IRAK: COUP D'ENVOIE POUR LA TROISIEME GUERRE MONDIALE
La politique américaine vis-à-vis de l’Irak et
de la République Démocratique du Congo : une stratégie
de domination du monde …

Avant-propos par Hedebouw Raoul * de la
brochure de "STOP United States of Agression"
Ceux qui croient que la problématique du conflit irakien
ne concerne que les irakiens se trompent … La barbarie qui s’étale
aujourd’hui sous nos yeux aura des répercussions sur toute la
planète. Loin d’être un simple conflit régional,
c’est à un remodelage complet de la géopolitique planétaire
que nous assistons. Il s’agit bel et bien du " nouvel ordre mondial
" décrété par les Etats-Unis d’Amérique
après la contre révolution en Union Soviétique en 1990.
Et tout porte à croire que ce nouvel ordre tentera de s’imposer
en faisant des massacres dans les 5 continents.
Dans l’excellente brochure de Mr. Marc Vandepitte ,
nous pouvons lire que les véritables motifs de cette guerre ne sont
pas " la détention d’armes de destruction massive de Saddam
Hussein ". Non, les causes profondes de cette crises militaires sont
à trouver dans la volonté de domination des Etats Unis sur les
matières premières des pays du tiers monde. Le refus de Saddam
Hussein de brader son pétrole lui a valu les représailles américaines
sous forme de l’agression de 1991, du génocide par l’embargo
(1.500.000 morts entre 1991 et 2002) et de l’agression flagrante, violant
les principes de base de la Charte des Nations Unies, qui a commencé
le 19 mars 2003.
Dans ce sens, le sort que l’impérialisme américain
réserve aux peuple irakiens et à son dirigeant interpelle tous
les nationalistes et anti-impérialistes du Monde.
Dans cette domination pour les réserves stratégiques,
l’Afrique en générale, et la RDC en particulier ne seront
pas épargnées. Ce qui s’appelle pétrole en Irak,
porte le nom de cobalt, uranium, électricité, cuivre , eau et
diamant au Congo.
Dire que le sort réservé à Saddam Hussein
est le sort réservé à tout chef d’état d’un
pays du tiers monde qui aime son peuple et veut l’indépendance
de son pays ne nous paraît pas exagéré.
Il est d’ailleurs assez frappant de constater le parallélisme
entre la politique US appliquée à l’Irak et celle appliquée
au gouvernement du feu président Mzee Laurent Désiré
Kabila. En février 1998, Ed Marek, ancien chef de renseignement militaire
américain, dit ceci : " Quels sont les objectifs à long
terme de la politique extérieure américaine envers le Congo-Zaïre
? On peut dire, par exemple, qu’à long terme , il est crucial
pour les Etats-Unis que le Congo soit une démocratie de marché
libre (…) Cela signifie aussi que le marché congolais sera ouvert
au commerce américain dans un environnement qui permette le succès
économique américain. ". En gros, Ed Marek souhait que
le Congo se plie aux exigences de la politique économique américaine:
inondations du marché par des produits US, privatisations des grandes
entreprises publique comme l’Onatra, la Gecamine et la SNEL et exploitation
sans limite de la main d’œuvre congolaise.
Continuons son raisonnement: " Si telle est la politique
à long terme, alors que faire ou laisser passer à court terme
dans les relations avec le Congo? A court terme, on peut dire qu’il
est crucial que l’enquête sur les massacres avance. Pour cela,
les EU peuvent appliquer une politique étrangère et militaire
plus agressive, un peu comme ce qui est mis en œuvre contre l’Irak
" .
Trois mois, plus tard, Ed Marek envisage les deux options
qui s’offrent aux Etats-Unis pour en " finir " avec Kabila.
La première option: " Remplacer Kabila par un effort au sein de
son gouvernement, appuyé par le soutien moral des voisins du Congo.
Ce scénario introduira une démocratie qui sera plus orienté
vers le marché libre ". Il s’agit donc bel et bien de la
possibilité d’un coup d’état, soutenu par les "
voisins " du Congo. Ce qui sera partiellement tenté avec le coup
d’état du 2 août 1998 qui a échoué.
Marek évoque aussi une seconde option: " Ignorer
le gouvernement Kabila et aller dans la direction du démembrement du
Congo. Les Kivus pourraient être annexés par l’Ouganda
et le Rwanda. L’ancien gouverneur du Katanga pourrait retourner à
Lubumbashi pour déclarer la sécession de cette province. Le
Kasaï suivrait cet exemple. L’Angola pourrait dans le sud du Congo
sous le prétexte de poursuivre les forces de l’Unita. Ainsi,
Kabila resterait seulement avec Kinshasa et le Nord-Ouest du Congo ".
Aujourd’hui , 3.5 millions de morts congolais plus
tard, ces paroles prennent un aspect prophétique et dramatique.
Il est évident que deux petits pays comme le Rwanda et l’Ouganda
sont incapables de mener une guerre pareille sans le soutien militaire, politique
et financier de Washington.
Ces deux pays font d’ailleurs partie des rares pays
africains, avec l’Ethiopie et l’Erythrée, à soutenir
l’administration Bush dans sa guerre contre l’Irak. Après
sa rencontre avec Georges Bush le 4 mars dernier à Washington, Paul
Kagame déclare: " Je pensais qu’il y avait une compréhension
complète par les membres du conseil de sécurité que le
désarmement de l’Irak était une question à régler.
Nous comprenons que parfois des choix difficile doivent être faits,
incluant le choix de faire la guerre quand celui qui veut faire la guerre
trouve cela justifié. Je pense qu’il y a des situations où
des choix difficiles doivent être faits, comme dans cette situation
particulière. Sous cette aspect, le gouvernement des Etats-Unis a une
justification pour prendre une telle décision. " Ce qui fait conclure
à Mr Marek que c’est précisément cette même
philosophie qui a mené à l’invasion de 1998. En d’autre
mot, Paul Kagame justifie sa guerre à l’Est du Congo avec le
même raisonnement que celui des Etats-Unis pour la guerre en Irak! Ce
raisonnement pourra d’ailleurs être repris lorsque Paul Kagame
mènera une nouvelle guerre d’agression contre le Congo de Joseph
Kabila.
Pour récompenser Paul Kagame pour " service rendu
", le Ruanda recevait en mars 2003, le 1er prix de la bonne gouvernance
dans le cadre du "Millenium Challenge Account". Il s’agit
d’un prix octroyé par l’administration américaine
au pays présentant les meilleures résultats en "bonne gouvernance",
"investissement pour le peuple" et "promotion de la liberté
économique". Près de 5 milliards de dollars seront débloqués
pour récompenser les pays lauréats. Ainsi donc, le Ruanda, pays
responsable de la mort de près de 3,5 millions de congolais, reçoit
le 1er prix de la bonne gouvernance de la part des Etats-Unis d’Amérique
…
Les Etats-Unis ne veulent pas seulement s’attaquer
à l’Irak mais à tous les pays qui résistent à
la main mise américaine sur leur matières premières,
leurs entreprises et leur marché. Il est d’ailleurs intéressant
de faire remarquer que la plupart des pays qui ont aidé la République
Démocratique du Congo dans sa reconstruction nationale ainsi que dans
sa défense contre la guerre d’agression se retrouve sur la liste
des " états voyoux ". Liste qui a été décrétée,
faut-il le rappeler, unilatéralement par la super-puissance mondiale
en violation flagrante du principe de base de la charte des Nations Unies
qui affirme que tous les pays sont indépendants et égaux. Citons
Cuba, la Corée du Nord, l’Iran, La Libye et le Soudan . Le Zimbabwe
est lui aussi mis de plus sous pression par la politique anglo-saxonne.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit: la
guerre d’agression au Congo résulte de la même stratégie
américaine que celle qui vise à renverser le régime de
Saddam Hussein. Le peuple congolais doit comprendre que ce sont les mêmes
multinationales qui financent les soldats américano-britaniques au
porte de Bagdad que celles qui financent une partie de l’agression ruando-ougandaise
à l’Est du pays …
Seule la résistance des peuples du monde pourra mettre
fin à cette logique de guerre cruelle et inhumaine et assurer la paix,
l’indépendance et la démocratie populaire à tous
les peuples du monde.…
*Hedebouw Raoul est conseiller politique auprès de Monsieur Ludo Martens
(auteur du livre " Kabila et la révolution congolaise ")
et spécialiste de la politique américaine.
Pour commander cette brochure: (Prix 2€)
Pour la RDC: raoul_hedebouw@yahoo.frtel:
98484295
pour l’Europe info@stopusa.be
tél: 0032/499/409.317
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