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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Combattons Kagame, dénonçons le RCD, empêchons les agresseurs et rebelles de provoquer la guerre civile à Kinshasa

Que tous les patriotes s'unissent autour du Président Joseph Kabila pour restaurer l'indépendance, la souveraineté et la paix

Déclaration du 30 juin 2003
Par www.deboutcongolais.info, organisation de la diaspora soutenant la Coordination des Forces Lumumbistes, Mulelistes et Kabilistes

Le 30 juin 1960 a été l'aboutissement victorieux d'une résistance populaire qui n'a jamais cessé depuis 1885 contre la domination et l'exploitation coloniale.
Pour cette victoire, Lumumba a été le grand mobilisateur et inspirateur des masses populaires congolaises. Au gouvernement nationaliste, Pierre Mulele, son collaborateur le plus proche, avait déjà une compréhension plus claire de la révolution nationale. Laurent Kabila avait alors 18 ans et il était le dirigeant de la jeunesse lumumbiste le plus remarquable au Katanga.
Le 30 juin 1960, les forces néocolonialistes belges, rejoint par les Américains, ne voulaient à aucun prix "lâcher" les immenses richesses du Congo. Ils ont assassiné Lumumba, Mpolo, Okito, Mbuyi, Muzungu, Elengesa et plusieurs milliers de nationalistes pour imposer le régime néo-colonial de Kasavubu et Adoula.
C'est contre ce régime qu'en 1964 Pierre Mulele a dirigé l'insurrection populaire pour arracher "la seconde indépendance". Les Etats-Unis et la Belgique ont alors envoyé leurs armées, accompagnées de mercenaires sud-africains, qui ont massacré 300.000 "jeunesses" mulelistes. Mulele, Bengila et des centaines de cadres nationalistes ont été exécutés par Mobutu, Tshombe et Nendaka.
En 1997, Laurent Kabila a dirigé l'insurrection populaire qui mit fin à 37 années de dictature néocoloniale. Pendant une année, il a pu diriger le Congo et mobiliser le peuple pour construire un Congo nouveau, indépendant, souverain et démocratique. Sachant que Mzee Kabila allait gagner les élections de 1999, les Etats-Unis ont déclenché par l'intermédiaire de leur agents rwandais et ougandais la guerre d'agression du 2 août 1998. Ils ont sacrifié la vie de 4.000.000 Congolais et ils ont fini par assassiner Mzee Kabila.
Obligé de faire des concessions énormes sous le chantage des puissances habitué à régenter le Congo, Joseph Kabila a fait tout pour sauver l'essentiel l'essentiel: la paix, l'indépendance et l'unité du pays.

Ce 30 juin 2003, <www.deboutcongolais.info> met le peuple en garde contre les graves menaces qui continuent à peser sur la nation. Au Kivu et dans la Province Orientale, l'occupation et la terreur organisées par Kagame continuent. Kagame et le RCD persévèrent dans leurs complots pour prendre le pouvoir à Kinshasa par la force et instaurer un régime néocolonial pro-américain où Kagame aura une influence considérable.
Pour y réussir, les ennemis du peuple prêchent la "réconciliation". Mais qui ignore qu'il ne peut-y avoir de "réconciliation" entre le bien et le mal, entre Dieu et le diable, entre le nationalisme et le néocolonialisme? Le mot "réconciliation" est utilisé par les ennemis du peuple congolais pour l'endormir, pour détruire sa vigilance afin de pouvoir réussir le coup d'état qu'ils préparent.
Les nationalistes révolutionnaires acceptent la réconciliation avec les criminels de la rébellion-agression dans un sens précis : ils acceptent de cesser la lutte armée contre les traîtres à la Patrie pour se situer au niveau de la lutte politique pacifique. Mais ils considèrent la lutte politique comme le meilleur moyen pour dénoncer et marginaliser les criminels qui ont servi de paravents aux agresseurs rwandais et ougandais, qui ont aidé à tuer 4.000.000 de compatriotes et à piller des richesses du Congo pour des centaines de millions de dollars.

En Europe, celui qui nie aujourd'hui le génocide des Juifs commis il y a un demi siècle, va en prison. Des responsables de l'Union Européenne ont dit récemment que dix ans sont insuffisants pour effacer les traces du génocide rwandais et permettre à ceux qui y ont trempé de refaire de la politique.
Mais au Congo, où nous avons eu le plus grand génocide de l'histoire récente, des puissances étrangères ont imposé à tous les niveau de l'Etat des criminels et des traîtres responsables de ce génocide ! C'est cela le fond de l'Accord de Lusaka et de l'Accord inclusif et global de Pretoria. Ceci est humainement intolérable pour tous les patriotes qui continueront la lutte politique pour démasquer ces criminels. La Transition sera caractérisée par une lutte politique acharnée entre les forces nationalistes et les forces néocolonialistes et pro-rwandaises. Ce 30 juin, tous les patriotes doivent se mobiliser afin que les "rebelles" responsables du l'agression et du génocide soient rejettés par le peuple tout entier.
En même temps les nationalistes révolutionnaires saluent les anciens chefs de la rébellion-agression qui ont demandé pardon au peuple et qui se sont engagés dans la lutte contre l'agression-occupation.

Ce 30 juin 2003, <www.deboutcongolais.info> met en avant cinq tâches cruciales pour restaurer l'indépendance, la souveraineté, l'unité et la paix au Congo.

1. Tous les patriotes doivent persévérer dans le combat pour l'indépendance et contre l'agression et l'occupation rwandaise qui continuent.

Selon des Banyamulenge patriotes, des officiers rwandais encadrent maintenant le RCD et d'autres milices pro-rwandaises, comme celle de Serufuli, dans lesquelles sont versées des milliers de Hutu rwandais. A chaque moment crucial, l'armée rwandaise intervient pour les soutenir.
Fin mars, Mazimhaka, le bras droit de Kagame, a déclaré: "Nous soutenons politiquement l'offensive du RCD et nous le soutiendrons militairement si nécessaire en raison de l'alliance entre Kabila et les Interahamwe." Le 7 avril, Kagame a déclaré en public: "Nous retournerons au Congo si nous le jugeons nécessaire".
Le 8 juin, le RCD-APR ont occupé Kanyabayonga et quatre autres localités du Nord Kivu avec l'appui de 3 hélicoptères lance-flammes rwandais, ensuite ils ont occupé Lubero et ont marché sur Butembo et Béni.
Le général Habyarimana, ancien ministre de la Défense de Kagame, a pris la fuite le 29 mars et il a déclaré à Colette Braeckman: "Tous les principaux cadres du RCD sont des Rwandais. Leurs véhicules et moyens logistiques viennent de Kigali. La Banque Mondiale donne des fonds pour démobiliser les Interahamwe, mais beaucoup de ces Hutu ont été versé par Kagame dans l'APR et envoyés au Congo. Les officiers que le RCD intègrera dans l'armée congolaise seront presque tous des Rwandais." Début juin 2003, les directeurs du FMI représentant la Belgique, la France, l'Allemagne, le Canada, le Japon et même les Etats-Unis se sont dits "très inquièts" des nombreux témoignages sur la présence continue de l'armée rwandaise en RDC.
Malgré les preuves irréfutables que Kagame continue l'agression et l'occupation, les Etats-Unis et une partie de l'Union européenne continue à appuyer sa politique criminelle. La preuve: lorsque Vital Kamerhe a demandé à la délégation du Conseil de Sécurité de prendre des sanctions contre le Rwanda, il a reçu la réponse: "Des sanctions ne sont pas à notre programme." Sur le même thème, un représentant de l'Union européenne dira: "Nous demandons à Kagame d'excercer une influence modératrice sur le RCD afin de limiter ses opérations à l'autodéfense". N'est-ce pas le comble de l'hypocrisie ? En Ituri, ce seraient donc les FAC qui attaquent et le RCD-APR qui font "l'auto-défense"?

2. Toutes les forces patriotiques doivent mener un combat politique acharné contre les forces anti-nationalistes, les forces du néocolonialisme du RCD et du MLC.

Le RCD est une organisation de traîtres à la Patrie, complètement dépendante de Kagame. Sans le soutien militaire et financier de Kagame, le RCD serait depuis longtemps vaincu par les FAC et les maï-maï et chassé par toute la population du Kivu et des autres territoires occupés. Comme Kagame est devenu l'instrument principal de la politique des Etats-Unis en Afrique centrale, le RCD tentera de faire du Congo une néocolonie américaine. Avec les millions de dollars gagnés grâce aux pillages du Congo, Kagame achète maintenant des "opposants aux deux Kabila" comme Tshisekedi, Kisombe, Tala Ngai, Boffasa Djema et Katebe Katoto…
Les dirigeant du MLC ont joué la carte rwandaise au début de l'agression, pour se tourner ensuite vers l'Ouganda. Aujourd'hui, Museveni veut se rapprocher de Kinshasa, parce qu'il craint une agression rwandaise contre son pays. Et le MLC se retourne vers le RCD !
Pour les rebelles et les "opposants" qui s'alignent sur eux, l'agression du Congo par les agresseurs rwandais n'a jamais existé, ni le génocide de 4.000.000 Congolais. Le MLC a publié une déclaration disant: "Nous avons pris les armes pour un idéal. Après l'Accord inclusif nous continuerons par des moyens politiques le combat pour le même idéal." Le MLC a donc soutenu les agresseurs et les pilleurs et a sacrifié 4.000.000 de compatriotes pour un "idéal" qu'il poursuit toujours… Cet "idéal" s'appelle simplement : la restauration du régime néocolonial du temps de Mobutu auquel les dirigeants du MLC sont toujours restés fidèles. Au début de l'agression, le mobutiste Tambwe Mwamba, du MLC, a déclaré à Kigali : "Je suis un des concepteurs de la rébellion."
Et Bemba, lâché aujourd'hui par l'Ouganda, s'aligne à nouveau sur le RCD contre les nationalistes… Ruberwa a déclaré récemment à l'Union Européenne : "Nous sommes d'accord que les criminels de guerre doivent être traduit en justice. Or, cela concerne principalement Kinshasa est le principal responsable de la crise en Ituri". Bemba aussi a déclaré qu'il est "évident que Kinshasa est responsable des tueries en Ituri à cause de son soutien aux milices lendu." Les deux groupes de rebelles nient donc que l'agression continue des troupes de Kagame est l'unique cause des troubles sanglantes en Ituri. Ils ont toujours besoin de Kagame et de son armée pour prendre le pouvoir à Kinshasa.
Bemba a également déclaré: "Avec Joseph Kabila, la Communauté internationale a créé un monstre. Nous demandons des sanctions personnalisées contre lui." Ce sont presque les mêrmes termes que Bemba a utilisés pour combattre Mzee Laurent Désiré Kabila.
Le RCD est purement un instrument de la politique belliciste du Rwanda. La Monuc avait réuni en avril passé à Lubero plus de 3.000 interahamwe qui acceptaient de rentrer au Rwanda. La Monuc a dénoncé le RCD pour avoir mené des attaques à Lubero dans le but d'éparpiller ces hommes et d'empêcher leur rapatriement. C'était clairement un ordre de Kagame qui a besoin de garder des Interamwe au Kivu comme prétexte à de nouvelles opérations militaires.
L'alliance entre le Rwanda de Kagame, le RCD et le MLC constitue toujours un danger mortel pour l'indépendance et l'unité du Congo.

3. Il faut combattre toute forme de "tutelle internationale" sur le Congo qui sera nécessairement une violation de sa souveraineté et indépendance.

Depuis plus de six mois, des milieux américains et européens affirment que les Congolais ne sortirons jamais de leurs problèmes et qu'il faudra une tutelle internationale pour redresser ce pays.
Rappelons que dans son dernier discours à la radio nationale, le 13 septembre 1960, Lumumba dénonçait les puissances impérialistes qui veulent "placer le Congo sous une tutelle internationale". Après l'assassinat du Premier ministre, le pays a effectivement été placé sous la tutelle de l'ONU : les Etats-Unis, la Belgique, l'Italie et Israël ont "réorganisé" l'armée pour le placer sous leur contrôle par l'intermédiaire de Mobutu. Le même danger pèse aujourd'hui sur le pays.
A la mi-juin 2003, un responsable européen a déclaré après un entretien avec Kagame, que ce dernier était "favorable à la tutelle de l'Union Européenne en Ituri, qui est préférable à une intervention de la France".
L'Accord de Lusaka est un accord injuste, imposé par le chantage des Etats-Unis et de l'Afrique du Sud. Cet Accord affirme qu'il n'y a pas d'agression au Congo, mais un "conflit interne" qui doit être résolu par un "dialogue entre Congolais". Dans cette logique, les puissances impérialistes placent depuis juillet 1999 les patriotes qui défendent leur pays sur le même pied que les agresseurs rwandais et ougandais qui agressent, occupent et pillent le Congo en massacrant ses population.
Ce qui explique que Kagame a pu déclarer publiquement qu'il "dénonce la présence des FAC en Ituri et à Beni et exige leur retrait". Kagame peut donc dire que l'armée congolaise n'a pas le droit d'opérer sur certaines parties du territoire national.
Puis, un responsable de l'Union Européenne a dit prendre en Ituri une position de "stricte neutralité". Après une confrontation de l'armée française avec l'UPC pro-rwandaise, cet homme a affirmé que l'Europe "doit prendre une attitude d'égale fermeté à l'égard des milices lendu et leur parrains de Kinshasa". C'est dire que le gouvernement légal et légitime de Joseph Kabila est mis sur le même pied que l'agresseur Kagame et les cliques anti-nationalistes qu'il soutient au Congo. C'est dire que le pays n'est plus souverain, qu'il subit déjà la tutelle de puissances étrangères.

4. Il faut combattre le plan de Kagame et de son RCD pour organiser un coup d'état militaire à Kinshasa.

Des Banyamulenge patriotiques ont mis en garde leurs compatriotes: "Nous avons des contacts avec des éléments du RCD. Ils nous ont dit que le RCD amènera à Kinshasa beaucoup d'officiers rwandais qui se feront passer pour Congolais. Kagame reste fidèle à son schéma de 1994 lors de la prise du pouvoir à Kigali. Là aussi, il avait pu 'légalement' introduire 600 militaires qui lui ont facilité la prise de pouvoir. Il faudra vérifier l'origine de tous les militaires que le RCD présentera pour être intégrés dans les FAC."
Récemment, le Comité International d'Accompagnement de la Transition a demandé "un partage intégral et solidaire des responsabilités dans l'armée." C'est une position de complicité avec l'agresseur rwandais. Jamais dans l'histoire on a vu un pays indépendant, attaqué, pillé et ruiné par un agresseur, démanteler ses propres forces de défense pour créer une nouvelle armée "intégralement partagée" avec l'agresseur ! Toute politique militaire est conçue en fonction des adversaires les plus probables. L'armée de Kagame, épaulée par les Etats-Unis, est sans conteste l'ennemi numéro un du Congo indépendant. Comment le Congo peut il "partager" son armée avec des forces inféodées à son adversaire militaire principal ?
Kabarebe a déclaré que le RCD possède maintenant "une armée de qualité, qui est de loin supérieure aux FAC". Une telle déclaration signifie que Kagame reste déterminé à prendre le pouvoir à Kinshasa par les armes. En effet, qui peut ignorer que Kabarebe, à travers les officiers rwandais qui commandent le RCD, est le véritable commandant en chef de l'armée du RCD? Qui ignore que lorsque Kabarebe aura introduit son "armée qui est supérieure aux FAC" à Kinshasa, il l'utilisera pour un coup d'état et pour vaincre les FAC?
Le 3 juin, Ruberwa a confirmé cela en déclarant : "Nous connaissons les forces et faiblesses du gouvernement. S'il continue à distraire l'opinion, nous en tirerons toutes les conséquences" - en langage clair: nous règlerons l'affaire par les armes !
Le RCD a dit qu'il viendra à Kinshasa à condition qu'il y a là une "force neutre" de 3.000 militaires. Le calcul est claire. Une force "neutre" de l'ONU est sans doute une force sous contrôle américain. Le RCD pourra alors provoquer des troubles armées à Kinshasa qui "obligera" cette force "neutre" à mettre le Congo sous tutelle… américaine. Comme en 1961 !
Le coup d'état que préparent Kagame, le RCD et leurs alliés aura comme principal objectif l'assassinat du Président Joseph Kabila. Il n'y a plus le moindre doute à ce propos, maintenant que cinq parmi les principaux organisateurs de l'assassinat de Mzee Kabila, condamnés à mort lors du procès, ont été engagés par le RCD ! Il s'agit du major Bora, chef de l'état-major du RCD chargé des opérations, de Birindi et de Bahati, nommés lieutenant-colonel par le RCD-Rwanda, de Xavier Ciribanya Cirimwami, nommé gouverneur du Sud Kivu et de Ilala Bakhri, dit L'Héritier, Libanais et financier de l'assassinat… Le désordre qui doit suivre l'assassinat de Joseph Kabila, permettra à Kagame d'avoir les mains libres au Kivu et de faire éclater le Congo.

5. Pour avoir une paix durable, le Congo doit aider les démocrates rwandais, hutu, tutsi et twa, à renverser la dictature anti-populaire et belliciste de la clique de Kagame.

L'avonturisme et le militarisme de Kagame peut replonger toute la région des Grands Lacs dans la guerre. Lorsque l'ancien ministre rwandais de la Défense, Habyarimana, a pris la fuite en Ouganda, un haut responsable rwandais a dit : "Museveni l'utilisera pour ré-organiser les Interahamwe au Congo !" Accuser Museveni d'encadrer les Interahamwe, c'est le considérer comme un ennemi. L'Ouganda, de son côté, a déclaré le 11 juin que si elle est attaquée par Kagame, "notre armée poursuivra les agresseurs où qu'ils soient".
L'immense majorité des Tutsi rwandais s'oppose aujourd'hui à la politique anti-populaire et belliciste de Kagame. Plusieurs dizaines de hauts cadres tutsi du Front Patriotiques Rwandais ont fui le pays et dénoncé le régime terroriste de Kagame.
Le 16 avril, 47 officiers tutsi, dont 19 officiers supérieurs, ont été arrêtés par Kagame et emprisonnés à Mulindi. Tous étaient proches de l'ancien chef de l'état-major, le général Kayumba. Ils ont été accusés de subversion et de tentative de "coup d'état".
Au Rwanda, pour la première fois dans l'histoire récente, des démocrates et nationalistes hutu et tutsi se sont organisés, entre autres dans l'Alliance Démocratique Rwandaise, pour exiger la fin de la dictature et l'installation d'une démocratie basée sur l'entente entre tous les patriotes hutu, tutsi et twa.
La résistance des Tutsi démocratiques au Rwanda a été grandement encouragée par le combat que la majorité des Tutsi congolais mènent aujourd'hui contre l'agression rwandaise. Les Forces Républicaines et Fédéralistes dirigées par Müller Ruhimbika, et qui regroupe beaucoup de Banyamulenge, ont combattu l'agression depuis le 2 août 1998. Le commandant banyamulenge Masunzu s'est opposé à l'occupation rwandaise depuis janvier 1999 et il mène aujourd'hui, en alliance avec les maï-maï du général Padiri et du colonel Dunia, une lutte acharnée contre l'armée rwandaise.
Le Congo doit aider les démocrates rwandais hutu, tutsi et twa à liquider le régime dictatoriale et belliciste de Kagame. C'est la condition de l'indépendance et de la paix au Congo. C'est la condition pour l'unité et la paix entre les Rwandais.