tshisima et Madeleine Mwepu Kayumba ; MM Justin Pascal Rukenguna Bayizere ; Gabriel Mpolo Mpenge, Bertin Mpunga, Mfumu Difima, Kahulu Amanazo, Antoine Nsengi Mukulu, Godefroid Rumaka, Malele Nyembo et Asuka Mamake.

MMC

vendredi, août 27, 2004

Briefing du 27 août 2004

1. Après avoir bien vu toutes leurs cartes, les patrons parlent: Ruberwa regagnera Kinshasa probablement ce dimanche

  • The White House support for Kabila
  • 'UE demande à M. Ruberwa de réintégrer le gouvernement de la RDCongo
  • Visite éclair de Aldo Ajello à Goma
  • Ruberwa retournera à Kinshasa probablement ce dimanche
2. Vers une alliance des outlaws Karaha-Nkunda?
  • Coalition entre Nkunda et Bizima Karaha.
3. Kagame recule : coup raté (pour le moment)
  • Avis d’un observateur de la situation au Rwanda(26 août, receuilli par deboutcongolais.info):
  • Le Rwanda éloigne Mutebusi de la frontière avec la RDC
  • Le Burundi rouvre sa frontière avec la RDC
  • Uganda, Rwanda and Congo agree to disarm rebels
4. Déclarations de Kabila et de l’armée
  • Joseph Kabila : la déclaration de Ruberwa est une blague
  • Les généraux Mbuza Mabe et Sylvain Mbuki s’opposent aux propos de Ruberwa
  • Sylvain Buki, ancien chef de l’armée pro-rwandais du RCD, actuel d’état-major des forces terrestre au radio Okapi
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1. Après avoir bien vu toutes leurs cartes, les patrons parlent: Ruberwa regagnera probablement dimanche Kinshasa

The White House support for Kabila
Office of the Press Secretary, August 26, 2004
Statement on the Contined Support for the Transitional Government of the Democratic Republic Headed by President Kabila
The United States notes with great concern the decision by Democratic Republic of the Congo Vice President Azarias Ruberwa to suspend all Congolese Rally for Democracy-Goma (RCD-G) activities in the transition. We continue to support the transitional government of the Democratic Republic headed by President Kabila.
We call upon the Governments of Burundi, the Democratic Republic of the Congo, and Rwanda to support the transitional government and to exercise restraint.

'UE demande à M. Ruberwa de réintégrer le gouvernement de la RDCongo
BRUXELLES, 26 août (AFP) - le haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana. "Il est important que le RCD (ex-rébellion soutenue par le Rwanda), réintègre rapidement le gouvernement et que les solutions mises en place le soient dans le cadre des institutions de la transition", a-t-il ajouté.

Visite éclair de Aldo Ajello à Goma
GOMA (RDCongo), 26 août (AFP) - L'émissaire de l'Union européenne pour la région des Grands lacs Aldo Ajello a effectué jeudi une visite éclair à Goma,
M. Ajello a passé deux heures à Goma avant de partir pour Kampala. Il devait se rendre vendredi dans la capitale congolaise Kinshasa.

Le Potentiel du jeudi 26 août 2004
Ruberwa retournera à Kinshasa probablement ce dimanche
Le retour à Kinshasa du président national du Rcd annoncé pour ce dimanche
Le vice-président de la République et président national du Rcd, Me Azarias Ruberwa est disposé à regagner la capitale, Kinshasa, dans les meilleurs délais. Précisément ce dimanche, juste la veille de l’arrivée du président sud-africain, Thabo Mbeki. Ce changement d’attitude est dû incontestablement à ce réalisme politique dont ont fait preuve la majorité des membres du Rcd qui a opté pour la poursuite de la transition
Les membres du Rcd restés à Kinshasa ont été les premiers à exprimer leur désapprobation.
Mardi, les ministres, membres du Rcd, ont pris part à la réunion et ont été chaleureusement applaudis par leurs collègues du gouvernement.
Mercredi, dans une motion, un député du Rcd a rejeté la déclaration du président national de son parti et a annoncé la décision de 67 députés Rcd restés à Kinshasa sur les 92, de « continuer à travailler au sein de l’Assemblée nationale jusqu’à la fin de la transition ». Il a fait savoir aussi que cette décision engageait tous les autres membres du Rcd, présents dans la capitale et évoluant au gouvernement et dans les institutions d’appui à la démocratie.
En clair, sa démarche n’a obtenu le soutien de personne, si ce n’est celui des huit députés de son parti. Jusqu’à preuve du contraire, Ruberwa a raté son coup. C’est-à-dire, ramener le compteur de la transition à zéro par des initiatives parallèles, en marge du cadre juridique de la transition.
Les dernières déclarations de Ruberwa se présentent maintenant comme des justifications. Il laisse entendre qu’il n’avait pas l’intention de bloquer la transition et que l’arrêt exigé concernait uniquement le gouvernement et le parlement. Il se félicite que sa réaction ait occasionné un début de solution avec la nomination du commandant second de la 10è région militaire. Soit. Pas de polémique là-dessus. Cependant, tout le monde sait que le décret du Chef de l’ Etat a été rendu public dimanche alors que le président national du Rcd a fait sa déclaration 24 heures après, c’est-à-dire le lundi 23 août 2004.
Scepticisme, tout de même
En rejoignant l’ aile dure de son parti, Ruberwa a perdu de sa crédibilité politique. Il s’affirme aujourd’hui que le vrai patron du Rcd est le député Bizima Karaha, connu pour son attachement au Rwanda. Et dans ce cas-là, le massacre de Gatumba n’aura été qu’un prétexte pour torpiller le processus de transition en cours.
L’autre raison du scepticisme serait l’incapacité des autorités du Nord-Kivu à mettre la main sur le général dissident Laurent Nkunda. Le ciel demeure toujours nuageux au Kivu.

2. Vers une alliance des outlaws Karaha-Nkunda?

Coalition entre Nkunda et Bizima Karaha.
Irinnews, 26 augustus
Many observers say that Ruberwa is caught between showing his colleagues in Kinshasa that he is serious about the peace process and showing his fellow Banyamulenge in Goma that he will stand up for them.
Reflecting the competing pressures Ruberwa is under, one of his last acts as vice-president was to issue a decree calling for Nkunda's arrest. Then, the next day, he announced his withdrawal from the government, a position that effectively supported Nkunda.
One official within RCD-Goma told IRIN that Ruberwa had wanted to return to Kinshasa but had been overpowered by elements opposed to the transition. An expatriate in Goma agreed. "Ruberwa is seen as a traitor from both sides no matter which decision he takes," he said.
Ruberwa openly admitted the dilemmas he faces when speaking last week at the memorial service in Goma for the Banyamulenge massacred in Burundi. "We are divided at the moment," he said of party members. "Some are for Karaha, others for Ruberwa, others for Nkunda. If we do not unite and speak as one, then we will perish."

3. Kagame recule : coup raté (pour le moment)

Avis d’un observateur de la situation au Rwanda(26 août, receuilli par deboutcongolais.info):
Pour le moment la reprise de la guerre a été reportée. Kigali avait pensé de pouvoir vite reprendre la guerre, mais vu l’attitude habile et intéligent de kabila et vu les pressions de la communauté internationale, Kagame a du réculer. Or au Rwanda domine le sentiment d’une crise : les conditions de vie des masses rwandaises mais aussi à la base même du FPR deviennent plus difficile, les revenus du pillage au Congo ont fortement diminués, l’aide internationale commence à ralentir. Dans l’armée il y a un fort sentiment de mécontentement à cause du licenciement de beaucoup de soldats et d’officiers, même l’opération à Darfour suscite plus de problèmes de rivalités entre officiers qui veulent “aller gagner des sous” etc... Pour le moment on peut acheter à Kigali 100 soldats entraînés pour 1000 euros. Toute cette situation pousse Kagame à se tenir à sa stratégie de relancer la guerre au Congo. La période entre octobre et décembre deviendra une période très critique puisque immédiatement après les élections, il y a une sorte de période de vacuüm à Washington, dans laquelle l’administration du Pentagon, de la CIA etc... où Kagame a beaucoup d’amis, pourrait accepter une guerre - éclair avec laquelle kagame voudrait poser la nouvelle administration américaine devant des faits accomplis.

Le Rwanda éloigne Mutebusi de la frontière avec la RDC
KIGALI, 25 août (AFP) -
Le colonel et ses hommes ont été transférés du camp militaire de Ntendezi, à une vingtaine de kilomètres de la RDC, au camp de Cyongo, situé à près de 200 km de la frontière, selon le président de la commission nationale rwandaise du rapatriement des réfugiés, Straton Nsanzabaganwa.
"Nous avons fait comprendre à ces hommes qu'ils ne doivent rien entreprendre en vue d'attaquer leur pays d'origine, la RDC. Ils doivent désormais se comporter en civils", a déclaré à l'AFP M. Nsanzabaganwa.
Un premier contingent de 130 hommes a gagné mardi soir le camp de Cyongo, et les 170 autres ont été transférés mercredi, toujours selon la même source.
Après des combats contre l'armée régulière, lui et ses hommes ont fui le 21 juin au Rwanda, où ils ont été désarmés.

Le Burundi rouvre sa frontière avec la RDC
BUJUMBURA, 26 août (AFP) - Le Burundi a rouvert jeudi sa frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), fermée depuis le 15 août, une mesure qui témoigne d'un certain apaisement des tensions dans la région des Grands Lacs, mise en ébullition par le massacre de quelque 160 personnes le 13 août.
Le Burundi a justifié la rouverture en expliquant que "la tension a fortement baissé entre les deux pays, mais aussi pour des raisons économiques", selon le porte-parole du gouvernement, Onésime Nduwimana.

Uganda, Rwanda and Congo agree to disarm rebels
KAMPALA, Aug 25 (Reuters) - Uganda, Rwanda and the Democratic Republic of Congo (DRC) agreed on Wednesday to "immediately" disarm rebel groups who threaten peace and security in Africa's Great Lakes region.
The agreement was signed following U.S.-sponsored talks in the Ugandan capital Kampala between delegations led by Ugandan Defence Minister Amama Mbabazi, Rwanda's Foreign Minister Charles Murigande and his Congolese counterpart Raymond Ramazani Baya.
The three ministers said they regretted the absence of delegates from
Burundi at the talks, and pledged to bring the country on board.

4. Déclarations de Kabila et de l’armée

Joseph Kabila : la déclaration de Ruberwa est une blague
Question : M. le Président, quelle est la Situation générale du pays?
P.Kabila
Dans le pays, la situation qu’elle soit politique, militaire ou sécuritaire est tout a fait calme: A part, bien entendu des incidents ici et là notamment en Ituri et tout dernièrement au Sud-Kivu et au Nord-Kivu En général la situation est relativement calme
Question: M le Président, par rapport à tout ce qui se passe dans le pays aujourd’hui, les Congolais se posent la question de savoir si les élections vont avoir lieu et si elles vont se dérouler dans le délai tel que fixé par la Constitution de la transition?
P. Kabila : Vous savez, je suis convaincu que les élections auront lieu. C’était une promesse de ma part. C’est une promesse de la part des signataires de l’Accord global et inclusif. Les élections auront lieu dans le délai prévu.
Dès ce vendredi, la Commission électorale indépendante, les membres de cette commission vont prêter serment. Et bien sûr, la commission était à pied d’oeuvre. Alors le gouvernement aussi est en train de travailler dans ce sens-là y compris les autres institutions de la transition. Je dirai que c’est ça la mission principale des institutions actuelles de la transition pour l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes.
Question: M. le Président, le Rcd a suspendu sa participation aux institutions de la Transition. Qu’est-ce que vous en pensez?
P.Kabila : Je connais que l’essentiel est que les institutions de la transition vont continuer à fonctionner sans problème. Je pouvais aussi dire que pour moi c’est une blague, parce que la demande du Rcd, bien sûr, le vice-Président de la République Azarias Ruberwa, de négocier soit renégocier les accords. Primo, la position du gouvernement et la mienne étaient qu’il n’y aura pas des négociations. Secundo, les institutions de la transition sont là pour renouer des problèmes à exposer à l’avenir. Alors des problèmes soulevés par le Rcd par le vice-Président Ruberwa, ce sont des problèmes que le gouvernement et la constitution de la transition peuvent résoudre à tout moment.
Question : M. le Président, votre homologue sud-africain, Son Excellence M. le Président Thabo Mbeki va visiter notre pays d’ici quelques jours, pouvez-vous nous dire dans quel cadre se situe cette visite
J. Kabila : J’ai invité le Président Mbeki, je crois bien, il y a deux mois. C’est une visite de travail toujours, dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays. Tout récemment, nous avons signé un accord de coopération militaire sur le plan de la défense, bien sûr, avec la République sud-africaine. Alors. c’est dans ce sens là, que le Président Thabo Mbeki viendra nous rendre visite.
Bien entendu, ça sera aussi l’occasion pour lui d’avoir des entretiens avec d’autres responsables le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat, pourquoi pas avec les vice-Présidents comme c’était le cas, je crois bien, au mois de janvier, lorsqu’il était ici dernièrement.
Kinshasa , 26.08.2004 , (Th) | Forum des As/Fda-LP

Les généraux Mbuza Mabe et Sylvain Mbuki s'opposent aux propos de Ruberwa
Kinshasa , 26.08.2004 | Politics
Pour le général Mbuza Mabe, le redéploiement des troupes ou l’implantation des forces armées ne dépendent pas du vice-président de la République Ruberwa. « Je ne vois pas pourquoi il doit parler de ce problème. Cela ne le concerne pas. C’est le chef d’état-major général des Fardc qui a les prérogatives, sur décision du commandant suprême, de déployer les unités de l’armée.
Le vice-président n’a qu’a se contenter de la politique », a expliqué le général Mbuza Mabe. S’agissant de Laurent Nkunda, le commandant de la 10ème région militaire lui renie le droit de s’imposer sur l’armée gouvernementale. « Il n’a qu’a diriger sa rébellion. Il est sans fonction, comment peut-il demander mon départ de la 10ème région militaire ? », s’est interrogé le général Mbuza Mabe.
Pour sa part, le chef d’état-major des forces terrestres Sylvain Buki a précisé, au sujet de la demande de Azarias Ruberwa sur le retrait des militaires déployés à 1’Est que c’est « une situation exceptionnelle causée par les événements de Bukavu. Le gouvernement 1’a décidé pour sécuriser la population face au soulèvement des mutins ».
(FP) | Le Potentiel/R.O

Le Potentiel, 26 août
Sylvain Buki sur radio Okapi
Question. Que dites-vous de la question soulevée par le vice-président Azarias Ruberwa et du déploiement de troupes qui a été fait à l’Est du pays ?
Buki. Les troupes ont été déployées à l’Est à cause des événements malheureux qui ont secoué les villes d’Uvira, Kindu, Kisangani….Nous avons décidé d’envoyer des troupes pour empêcher les insurgés de continuer à attaquer, de tuer, de violer les femmes et de piller . Les troupes restent stand by en attendant le processus de fusion, de brassage de l’armée. Ces troupes pourront donc éventuellement bouger avec le processus de formation de l’armée qui va bientôt commencer.
Question. Pour le vice-président Ruberwa, à l’entendre parler, l’armée n’a pas fait ce qu’on attendait d’elle. Ne voyez-vous pas que c’est une confusion de la part de celui-là même qui a la charge de la sécurité, et de la défense? N’est-ce pas que, quelque part, le vice-président est en train de mettre en cause votre travail?
Buki. Les accords de paix ne prévoyaient pas qu’on bouge les troupes avant le processus de brassage. Il faut aussi dire que les accords de paix ne prévoyaient pas que les Mutebusi allaient violer les femmes ici et piller la population. C’est une situation de fait à laquelle nous sommes confrontés.
Et le gouvernement avait le devoir de sécuriser la population. C’est donc le gouvernement qui a ordonné l’envoi du renfort des troupes, qui a donné les moyens (avions, bateaux, armes…).
Aujourd’hui, la structure militaire d’intégration a été mise en place à Kinshasa et elle est en train de faire quelque chose pour le processus de brassage et de formation de l’armée.
Question. Ne pensez-vous pas que l’on puisse faire capoter la transition juste pour la question de l’armée ?
Buki. Je ne pense pas qu’on veuille faire capoter la transition pour la question de l’armée. Il existe un programme de brassage des militaires qui est en cours avec l’appui du gouvernement de transition. Ce programme concerne toutes les composantes et entités.
Il est évident que pendant le brassage proprement dit, il est prévu une phase de sensibilisation. Il y a des équipes qui vont passer dans les unités et dans la population pour expliquer le bien- fondé du brassage et comment cela va se passer. La structure militaire d’intégration n’a pas encore envoyé ces équipes-là sur le terrain.
Question. Selon vous, pourquoi cela prend-il du temps? Pourquoi l’intégration, le brassage de l’armée tardent-ils et à qui la faute ?
Buki. A mon sens, l’important n’est pas de savoir à qui la faute. Le gouvernement et la communauté internationale, partenaire à notre gouvernement, devraient financer ce processus. Malheureusement, le financement tarde à venir. Les Belges sont venus, ils nous ont aidés à former une brigade qui est déjà opérationnelle en Ituri. Je pense qu’il y a un problème de moyens matériels pour soutenir la formation et le processus de brassage de l’armée. Le gouvernement avait débloqué un fonds de démarrage, néanmoins nous attendons.
Tiré de Radio Okapi
(*) Chef d’Etat-major général de la force terrestre + ancien chef de l’armée pro-rwandais du RCD

mercredi, août 25, 2004

Briefing du 25 août 2004

1. Que pense le peuple congolais?
  • A Goma, fief de l'ex-rébellion du RCD, "nous sommes fatigués du désordre"
  • Kisangani se révolte
2. RCD-Kinshasa : course pour la médaille d’or dans la discipline ”prendre sa distance et sauver les meubles”
  • Correction v-a-v de hier: Crispin KABASELE Tshimanga a bien signé la déclaration des membres du RCD restés à Kinshasa. Voici la déclaration :
  • Le Courant Rénovateur du Rcd propose des élections anticipées afin de contrecarrer l’agenda caché du vice-président Azarias Ruberwa
3. le PPRD
  • Le parti du président Kabila dénonce M. Ruberwa
4. deux mobutistes sont candidats premier ministre
  • Jean-Oscar Ngalamulume s'interroge : comment éviter l'insurrection populaire au 30 juin 2005 ?
  • Lutundula Apala : " Il y a obligation de négocier avec le RCD"
5. l’UDPS et la PALU se positionnent
  • L’Udps appelle le peuple à la vigilance
  • Antoine Gizenga : "1+4 est négatif sur tous les plans"
6. Quelle issue juridique réaliste ?
  • Analyse juridique de la situation
  • Hamuli Baharaguza (Coordonnateur du Comité national préparatoire de la Conférence des Grands Lacs)
7. réactions internationales
  • Le Ciat condamne Ruberwa
  • L’International Crisis Group demande à l’OTAN de renforcer la MONUC
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Aujourd'hui sur le site deboutcongolais
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1. Que pense le peuple congolais sur le terrain?

A Goma, fief de l'ex-rébellion du RCD, "nous sommes fatigués du désordre"
GOMA (RDCongo), 24 août (AFP) -
"Nous ne sommes pas contents de cette suspension", affirme Albert, dans une rue poussiéreuse de Goma.
"Nous, tout ce qu'on veut, c'est la paix. Nous sommes fatigués du désordre. Nous avons assez souffert", explique Henriette, une mère de trois enfants qui tient un petit magasin de quincaillerie.
"Le RCD est un parti comme tous les autres. Nous trouvons qu'il veut s'accaparer notre pays", poursuit Albert, étudiant en informatique.
"Azarias Ruberwa ne veut pas qu'on puisse aller aux élections", affirme Christophe, un jeune homme sans emploi.
"Il veut troubler la population congolaise pour s'enrichir, mais nous prions la communauté internationale pour qu'elle fasse en sorte que la transition continue", ajoute-t-il.
"Ces gens-là (le RCD) ne réagissent que quand on tue leurs propres frères", poursuit Christophe, interrogé à Birere, un quartier commerçant du centre ville de Goma.
"Il y a eu des massacres à Makobola (est de la RDC) et à Kindu (centre-est) et ils sont passés inaperçus", affirme Christophe.
Cette ancienne rébellion soutenue par Kigali n'a jamais eu le soutien de la population de Goma, ville située à la frontière avec le Rwanda. La majorité des habitants de Goma reprochent en effet au RCD de ne pas avoir de programme pour le bien-être de la population.
"Nous on continue avec notre transition. Si eux (les gens du RCD) veulent rester ici ils peuvent rester, mais nous on veut la paix pour notre pays", résume Albert.

Kisangani se révolte
la province orientale a connu un week-end mouvementé suite aux protestations à cette organisation de deuil. Il nous revient que avant la journée de samedi, les étudiants de Kisangani ont incendié le siège du Rcd en signe de protestation. Les étudiants fustigeaient le Rcd car il accorde beaucoup d’importance à 160 ou 188 personnes contrairement à 3,5 millions de morts pendant la guerre d’agression.
De plus, la colère des étudiants s’est empirée le dimanche lorsqu’au sortir de la messe organisée pour lever ce deuil, le gouverneur Thea Baruti (membre du Rcd et ancien ministre du travail et de la prévoyance sociale) a été victime du jet de pierres de la part des étudiants. Pour trouver une réponse à cette montée de violence, le gouverneur de la province orientale s’est pris au dirigeant du parti du peuple pour la reconstruction et le développement (Pprd). Le président provincial du Pprd le professeur Bokanga Itindi (Professeur à l’Unikin) a été arrêté il est accusé par l’autorité de la ville d’avoir soulevé les étudiants. Aujourd’hui, sa vie est en danger et il est en résidence surveillée. En ce jour, il doit sa vie à la garde assurée par le groupe spécial de sécurité présidentielle (Gssp).
(CP) | L’Avenir/Fifi Nyakio 24.08.2004

2. RCD-Kinshasa : course pour la médaille d’or dans la discipline ”prendre sa distance et sauver les meubles”

correction v-a-v de hier: Crispin KABASELE Tshimanga a bien signé la déclaration des membres ud RCD restés à Kinshasa. Voici la déclaration :
Le Phare (Kinshasa), 24 Août 2004
Les Membres du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, présents à Kinshasa, à savoir les' Membres du Collège des Fondateurs, les Membres du Comite Exécutif National, les Ministres, les Vice-Ministres, les Sénateurs, les Députés et les Membres des Institutions d'Appui à la Démocratie, viennent de prendre connaissance de la Déclaration Politique publiée par certains Camarades se trouvant actuellement à Goma pour raison de deuil. Répondant aux attentes du Peuple Congolais de sortir de la crise multiforme dans laquelle il est plongé depuis de nombreuses années, et respectueux de l'Accord Global et Inclusif, les Membres du RCD restés au siège social du Parti ont décidé de poursuivre leur participation dans toutes les Institutions de la Transition. En conséquence, les Ministres, les Vice-Ministres, les Sénateurs, les Députés, les Gouverneurs et le Vice-Gouverneurs de province, les Membres des Institutions d'Appui à la Démocratie, les Militaires et les Policiers doivent continuer à servir la Nation Congolaise dans les Institutions et Structures Etatiques dans lesquelles ils ont été déployés.
Ils en appellent à l'évaluation de la transition au sein des Institutions de la République et Structures étatiques.Le deuil levé dans toutes les fédérations du Parti, les Camarades partis à Goma sont invités à rejoindre Kinshasa, siège des Institutions et du Rassemblement Congolais pour la Démocratie.
Fait à Kinshasa, le 23 Août 2004.
Pour le Rassemblement Congolais pour la Démocratie,
A. COMITE EXECUTIF NATI0NAL:
1. Honorable Francis BEDI MAKHUBU MABELE, Secrétaire Général du RCD
2. Honorable Crispin KABASELE Tshimanga, Secrétaire Général adjoint
du RCD
3. Honorable Léon MONDOLE, Secrétaire National Adjoint du RCD
B. SENAT 4. Docteur Emile ILUNGA KALAMBO, Premier Vice-Président du Bureau d u Sénat
C. ASSEMBLEE NATIONALE
5. Honorable Boniface BALAMAGE N'KOLO, Député National
6. Honorable Jean MBOYO ILOMBE, Député National D. GQUVERNEMENT
7. Général Jean-Pierre Ondekane, ministre de la Défense Nationale
8. Prof Emile Ngoy Kasongo, ministre de l'Economie Nationale,
Président Fédéral du RCD/Maniema
9. Me Joseph MUDUMBI MULUNDA, Ministre de l'Enseignement Supérieur et Univervitaire, Président Fédéral du RCD/Sud-Kivu
10.Mr. Baudouin BANZA MUKALAY SUNGU, Vice-Ministre des Travaux
Publics et Infrastructures, Président Fédéral du RCD/Katanga
E. Institutions d'appui à la démocratie
11. Mr. Norbert Basengezi Katintima, Deuxième Vice-Président de la Commission Electorale Indépendante


Le Courant Rénovateur du Rcd propose des élections anticipées afin de contrecarrer l’agenda caché du vice-président Azarias Ruberwa
Kinshasa , 24.08.2004
« Ruberwa et le Collège des fondateurs du Rcd sont responsables des morts de 166 Congolais à Katumba », clame Kazadi Nanshabalowa, le Président du Bureau politique du Courant rénovateur du Rcd. La démarche d’arrêter la transition, que le Courant qualifie de criminelle, est un acte qui incite à la reprise de la guerre.
L’honneur de l’armée congolaise, poursuit-il, ne peut pas être jeté en pâture par celui-là même qui est censé être le Vice-Président en charge de la Défense. « Toutes les raisons du monde, note-t-il, ne peuvent pas justifier qu’un général, en la personne de Mbuza Mabe soit accusé de génocidaire, ceci au mépris du groupe fondateur de l’Etat des droits ».
Pour le Courant rénovateur « Nous disposons des matériels nécessaires pour organiser les élections au mois de décembre 2004 ». Et le Courant rénovateur de préciser « le mois de septembre 2004 peut être mis à profit pour le début de la campagne et le dispatching des matériels sur l’ensemble du territoire national », les partisans du Courant rénovateur estiment que « les élections anticipées mettront au rancart la distraction de Ruberwa et sa « bande » d’une part, et d’autre part, le Gouvernement sera soulagé parce qu’il n’y aura pas frapper à des portes pour chercher un quelconque financement pour la tenue des élections ».
Pour le Courant rénovateur, cela ne constitue pas de la démagogie, mais plutôt « une façon de mettre fin à l’agenda caché du Vice-Président qui veut dérailler le train de la Transition qui a atteint sa vitesse de croisière ».
Le Bureau du Rcd, Courant rénovateur qui avait été mis en place dernièrement est dirigé par l’honorable Kazadi Nanshabalowa Secrétaire général: Monsieur Denys Ngabiweie Ifumpu, trésorier général : Monsieur Delphin Munsie, Secrétaire Exécutif à la mobilisation : Monsieur Venant Diaka, Secrétaire Exécutif à l’implantation : Monsieur Arsène Bitanga.
L’objectif visé par la mise en place de cette structure intérimaire, affirme M. Kazadi, vise la dissolution du Collège des fondateurs de leur parti ainsi que l’organisation du Congrès extraordinaire. Et ce, en vue de la mise sur pied des structures définitives.
D’après Kazadi, le Courant rénovateur du Rcd, qui, en son sein comprend ses collègues Tshibwabwa, Mwewa Lunda et consorts n’est pas a confondre avec celle de Bizima Karaha, qu’ils qualifient d’opportuniste au pouvoir du Rwanda et mis par l’intention de brouiller les cartes du processus de démocratisation en Rdc.
(Th) | Forum des As/Dma BUHAKE/Fda

3. le PPRD

Le parti du président Kabila dénonce M. Ruberwa
KINSHASA, 24 août (AFP) -
"Le PPRD ne ratera pas l'occasion de fustiger cette manie de vouloir à tout prix transporter les problèmes du Rwanda et du Burundi en République démocratique du Congo", a déclaré le secrétaire général de ce parti, Vital Kamerhe, lors d'une conférence de presse à Kinshasa.
"Ils (les responsables du RCD, ndlr) sont constamment partagés entre les intérêts du Congo et ceux du Rwanda", a encore déclaré M. Kamerhe, accusant M. Ruberwa, de "servir de cheval de Troie pour permettre au Rwanda de concrétiser son plan d'occupation de l'est de notre pays".
Le PPRD, qui rappelle "les engagements pris devant l'opinion nationale et internationale à Sun City au dialogue intercongolais", invite le vice-président Ruberwa, les ministres et députés de son obédience qui séjournent "sans raison à Goma" à regagner Kinshasa, le siège des institutions de la République, pour poursuivre le processus qui doit être sanctionné, en juin 2005, par la tenue des premières élections démocratiques depuis 40 ans.

4. deux mobutistes sont candidats premier ministre

Jean-Oscar Ngalamulume, s'interroge : comment éviter l'insurrection populaire au 30 juin 2005 ?
Jean-Oscar Ngalamulume (JON), pouvez-vous nous faire brièvement votre lecture de tristes événements de Gatumba?
Jean Oscar Ngalamulume: Nous condamnons avec la dernière énergie ces massacres, fruit de la folie humaine. Mais il faut faire la part des choses avec certains propos tenus dans la foulée des émotions par le Vice-Président Ruberwa. La transition ne peut être arrêtée pour sa redéfinition alors que le souhait du peuple est de voir le gouvernement accélérer le processus conduisant aux élections.
Quelle évaluation faites-vous du processus politique en RDC à moins de 12 mois des élections?
Triste et chaotique à tous les égards. Nos acteurs politiques ne veulent pas développer le sens de l'intérêt supérieur de notre pays. La situation de notre pays est plus frustrante aujourd'hui qu'elle ne l'était hier, c'est triste pour les Congolais.
Il y a manque de visibilité, de leadership; l'immobilisme, manque de vision au niveau du gouvernement d'où est née la frustration au niveau de la Communauté nationale et internationale.
Qu'est-ce que vous proposez?
La situation évoluerait positivement si le pays s'était doté d'un Premier ministre neutre, dans le but de coordonner l'action du gouvernement avec comme objectif, a court, à moyen et à long terme, la création de nombreux emplois et donner un salaire décent aux Congolais.
Quels sont selon vous les différents scenarii qui pourraient survenir au cas ou la transition ne prenait pas fin à la date prévue, c'est-à-dire au 30 juin 2005?
Les folles journées du 2, 3 et 4 juin 2004 sont la préfiguration d'une forte agitation dans les mois à venir. Ici, je me sens dans l'obligation de leur dire que la patience a ses limites. Il faut donc se méfier de la soi-disant passivité du peuple congolais.
Il appartient au Président Joseph Kabila de se ressaisir et d'ouvrir un oeil, cette fois le bon en tant que chef de l'Exécutif. Des millions de dollars que la MONUC dépense en RDC viennent des contribuables occidentaux qui n'accepteront pas de donner leur argent pour une durée indéterminée. Son rôle dans ce gouvernement de transition n'est pas de négocier tout le temps là où il faut donner des directives. Voila l'origine des mots comme manque de leadership, l'immobilisme, manque de vision et la frustration au niveau de la communauté internationale.
Donnez quelques exemples!
Je prendrai banalement deux cas, celui de Monsieur Herman Cohen que personne n'ignore ici ou ailleurs. De passage en Afrique dans tous les pays, les chefs d'Etat changent leur agenda pour le recevoir, sauf ici chez-nous ou ceux qui ne veulent pas que le Président Kabila réussisse son ouvre disent que Herman Cohen est un homme du passé. Quelle erreur? La preuve, le professionnel du Congo Brazzaville l'a reçu en arrivant et avant de repartir lors de son dernier séjour en RDC.
Deux tendances s'entre-déchirent au sujet de la nécessité ou non d'amnistier les personnes impliquées dans l'assassinat du Président Laurent Désiré Kabila. Quelle est l'approche de la Cides à ce sujet ?
Notre pays ne sera jamais reconstruit dans un climat de haine, d'exclusion et de vengeance. Et si réellement les Congolais avaient cette sale culture de tuer facilement, Mobutu et les siens n'auraient pas gouverné le Congo pendant 32 ans. Dans ce cas de l'assassinat du Président Laurent Désiré Kabila, vous comme moi devons donc savoir que tout ce qui est impuni est donc permis. Il appartient à ce jour à l'Etat de mettre en place un cadre institutionnel approprié devant permettre aux accusés de se défendre dignement.
Donnez-nous la photographie de la CIDES?
La CIDES est le porte-parole de la majorité des Congolais silencieux qui souhaitent une Constitution juste, capable de régir l'exercice de la vie politique dans la discipline et le respect des lois. Elle se distingue des autres partis politiques de part sa primauté du droit, de sa vision de rechercher l'efficacité et la volonté de faire participer tous les Congolais à la gestion des affaires qui les concernent. Son défi consiste, si le pays est doté d'un cadre constitutionnel juste, de créer des emplois et promouvoir un salaire décent pour tous les Congolais. Elle est un parti politique organisé par les filles et fils du pays qui ouvrent pour la paix durable et la prospérité de toutes les couches sociales.
Quels sont vos rapports avec les autres partis et leurs dirigeants?
Nos rapports sont cordiaux. Quant aux dirigeants, je dirai un mot sur M.Etienne Tshisekedi. Ce monsieur est pour moi un monument et une référence en matière de démocratie en RDC. Cela personne ne peut l'ignorer et je me sens dans l'obligation de lui rendre cet hommage.
Un mot sur la détention M. Atundu Liongo de la CDR?
Je trouve cela injuste dans un pays qui se veut respectueux des droits de l'homme. Que reproche-t-on à André? Seulement le fait d'avoir dit haut ce que les autres pensent ...
Il appartient au Président de la République, à qui je formule personnellement cette demande, en tant que bon père de famille, de comprendre la frustration de l'un de ses nombreux enfants que nous sommes.
Kandolo M. Le Phare (Kinshasa) 23 Août 2004

Lutundula Apala : " Il y a obligation de négocier avec le RCD"
Le député Christophe Lutundula Apala, Président du parti politique dénommé MSDD et ancien négociateur membre de la Commission politique. Pour lui il s'agit d' "une décision regrettable que nous aurions pu éviter si nous avions désigné dans les institutions de la transition des personnes répondant au profil dessiné par l'Accord global et inclusif(AGI).
Chistophe Lutundula indique que cette sanction aura de graves implications. Notamment sur le plan du fonctionnement des institutions où la logique de base de cet ordre politique qui est le consensus sera difficilement respectée. Ensuite il y a l'ensemble du processus de la transition qui est totalement décrédibilisé à défaut d'atteindre la réconciliation nationale. La troisième implication, martèle Lutundula Apala, est qu'il y aura forcément des négociations avec le RCD, qu'on le veuille ou non, car le RCD doit à tout prix réintégrer le processus. Encore qu'il faudra prendre connaissance du cahier des charges du RCD relève christophe Lutundula Apala.
Autre conséquence : il est évident que la marche vers les élections recevra un coup et que nous ne saurons pas faire l'économie de l'ajustement politique et constitutionnel Lutundula indique que le 1+4 a échoué dès lors qu'il a conduit à l'absence de l'autorité de l'Etat. Il démontre que sur le plan militaire, chaque belligérant a gardé ses forces et sa puissance sur son ancien territoire. Il n'y a donc pas réconciliaton, conclut-il.
Que faut-il alors pour en sortir? Christophe Lutundula Apala préconise le retour au régime classique en recentrant l'autorité de l'Etat sur un Premier ministre qui devra conduire le pays aux élections.
Kandolo M. Le Phare (Kinshasa) 23 Août 2004

5. l’UDPS et la PALU se positionnent

L’Udps appelle le peuple à la vigilance
L’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps, a toujours dénoncé les tricheries, la corruption ainsi que les différentes magouilles qui continuent à caractériser la transition démocratique en Rdc, et cela depuis le premier jour de la mise en oeuvre de l’Accord global et inclusif.
(...)
L’Udps met en garde les animateurs actuels de la transition pour leur inconscience face au danger de disparition que court notre Pays.
Compte tenu de la dégradation de la situation actuelle, l’Udps en appelle:
- A la Communauté internationale, partie prenante à l’Accord global et inclusif à travers le Ciat de jouer correctement et pleinement son rôle dans le sens des attentes du peuple congolais;
A tout notre peuple de demeurer vigilant car, l’Udps considère que les dix derniers mois qui nous séparent de la fin de la transition doivent être consacrés à la recherche des solutions aux problèmes majeurs actuels afin qu’à la date du 30 juin 2005 la volonté populaire soit exhaussée à travers l’installation des Institutions issues des élections libres, démocratiques et transparentes.
Le Potentiel du 25 août 2004

Antoine Gizenga : "1+4 est négatif sur tous les plans"
Le Phare (Kinshasa) , 23 Août 2004
Le Parti Lumumbiste unifié est né le 22 août 1964. C'est en marge de la commémoration du 40ème anniversaire du Parti Lumumbiste Unifié(PALU) que son Secrétaire général Antoine Gizenga a dressé le bilan du régime en place, issu du Dialogue intercongolais.
C'était dimanche au siège du parti sur la 12è rue à Limete.
"Ceux qui dirigeaient le Dialogue intercongolais, certainement incités par des forces occultes, avaient refusé d'accorder le temps raisonnable de parole à notre parti pour exposer sa position. Ils ont plutôt préféré l'option d'une solution, accompagnée d'une imposition " à prendre ou à laisser ", solution dite " 1+4 " dont les résultats sur les plans politique, social et économique sont jugés négatifs par la totalité du peuple congolais ". Et de poursuivre : "certes l'Accord global et inclusif, ayant consacré ce système politique étrange, a été signé aussi par notre parti mais, il faut savoir que nous l'avons signé sous réserve au seul motif que cela représentait l'unique manière d'arrêter la guerre au Congo, d'éloigner de celui-ci le risque de balkanisation et d'obtenir l'organisation rapide des élections libres, démocratiques et transparentes".
A la fin, le porte-parole du Palu qui est en même temps le premier secrétaire permanent adjoint du parti, Godefroid Mayobo, a entretenu la presse pour éclaircir le sens de la manifestation du jour.
Par ailleurs, à la question lui posée sur les déclarations du vice-président Azarias Ruberwa souhaitant qu'on observe une pause de la transition, en vue de faire une évaluation, l'orateur a dit que le Palu ne réagit jamais sur ce qui n'est pas clairement exprimé. Et ce, avant de condamner avec la dernière énergie tous les discours va-t-en guerre susceptibles de bloquer le processus, dont la principale mission reste celle d'organiser les élections. Donc, Godefroid Mayobo invite ses compatriotes acteurs politiques à proscrire tout propos de nature à compromettre la transition.

6. Quelle issue juridique réaliste ?

Analyse juridique de la situation
Avant toutes autres considérations, il convient de lire l’article 2 de l’Acte final du Dialogue inter-congolais. Celui-ci stipule : « Les Parties au présent Acte s’engagent, fermement, à s’abstenir de toute initiative et de tout comportement contraires aux dispositions de l’Acte final, et à œuvrer, pour que lesdites dispositions soient respectées et mises en application, conformément à l’esprit et à la lettre des textes. A cet égard, les Parties s’engagent fermement, à installer le gouvernement de transition et toutes les autres institutions de la transition, dans les meilleurs délais conformément aux dispositions de l’Accord global et inclusif précité ».
C’est dire que la République démocratique du Congo dispose d’un cadre juridique et que rien ne peut se décider en dehors de ce cadre juridique. Autrement dit, ce serait violer la Constitution de la transition.
Autant la décision du président national du Rcd suscite plusieurs interrogations, autant elle demeure suspecte. Lors des précédentes crises au sommet, notamment le cas « Bemba-Olenghankoy » et l’« Affaire Major Kasongo », le président de la République, Joseph Kabila, avait initié une série de consultations avec la classe politique et la Société civile pour un réajustement politique éventuel.
Il est opportun de rappeler que M. Azarias Ruberwa s’était opposé catégoriquement à l’initiative présidentielle, affirmant que nul n’avait le droit d’entreprendre une quelconque démarche en dehors du cadre consensuel de la transition.
5 scénarios hypothètiques.
1. l’arrêt de la transition. Les institutions en place, plus particulièrement le Gouvernement et le Parlement, cesseront de fonctionner normalement au nom du principe de la consensualité et de l’inclusivité. Le partage des responsabilités reposant sur ce principe, les décisions prises en l’absence d’une composante seront de nul effet.
2. la poursuite du fonctionnement des institutions de la transition sans le Rcd. Si Ruberwa et les autres membres du Rcd tombent sous le coup de l’article 84 de la Constitution de la transition : « Sans préjudice des dispositions de l’article 197 de la présente Constitution, les fonctions d’un vice-président prennent fin par démission, décès, empêchement définitif ou condamnation pour haute trahison, détournement de deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation, de fonction, la composante dont est issu le vice-président présente son remplaçant à l’Assemblée nationale pour entérinement endéans sept jours. Si l’Assemblée nationale n’est pas en session, elle est convoquée à cet effet toutes affaires cessantes, en session extraordinaire, conformément à l’article 115 de la présente Constitution ».
3. la poursuite de la transition pendant la médiation. Celle-ci entreprendra une action diplomatique parallèle.
4. l’éclatement du Rcd. En prenant en compte un certain nombre de dispositions constitutionnelles, le processus de transition pourrait bien se poursuivre.
5. la reprise des hostilités qui conduirait à la partition du pays. Le Rcd est convaincu de l’appui militaire du Rwanda. Toutefois, en matière de guerre, on sait comment elle commence, mais jamais personne ne sait de quelle manière elle va se terminer.
Le Potentiel du 25 août 2004

Hamuli Baharaguza (Coordonnateur du Comité national préparatoire de la Conférence des Grands Lacs)
A mon avis, le Rcd ne met pas en cause l’Accord global et inclusif. Donc, la transition est sauvée. Le Rcd exige une évaluation à mi-parcours. Personnellement, je ne suis pas surpris. Quand on élabore un programme, un projet, il faut une évaluation pour apprécier les efforts fournis.
Toutefois, je pense qu’ il faudra éviter de faire une récupération politicienne et ethnique du massacre de Gatumba. Ce n’est pas une bonne chose. C’est extrêmement dangereux. Nous devons nous montrer tous solidaires sur ce qui est arrivé à la communauté banyamulenge. Chercher à savoir pourquoi cela est arrivé et prévoir des mécanismes pour que ce genre de choses ne se reproduisent plus.
D’autre part, je retrouve que certaines revendications du Rcd sont fondées et légitimes, tel le cas de la corruption. Ceci est extrêmement important pour autant que la population est entrain de broyer du noir Il s’agit d’un danger qu’ il faut à tout prix juguler.
En attendant, il faudrait que le Rcd rejoigne rapidement les institutions, dans un bref délai possible. Les Congolais doivent éviter d’empoisonner l’atmosphère, de prêcher par la retenue et négocier intelligemment le problème posé par le Rcd. La trêve, si j’ai compris, ne concerne que les politiciens pendant que dans l’armée, le processus continue.

7. réactions internationales

Le Ciat condamne Ruberwa
La plus importante réaction est celle du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), de la Belgique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Gabon, de la Zambie, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Monuc.
Dans une déclaration rendue publique mardi 24 août 2004 à Kinshasa, le Ciat « note avec regret que certains responsables de ce mouvement (Rcd, ndlr) ont décidé de suspendre provisoirement leur participation aux institutions de la transition ». Il invite « instamment les membres du Rcd qui ont annoncé la suspension de leur participation à reprendre leurs places respectives à Kinshasa, Siège des Institutions de la République ».
Mieux, le Ciat souligne et affirme « qu’il n’existe pas d’alternative viable au processus de transition, tel qu’entériné par l’Accord global et inclusif et par la Constitution ».
A Paris, le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous, a affirmé hier que la France appelle « l’ensemble des parties congolaises à aller de l’avant afin de sauvegarder la période de transition ainsi que les progrès réalisés depuis plus d’un an ».
Le Potentiel du 25 août 2004

L’International Crisis Group demande à l’OTAN de renforcer la MONUC
Prevent the Return to Full-scale War in the Congo
20 August 2004
[To Foreign Ministers of Belgium, France, South Africa, the UK and the U.S., and to permanent representatives of UN Security Council members]
(...)
The International Crisis Group strongly endorses the 16 August 2004 Special Report of the Secretary General (S/2004/650) and encourages the adoption of its recommendations, strengthened in some areas, as soon as possible. Without the strong support of the international community, the peace process in the Congo and the UN effort to sustain it are at risk of failure.
The Special Report of the Secretary General is a bold challenge to the international community to support the UN and the transitional process in the Congo. I urge your government to take up that challenge and support the main recommendations of the report: restoration of security, effective territorial reunification, adoption of an adequate legislative framework, and holding of credible national elections. (...)
The following is a more detailed assessment, issue by issue, of the actions now required by the Security Council in the context of the renewal of MONUC's mandate on or before 1 October 2004.
More troops and more capability
The United Nations Security Council must endorse the Secretary General's request for an additional 13,100 troops and key states must ensure that they are capable and well-equipped. Developed countries, in particular NATO and EU member states, but also other countries with this capacity, should provide a portion of the new troops and ensure that they are highly-trained and well-equipped.
The new force should include 100 NATO-trained staff officers to supervise the proposed creation of a Division Headquarters in eastern Congo. Strong, skilled leaders, and sound staff procedures are needed for a successful command and control reorganisation. MONUC would also greatly benefit from additional airborne transport assets.
Stronger mandate
ICG urges the Council to clarify and enhance MONUC's mandate in two ways. First, the international community should implement one of the lessons learned from Sierra Leone and ensure that MONUC has both the authority and obligation to act pre-emptively to counter threats to the peace process. To that end, the Council should explicitly authorise MONUC to "respond robustly to any attack or threat of attack, including, if necessary, in a pre-emptive manner." MONUC must take proactive action -- to the absolute maximum of its capacity -- to protect civilians and humanitarian workers under threat.
Secondly, the Security Council must reiterate its recognition that the Transitional Government is the sole legitimate governing authority in the Congo and urge MONUC to "assist the efforts of the Government of National Unity and Transition to maintain or restore law and order and to stabilise the situation throughout the entire country." (...) MONUC should seize sites of known illegal exploitation, especially when it is evident that they constitute a financial lifeline for armed groups. While such a task is the responsibility of the national army, MONUC can perform this function in strategic areas, especially Ituri, until the government forces are capable of doing so.
Disarmament
While strong arguments -- for which ICG has some sympathy -- can be made for mounting a forcible disarmament operation, we acknowledge that there is presently insufficient support in the Council for that to be a realistic option. In these circumstances, the international community must redouble its efforts to address the ongoing threat from the FDLR by applying pressure on the Transitional Government in Kinshasa to muster the political will and required resources to itself disarm foreign forces in eastern Congo, with active and robust assistance from a more proactive MONUC. A comprehensive solution also requires incentives for the FDLR to disarm and return to Rwanda, and Kigali must assist this process by re-engaging in political dialogue with its exiled opponents.
(...)
Monitoring of arms
UNSC Resolution 1533 (2004) established a committee to monitor the implementation of the arms embargo imposed by UNSC Resolution 1493 (2003) and to make recommendations to strengthen its effectiveness. Following the 15 July 2004 report of the Group of Experts on the Congo, which concluded that Rwanda had supported, both directly and indirectly, the June attack on Bukavu, the Council should revisit the question of the arms embargo, note the conclusions of the Group of Experts, and express readiness to consider additional measures, such as revocation of visas and freezing of assets, if further violations of UNSCR 1493 and 1552 are committed..
Political Process
To date, the government of transition has not shown any will or capability to address the major political challenges, impeding the achievement of peace, stability and democracy in the country. ICG urges that the UN resume its partnership with South African leaders and bring together the key players to address the continuing political challenges, including the question of nationality, especially in eastern Congo, the creation of a national army, and the territorial unification of the country. While the Transitional Government is limited both by lack of resources and capacity, any improvement is impeded by the major players who continually jockey for advantage with one eye on the elections that are supposed to take place next June.
(...)
Yours sincerely,
GARETH EVANS
President, International Crisis Group

mardi, août 24, 2004

Briefing du 24 août 2004

1. Ruberwa rejoint la bande de Bizima Karaha
  • Ruberwa déclare la transition échouée sur 8 points + demande à Mbeki de « reprendre le dossier congolais en mains »
  • Le Soft décrit la continuité des déclarations de Ruberwa du 16 et du 23 août
  • Qui était parti à Pretoria samedi ?
2. RCD- vers l’éclatement
  • déclaration signé par Francis Bedie, Emile Ilunga, Jean-Pierre Ondekane, Joseph Mudumbi et Baudouin Banza Mukalay Sungu
  • Emile Ilunga
  • Kabasele Tshimanga
3. Réactions au Congo
  • Le porte-parole de Kabila : Kudura Kasongo
  • Mende Omalanga
  • Catherine Nzuzi wa Mbombo
  • Le Potentiel appelle pour une « Union sacrée pour contrer Ruberwa et le Rwanda »
4. agitation poujadiste et subversif des tshisekedistes et mobutistes
  • UDPS/BELUX
  • Congoindependant.com
5. Le piège de l’etnicisme
  • qui est celui qui le tend ? Appel sur le site semi-officiel du FPR
  • Qui est celui qui le neutralise ? Masunzu nommé général de brigade dans les FARDC
  • Qui est celui qui tombe dedans ? Demain le Congo : Enfin la République des Grands Lacs à Goma ?
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1. Ruberwa rejoint la bande de Bizima Karaha

Ruberwa déclare la tranbistion échouée sur 8 points + demande à Mbeki de « reprendre le dossier congolais en mains »
http://www.lepotentiel.com/xd113206.htm
Mesdames, Messieurs
(…)l’évaluation de la transition a été faite par l’organe de notre Parti, à savoir le Collège des fondateurs.
Le bilan qui en découle dégage un déficit majeur par rapport aux objectifs de la transition, notamment dans les domaines 1) de la formation de l’Armée restructurée et intégrée, 2) du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du Territoire national et spécialement dans le Sud-Kivu, 3) de la Réconciliation nationale, de la Transparence dans la gestion; ce qui ne permet pas de régler les problèmes sociaux de la population, 4) le Désarmement des groupes armés et le Processus électoral, etc.
Au-delà des objectifs de la transition, 5) il faut signaler le non respect de principes convenus notamment la consensualité, la concertation et la non-conflictualité.
6) La violation de ces principes est facilitée par l’exercice d’un pouvoir parallèle essentiellement dans les domaines de souveraineté (armée, services de sécurité, diplomatie…)
7) Aussi, les médias de la haine entretenus par ce pouvoir parallèle causent des dégâts majeurs par rapport à la réconciliation.
(…)la transition, celle-ci se meurt d’une mort lente.
8) Déjà; un génocide vient de se commettre après les tueries et massacres de Bukavu et de Kalehe. (…)
Le RCD estime qu’à date de ce jour, tout en soutenant l’aboutissement heureux du processus, la Médiation (Afrique du Sud et les Nations-Unies) devrait reprendre le dossier congolais en mains, organiser des réunions avec les acteurs principaux en vue de prendre ensemble des mesures urgentes qui puissent permettre la continuation de la transition en vue, de la tenue des élections libres, transparentes et démocratiques dans les délais fixés.
Fait à Goma le 23 août,2004
Me. Azarias RUBERWA MANYWA
Président du Rassemblement Congolais pour la Démocratie

Le Soft décrit la continuité des déclarations de Ruberwa du 16 et du 23 août
GOMA, 23 AOÛT, LESOFTONLINE.NET.
Le 16 août, Devant les 161 morts du camp de réfugiés r-dcongolais, Me Ruberwa avait notamment déclaré, les larmes aux yeux: «Ce qui s’est passé aura un impact inévitable sur le processus de paix au Burundi et le déroulement de la transition en RDC. L’on ne peut pas penser qu’un tel événement qui se déroule en plein processus de paix laisse indifférent ce processus. Le processus de paix au Congo est en panne. La fracture de ce processus est à ce point sérieuse qu’elle mérite un instant d’arrêt sur le chemin de la transition pour discuter encore des questions clés. Nous ne pouvons pas faire semblant, nous ne devons pas donner l’impression que les choses marchent et que c’est un incident mineur lorsqu’en plein pays les populations quittent, lorsqu’au jour de regagner le pays, qu’elles soient génocidées. Nous avions cru avoir réglé tous les problèmes au moment de la négociation. Nous avions cru avoir obtenu la protection des minorités. Nous avions cru avoir réglé les questions des droits de l’homme. Mais nous nous rendons compte que nous sous sommes trompés. En effet, il subsiste des questions substantielles non encore réglées. À quoi sert un processus de paix qui ne garantisse pas la sécurité de tous? À quoi sert un processus de paix qui ne soit pas bâti, sur l’autorité de l’État dans certaines parties? À quoi sert un processus de paix qui ne réussisse pas la réconciliation? Il est clair que ce génocide ne va laisser indifférent ce processus: à la rigueur, il risque de causer des dommages majeurs. Les acteurs congolais du processus doivent se retrouver et analyser froidement ce processus par rapport à l’échec de la réconciliation, par rapport à l’échec de la cohabitation, par rapport à l’échec de la sécurité, par rapport au crime majeur car lorsqu’un génocide se commet en plein processus de paix, il appelle de réévaluer la situation et de retrouver des remèdes adéquats».
Le 23 août, Ruberwa s’est déclaré avoir «des idées positives» pour la transition et dit qu’il «regagnera Kinshasa, cela va de soi», en même temps qu’il n’a pas «exclu l’hypothèse de rencontrer Mbeki à Kinshasa, comme il (le chef de l’État sud-africain) pourrait se rendre à Goma, pourquoi pas?».
le président du RCD a critiqué la «corruption» qui règne dans les institutions de la transition à Kinshasa et déclaré qu’il valait mieux observer une «pause maintenant plutôt qu’à la veille des élections».
Il a regretté le non-paiement des salaires de fonctionnaires de l’État.
Il a indiqué que les deux provinces du Nord et Sud-Kivu, anciens bastions de l’ex-mouvement rebelle ont vu arriver «plus de 20.000 soldats», ce qui est à la base des tensions.
lesoftonline.net 23/08/2004

Qui était parti à Pretoria samedi ?
La délégation partie en Afrique du Sud était composée du 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale de transition, Adolphe Onusumba Yemba, du député et président du groupe parlementaire du RCD, Me Moïse Nyarugabo Muhizi et du 1er Vice-président du RCD, Me Matadi Nenga.
lesoftonline.net 23/08/2004

2. RCD- vers l’éclatement

Des responsables du RCD qui rejettent la décision de M. Ruberwa
KINSHASA, 23 août (AFP) -
"Répondant aux attentes du peuple congolais de sortir de la crise multiforme dans laquelle il est plongé depuis de nombreux années et respectueux de l'accord global, les membres du RCD restés au siège du parti (à Kinshasa) ont décidé de poursuivre leur participation dans toutes les institutions de la transition", indique une déclaration parvenue à l'AFP.
Le texte demande "aux ministres, vice-ministres, sénateurs, députés, gouverneurs et vice-gouverneurs de province, membres des institutions d'appui à la démocratie, militaires et policiers" issus de l'ex-mouvement insurrectionnel de "continuer à servir la nation congolaise dans les institutions (...) dans lesquelles ils ont été déployés".
(…) La déclaration, signée par une dizaine de responsables du RCD dont le secrétaire général Francis Bedie, le premier vice-président du bureau du Sénat Emile Ilunga, le ministre de la Défense le général-major Jean-Pierre Ondekane, le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire Joseph Mudumbi et le vice-ministre aux Infrastructures Baudouin Banza Mukalay Sungu, en appelle à l'"évaluation de la transition" au sein des institutions de la République et structures étatiques à Kinshasa.
"Le deuil étant levé dans toutes les fédérations du parti, les camarades présents à Goma - capitale du Nord-Kivu - sont invités à rejoindre Kinshasa, siège des institutions et du Rassemblement congolais pour la démocratie",

Le potentiel, 24 août 2004
Emile Ilunga : « Députés, sénateurs et ministres Rcd à Kinshasa doivent demeurer à leur poste»
Le sénateur Rcd, Dr Emile Ilunga, par ailleurs 1er vice-président du sénat : « La déclaration de notre président, Me Ruberwa, a rejoint la position des gens qu’il a combattus hier (Ndlr : la bande à Bizima).
On peut en déduire que le vice-président de la République ne souhaite pas le bien de la Rdc et de son peuple. Notre parti est un mouvement d’avant-garde qui a mis fin à toute forme de dictature en Rdc. Le peuple attend l’aboutissement heureux du processus, c’est-à-dire les élections. Nul n’a le droit de le décevoir par des décisions unilatérales. Décrocher le Rcd des institutions est inacceptable. C’est ainsi que nous lançons un appel aux camarades députés, sénateurs, ministres et autres animateiurs Rcd des institutions citoyennes à demeurer à leur poste pour continuer le processus et l’infléchir dans l’intérêt du peuple. Aucune distraction n’est de mise à un an de la fin de la transition ».

Kabasele Tshimanga (qui n'a pas signé la déclaration) : « La grève concerne uniquement les ministres et les parlementaires … »
Pour le secrétaire général adjoint du Rcd, le sénateur Crispin Kabasele Tshimanga interrogé à Kinshasa, « le Rcd ne se retire pas des institutions de la transition. Il décrète plutôt une sorte de grève générale en ce qui concerne les travaux du gouvernement, de l’Assemblée nationale et du Sénat. Par contre, les militaires, les policiers, les gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces ainsi que les membres des institutions d’appui à la démocratie continueront à vaquer à leurs occupations habituelles ».
Selon M. Kabasele, « il n’est pas question de la suspension globale du Rcd aux institutions de la transition parce que la grève concerne uniquement les ministres, les vice-ministres et les parlementaires. Cette grève prendra fin avec la tenue de la réunion d’évaluation de l’Accord global et inclusif, qui sera faite par les composantes et les entités au Dialogue intercongolais ».

3. Réactions au Congo

Le porte-parole de Kabila : Kudura Kasongo
Mon Aug 23, 2004 03:31 PM ET (Reuters) -
"This is not good news. But we were expecting this, and we are now expecting the worst," said Kabila's spokesman Kudura Kasongo in the capital Kinshasa.

Le potentiel, 24 août 2004
Mende Omalanga (rapporteur gén. du Sénat) : « C’est une fuite en avant »
« la décision du Rcd est une fuite en avant qui ne résoudra en rien le problème que M. Ruberwa dit vouloir résoudre, celui de la communauté banyamulenge. Au contraire, elle risque d’énerver tout le monde. En cela, M. Ruberwa est condamnable parce qu’il perturbe l’unité nationale, qui est l’un des objectifs de la transition ».
« En réalité, la vraie source de cette décision est à chercher dans les milieux extrémistes du pouvoir de Kigali qui utilise M. Ruberwa pour déstabiliser la transition et se donner de nouvelles raisons pour revenir au Congo et piller notre pays », a soutenu M. Mende.
Catherine Nzuzi wa Mbombo, ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires et présidente du Mpr-fait privé, a souligné que « cela est grave dans la mesure où les institutions de la transition ont été mises en place après de laborieuses négociations qui ont abouti à la signature de l’Accord global et inclusive”

Potentiel, 24 août 2004
Le Potentiel appelle pour une « Union sacrée pour contrer Ruberwa et le Rwanda »
(…) Pourquoi exiger seulement ce brassage avec le Rcd ? Cela laisse penser que ce mouvement avait gardé intacte sa puissance de feu qui justifie la dissidence de Nkunda, Mutebusi et l’arrogance du major Kasongo. D’ailleurs, toute cette tension est partie de ce dernier officier ; au lendemain de son arrestation, le Rcd avait déjà menacé de suspendre sa participation à toutes le institutions de la transition.
(…)
l’Assemblée nationale a déjà voté la loi sur l’Armée. Le moins que Ruberwa put faire, c’est de s’appuyer sur ce cadre juridique et technique, déceler des failles et exiger un réajustement rapide sans recourir à Thabo Mbeki ou aux Nations Unies. D’ailleurs, le Ciat est là pour justement aider les Congolais à conduire leur transition jusqu’à terme, malgré leurs contradictions.
Péril en la demeure
(…)L’existence de la République démocratique du Congo en tant que Nation et Etat s’en trouve davantage menacée. Tout laisse penser qu’il existe un plan machiavélique qui a déjà favorisé l’agression et que quelqu’un tient à tout prix à mettre en exécution.
(…)
Au-delà des larmes, le massacre de Gatumba devrait absolument unir les Congolais et non servir de prétexte à quelques-uns pour menacer l’existence de toute une nation, et de tout un Etat. Ce serait de la haute trahison que le peuple congolais ne peut tolérer, après tant de sacrifices au regard du bilan macabre de plus de 3 millions de morts. Car, avant Gatumba, des Congolais ont été tués à Mwenga, Makobola, et en Ituri. Que leur sacrifice, ainsi que celui des Congolais de Gatumba ne soit pas vain.
(…)
Le moment est venu pour décréter une mobilisation générale dans le but de défendre la patrie. Il est impérieux de créer une « union sacrée » de toutes les sensibilités du pays pour contrer ce genre d’initiatives, qu’elles viennent de Ruberwa ou du Rwanda. C’est à cette condition que le processus de transition arrivera à terme, avec comme point de chute l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes.
(…) Des précautions sont impérieuses pour éviter l’escalade dans la région des Grands Lacs ainsi que ses effets d’entraînement sur toute l’Afrique.
Le Potentiel

4. agitation poujadiste et subversif des tshisekedistes et mobutistes

UDPS/BELUX
Réf. : RBL/UDPS/DE/054/23/2004
L’UDPS/BELUX rappelle à tous les Animateurs de la Transition que la Transition prend fin le 30 juin 2005 et que la misère et la souffrance de notre Peuple ne seront prolongées, au-delà de cette date, par qui que ce soit, sous quelle que forme, quelle que condition, quel qu’alibi, quel que prétexte que ce soit.
(…)
Tous les problèmes qui continuent à se poser, jusqu’à ce jour, d’une part au Congo, et d’autre part entre le Congo et ses voisins, sont dus à l’incapacité, l’incompétence, à l’absence de culture des textes et à l’absence de volonté politique des Animateurs de la Transition de voir la crise se terminer au Congo, (…) de créer, entre le Congo et ses voisins, des relations de paix, d’entente, d’harmonie, de bon voisinage, de confiance et de sécurité réciproques et de coopération positives susceptibles de promouvoir la paix, la stabilité politique, le développement et le progrès dans toute la Sous-Région.
Fait à Bruxelles, le 23 août 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant

Congoindependant.com (site mobutiste proche de ngbanda et kengo à Bxl)
Mardi 24 Août 2004
Vital Kamhere préconise le jeûne et la prière pour …sauver la transition
23 Aout 2004
Pendant que les autorités rwandaises – relayées par le vice-président et le chef d’état-major général de l’armée burundaise - multiplient des déclarations belliqueuses, le secrétaire général du parti présidentiel le « PPRD » y oppose une « demande expresse » à tous les hommes d’églises « d’intensifier » leurs prières. Ridicule.
(…) (…)
Pendant qu’à Kinshasa, le président Joseph Kabila se tait dans toutes les langues, le régime de Bujumbura se montre loquace (…)un pays ne vaut que ce que valent ses dirigeants. La situation chaotique qui prévaut au Zaïre-Congo depuis quatorze longues années (…) La preuve vient une fois de plus d’en être donnée par les déclarations ubuesques de Vital Kamhere. Sans rire, celui-ci demande, par ailleurs, au gouvernement d’obtenir auprès du président français Jacques Chirac, l’opération « Artémis II » au nom de l’amitié que la France porterait au Congo et à l’Afrique. De même, le RCD devrait, selon lui, se réunir « très rapidement » pour désigner « quelqu’un d’autres de peu émotif ». Certains analystes sont stupéfaits par tant de candeur de la part du numéro un du parti présidentiel (…) Et il y a fort à parier que rien de constructif ne pourrait se faire à Kinshasa – dans les conditions actuelles – aussi longtemps que Ruberwa et ses camarades « réfugiés » à Goma seront hors jeu. A moins que l’exécutif de la transition prenne la résolution de crever l’abcès en engageant une épreuve force aux conséquences imprévisibles. Pour tous. Qui osera dégainer le premier ?
B.A.W

5. Le piège de l’etnicisme

qui est celui qui le tend ? Appel sur le site semi-officiel du FPR
(http://www.rwanda.net/english/ads/index.htm)
Protest against the government of DR Congo
No More Banyamulenge Massacres
The Congolese Banyamulenge Community in the USA would like to inform the Rwandan Community in the USA that it will conduct a peaceful protest against the government of Congo (DRC) at its embassy in Washington DC on Friday, August 27 from 11AM - 1PM . The protest will condemn the recent massacre of Banyamulenge refugees in Burundi (carried out by a coalition of Congolese army, Interahamwe and FNL-Palipehutu of Burundi) and the continuation of the ethnic cleansing of all Rwandophones in Congo.
We therefore appeal to the Rwandan Community to join us in combating the genocidal ideology directed against all of us in the Great Lakes region. Failure to take action now will result in another genocide on possibly bigger scale than that of 1994.
Please attend. We need your moral support and we have to honor our dead by this simple commitment. Details (itinerary and etc.) will follow.
Contact Patrick Lutunga at 301-519-7256 or 301-641-8977 for further details.

Qui est celui qui le neutralise ? Masunzu nommé général de brigade dans les FARDC
Nous apprenons que Patrick Masunzu a recçu dimanche soir le grade de général dans les Fardc. Ainsi le gouvernement congolais a bien démontré que ce qui compte pour lui, ce n’est pas l’origine ethnique de quelqu’un mais bien son attitude et ses actes par rapport à la défense de la patrie et l’intérêt de la nation congolaise.
Vital Kamerhe lors de la manifestation du PPRD avait déjà dénoncé le piège de l’etnicisme:
“nos compatriotes qui sont morts à Gatumba. Moi je ne dis pas Banyamulenge, je dis : nos compatriotes. Puisque cette histoire de ramener ce deuil à des dimensions ethniques cache mal les intentions de ceux qui étaient à la base de ce complot pour justifier le génocide que Nkunda et Mutebusi voulaient obtenir au niveau de Bukavu, et qu’ils n’ont pas obtenu grâce à la vigilance de la 10ème Région militaire et du peuple congolais. Ils sont allés le perpétrer au Burundi de façon odieuse et crapuleuse, et même je dirais que c’est un crime tout à fait grossier, tout le monde a compris qui a bénéficié de ces actes ignobles. A qui donc profite le crime ?”
“La mort n’a pas de couleur. Il ne faut pas qu’on nous fasse croire qu’ici au Congo il y a des gens qui sont contents quand les Rwandais meurent. Quand les Rwandais meurent, nous sommes consternés. Quand les Burundais meurent, nous sommes consternés. Pour nous la mort n’a pas de nationalité, n’a pas d’ethnie. Une mort humaine, c’est un drame pour l’humanité.”

Qui est celui qui tombe dedans ? Demain le Congo : Enfin la République des Grands Lacs à Goma ?

Malheureusement certains camarades congolais nationalistes se perdent par incompétence et reflexe de panique: ils reprennent chaque rumeur qui dénonce les "trahison par les Banyamulenge" comme vérité ... et ils tombent les deux pieds dans le piège de Kagame. Cfr les citations ci-dessous d’un article du journal Demain Le Congo de hier :

Demain le Congo : Enfin la République des Grands Lacs à Goma ?
Aux dernières nouvelles, tous les frères Banyamulenge affluent à Goma venant de différents coins du pays et du monde officieusement pour mettre la dernière main au plan en préparation de la création d’une république autonome dans le Grand Kivu
Kinshasa , 23.08.2004
(…)C’est donc une sorte de Conclave des Banyamulenge qui se tient à Goma et dont les résolutions devraient être rendues publiques dans les toutes prochaines heures. Deux options finales sont attendues : soit, il s’agira d’une déclaration de guerre en bonne et due forme (3ème guerre de la RDC), soit d’une déclaration annonçant solennellement la création de la République banyamulenge autonome.
(…)
A Uvira dans le Sud-Kivu, une autre situation vient de se créer : le commandant Patrick Masunzu, Munyamulenge dont la milice est supposée être alliée à l’armée régulière de la RDC, vient brusquement d’abandonner la ville pour se réfugier dans les collines environnantes. Mettant d’office en très mauvaise posture les troupes congolaises. Ce mouvement survient juste au moment où des signes d’une agression imminente sont signales du côté du Burundi. Qu’est-ce à dire?
(CP) | Demain le Congo/Roger Muyumba Amuri

lundi, août 23, 2004

Briefing du 23 août 2004

1. Mbeki tapé sur les doigts
Kinshasa exclut de nouvelles négociations en Afrique du Sud
une délégation du RCD rencontre une délégation sud-africaine

2. Des messages ambigue et contradictoire du RCD à Goma
Ruberwa interdit au dissident Nkunda de venir à Goma
Karaha: L'armée congolaise intégrée "n'existe que sur le papier"

3. Mutebusi : escroc et mercenaire
20 jeunes mercenaires burundais expulsés du Rwanda.
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Varia:
Compte-rendu exhaustive de la manifestation du PPRD, jeudi le 19 aottt sur digitalcongo.net

Attentat à la vie de Zahidi Ngoma à Kinshasa ou conflit d'affaires entre Zahidi et la société Utexafrica
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1. Mbeki tapé sur les doigts

Kinshasa exclut de nouvelles négociations en Afrique du Sud
AFP, 21 août - Une délégation gouvernementele (de trois à quatre personnes, menée par le conseiller présidentiel à la sécurité de RDC, Kaputo Samba ) de République démocratique du Congo (RDC), qui devait s'entretenir samedi avec le président d'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, a renoncé à se rendre à Pretoria ce week-end, a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de RDC, Bene M'Poko.
"Il est hors de question pour le gouvernement de transition qu'il y ait des négociations où que ce soit et avec qui que ce soit", a déclaré M. Mova porte-parole du gouvernement congolais.
M. Mova répondait à des rumeurs sur une éventuelle rencontre à Durban (Afrique du Sud), entre une délégation gouvernementale congolaise et des délégués de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
"Les institutions de la République fonctionnent à Kinshasa et il n'y aucun problème qui puisse les déplacer...", a-t-il ajouté.
"Les deux chefs d'Etat (Joseph Kabila de la RDC et Thabo Mbeki d'Afrique du Sud, ndlr) se sont rencontrés à l'Ile Maurice lors du sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et (...) il n'est pas de l'intérêt du pays de multiplier des démarches parallèles par rapport aux institutions de la transition".
"La cohésion au sein du gouvernement de transition n'a pas trop souffert, malgré quelques déclarations tonitruantes et discordantes" a, par ailleurs, indiqué Henri Mova Sakanyi.

une délégation du RCD rencontre une délégation sud-africaine
GOMA (RDCongo), 22 août (AFP) - La délégation du RCD a rencontré un groupe de conseillers du président sud-africain Thabo Mbeki hier (samedi) à Pretoria.
Les discussions ont porté sur la paix dans la région des Grands Lacs et l'avenir du processus de transition.
La délégation du RCD, composée de trois personnes, était conduite par Moïse Nyarugabo, député et président du groupe parlementaire RCD. Elle a quitté l'Afrique du Sud dimanche après-midi pour Goma.

2. Des messages ambigue et contradictoire du RCD à Goma

Ruberwa interdit au dissident Nkunda de venir à Goma
GOMA (RDCongo), 21 août (AFP) -
Le vice-président a dit au général Obed Rwibasira, que Laurent Nkunda n'avait pas le droit de mettre les pieds à Goma, et que dans le cas où il s'y trouvait, il fallait l'arrêter immédiatement".
M. Ruberwa a annoncé samedi, par la voix de son porte-parole, qu'il s'exprimerait "à propos des questions politiques" lundi après-midi.

Karaha : L'armée congolaise intégrée "n'existe que sur le papier"
GOMA (RDCongo), 21 août (AFP) -
"Officiellement, il existe en RDC 300.000 hommes armés. On leur a donné le titre de FARDC (Forces armées de la RDC), mais sur le terrain les FARDC n'existent pas. Elles n'existent que sur le papier", a affirmé M. Karaha lors d'une interview à l'AFP samedi à Goma.
"En termes numériques, l'unité de Kisangani (2.800 hommes ) représente 0.85% de l'effectif total des forces armées", a poursuivi M. Karaha.
"Comment, s'il a fallu un an pour intégrer 1% des effectifs on peut procéder à l'intégration des 99% restant en l'espace de onze mois", c'est-à-dire avant la tenue des élections générales prévues en juin 2005, s'est-il interrogé.

3. Mutebusi : escroc et mercenaire

20 jeunes mercenaires burundais expulsés du Rwanda.
Ligue Burundaise des Droits de l'Homme Iteka, Itek@ 18 août 2004
Vendredi le 13 août, des militaires rwandais ont emmené dans un véhicule militaire 20 jeunes mercenaires burundais et les ont déposés à la frontière rwando-burundaise de Ruhwa. Ces jeunes avaient été recrutés comme mercenaires dans la rébellion des Banyamulenge du colonel Jules Mutebutsi, qui sont actuellement dans un camp de rassemblement de Ntendenzi au Rwanda.
Certains de ces jeunes avaient été recrutés le 11 juillet 2004, en zone Cibitoke de la commune Cibitoke de la commune Rugombo en province de Cibitoke, tandis que d’autres avaient recrutés en mairie de Bujumbura respectivement en dates du 2 et du 10 août 2004.
Il faut noter qu’un de ces jeunes, Eustache Masabarakiza, qui est un attaché du colonel Jules Mutebutsi n’est pas rentré et ses parents sont en train de faire des démarches auprès des autorités militaires et administratives pour qu’on les aide à le rapatrier.
Avant de partir au Rwanda, on leur avait promis un salaire mensuel de 100$ avec une avance d’un mois dès leur arrivée au camp, promesse qui n’a pas été tenue jusqu’au jour où ils sont rentrés.
Dès qu’ils sont arrivés dans le camp de rassemblement de Ntendezi, on les a dépouillé tous ce qu’ils avaient sur eux et leur a donné une uniforme militaire. De plus, on leur avait commandé de parler soit le Swahili ou le Kinyarwanda, pour se faire passer pour des Banyamulenge.
Ayant constaté que la parole donnée au moment du recrutement n’était pas respectée, ces mercenaires ont décidé de dénoncer ce recrutement clandestin auprès des militaires rwandais qui gardent ce camp de rassemblement.
Tous ces mercenaires ont des points communs :
- Ils ont tous un niveau d’instruction de l’école primaire sauf un seul qui a la 7ème année réussie,
- Ils ont tous entre 14 et 24 ans sauf un seul qui a 34 ans,
- Ils ont un faible revenu, cultivateur, aide maçon, coiffeur sans emploi,
- Ils ont été motivés par le salaire de 100$ qui avait été promis alors qu’ils avaient un faible revenu.
Ils demandent aux organisations humanitaires de leur venir en aide et aux autorités administratives de poursuivre en justice et de punir ceux qui les ont recrutés.