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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Synthèse des informations entrées pendant la semaine du 20 au 26 décembre

1. Film des évènements au Nord-kivu

Vendredi 10 décembre 2004, nos troupes des Fardc débarquent à Kanyabayonga. Ellesoccupent la paroisse saint Jean –Baptiste, seul lieu où le réseau Celtel est imperturbable. De l’autre côté à près de 8 km, campent les troupes mixtes « rwando - banyamulenge ».
Samedi 11 décembre 2004, le commandant Fardc qui est venu avec une centaine d’hommes demande aux forces mixtes (APC sans armes, rwando-banyamulenge bien armées) de quitter le campement.
Pour le colonel Fardc Lunyindula( venu de Gemena), la fameuse ANC doit aller camper à Rutshuru et rejoindre le colonel Smith et l’APC reculera jusqu’à Kasando,une mission catholique. Les Fardc devraient alors occuper le camp. Ce camp de Kabasha est perché et l’on peut observer toute la cité à partir de là, voire le parc en direction de la Rwindi.
La centaine des Fardc qui voulaient entrer au camp se sont vu interdire par le major Claude ; celui- là même qui avait fermé l’aéroport à la délégation gouvernementale en mai -juin à Goma.Le major Claude (nom de famille inconnu) jurera que si un Fardc mettait ses pieds au camp, ses hommes ouvriront le feu.
Les Fardc vont retourner à la paroisse. Le colonel Luyindula Tino, le lieutenant- Colonel , le major John Tshibangu et le major Faustin vont passer la nuit avec les hommes de troupes renforcés par près de 3 mille hommes.
La nuit de samedi, la coalition rwando-banyamulenge a tiré des balles dès 21heures 15’. Les Fardc ont refusé de réagir aux tirs pour éviter la catastrophe.
Dimanche 14 décembre à 11 heures 45’, la coalition rwando-banyamulenge occupe le camp Rebois (entendez reboisement) à coté de la paroisse à 10 mètres des Fardc et coupe le chemin aux forces loyalistes les empêchant d’aller puiser de l’eau à la source. Les armes crépitent. Et c’était le début des combats.
De dimanche à lundi 15 décembre 2004, les Fardc repoussent sérieusement la coalition, la délogent de Kabasha jusqu’à Butalonga (près de 9 km) et occupe toute la cité de Kanyabayonga. Lundi, les Fardc sont repoussées alors qu’elles étaient prêtes à prendre le pont Mabenga. Un hélicoptère de couleur bleue à la queue blanche bombarde les positions des Fardc et déposent les munitions.
Il y a autant de morts et de blessés, côté Fardc qui vont reculer et céder une partie de Kanyabayonga. A qui appartient cet hélicoptère escorté par un autre de la Monuc ?
Toute la semaine, les Fardc vont fermer le verrou sur l’axe Bunyatenge qui mène vers Pinga où la coalition subira des revers sérieux. Vers Miriki, les Fardc ont empêché la coalition de percer. La coalition va aligner 6 brigades et des chars positionnés au domaine de Katale.
Les Coulisses dans FOMEKANEWS 21/12/04

Mercredi 15 décembre à Kisangani : l’état major des opérations désormais opérationnel
Le quartier général opérationnel des Fardc nouvellement installé à Kisangani est en pleine action. (…) Dans la journée d’avant-hier mercredi, des navettes des autorités militaires et leurs escortes ont été observées entre le centre ville et l’aéroport de Bagboka qui abrite en partie une base militaire. Tard dans la nuit, en dehors des heures de service de la station Fina, des véhicules militaires se sont ravitaillés pendant plusieurs heures en carburant devraient. Ils devraient prendre la direction de la route de Lubiltu qui conduit vers le territoire de Walikale dans le Nord Kivu. Chose peu ordinaire, des éléments du Groupe spécial pour la sécurité présidentielle, Gssp, ont été aperçus en patrouille dans les rue de Kisangani. Trois colonnes militaires de la 9ème région ont renforcé aussi des patrouilles à travers la ville hier tard dans la soirée. Ce qui renforce et redessine la carte sécuritaire de la ville. (…)
| Le Potentiel/LP , 17 décembre 2004

Vendredi 17 décembre quatre nouvelles :
- Les mutins du Nord-Kivu n'ont pas seulement renforcé leur emprise sur la ville de Kanyabayonga, vidée de ses 25.000 habitants et dont ils ont entamé le pillage, ils ont affirmé avoir repoussé l'armée gouvernementale à 25 km au nord de la ville.
Des témoins locaux ont souligné la faiblesse des forces gouvernementales, qu'il s'agisse de l'équipement ou de l'organisation : les soldats, peu ou pas payés, souffrent de la faim, des commandants locaux, à Kisangani, à Bukavu, qui auraient pu appuyer l'opération, n'y ont pas été associés. (…)
il est douteux que l'armée congolaise puisse renverser la situation à son avantage. (…) À défaut de succès militaire, la seule issue de Kinshasa est diplomatique : il a été décidé d'envoyer au Nord-Kivu une délégation dirigée par Mgr Marini, président du Sénat afin de tenter de donner satisfaction aux revendications de la communauté d'expression rwandaise. COLETTE BRAECKMAN dans Le Soir, Bruxelles, 17/12/2004
- Partie de Kinshasa hier jeudi 16 décembre 2004 pour Goma, la délégation mixte composée des ministres, sénateurs et députés n’a pas pu atteindre le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. la délégation n’a pas pu atterrir à Goma suite à un mauvais temps. La délégation a préféré se rendre à Kisangani pour passer la nuit.. Elle quitte le chef-lieu de la province orientale ce matin à 7h15’ pour Goma. (…)Il convient de noter que la commission est composée des plusieurs personnalités notamment Mgr. Marini Bodho, chef de la délégation, des ministres Théophile Mbemba de l’Intérieur, Kisimba Ngoy de la Justice, Célestin Vunabadu du Portefeuille, le vices-ministre Thaarcisse Habarugira de sécurité et ordre public, le vice-ministre de la Défense Mohamed Bule. Parmi les sénateurs et députés il y a les honorables Kamitatu, Massamba Moïse Nyarugabo, Mr Lukiana Mufonkol, Uringi Patalo..
Dans l’entre-temps, les généraux Amisi Tango Fort et Obeid eux sont effectivement arrivés à Goma où ils ont été accueillis par le gouverneur du Nord-Kivu Serufuli ainsi que des officiers militaires. | Philippe Mbayi Wete /Jollys/L’Avenir, 17 décembre
- Les Fardc ont chassé les militaires rwandais de Walikale
(…)3°. Nos forces armées dont on connaît la force de frappe et la sagacité viennent de récupérer ce soir l’aéroport de MUBI à Walikale, véritable plaque tournante de l’exploitation et de l’exportation du coltan congolais par les rwandais qui sont actuellement en débandade dans les forêts de Walikale après avoir abandonné sur le terrain trente cinq cadavres des leurs. (…) Enfin, nous signalons que les Forces armées de la République démocratique du Congo ont fait 6 prisonniers dont 2 Rwandais qui sont la preuve éloquente de la présence des troupes rwandaises en territoire congolais.
Fait à Kinshasa, la 16 Déc. 04 Pour l’Etat-Major Général
Léon-Richard KASONGO Colonel Porte-Parole| Philippe Mbayi Wete /Jollys/L’Avenir, 17 décembre
- Kinshasa privilégie une solution négociée avec les mutins
"Nous pensons que ce n'est pas une solution militaire dans l'immédiat, mais une formule de négociation et d'arrangement qui devrait nous permettre de trouver une solution", a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères de la RDC.
"Les contacts établis montrent bien qu'il y a de part et d'autre la volonté d'arriver à un accord", a ajouté M. Ramazani, qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec son homologue belge, Karel De Gucht.
"En cas d'échec, le pouvoir central n'aurait pas d'autres choix que d'assurer le contrôle de l'ensemble du territoire national et d'assurer la protection de toute la population", a-t-il toutefois ajouté.- 24 décembre 2004 - AFP

Dimanche 19 décembre : deux nouvelles
- Les agresseurs prennent Kirumba et Kayna au dessus de Kanyabayonga
The renewed fighting Sunday caused government soldiers to retreat in eastern Congo. The rebels had advanced some 15 miles from the previous frontline. They were consolidating their positions within the town of Kirumba and on the hills surrounding it Sunday. - Kirumba, Congo, Dec. 19 (UPI)
+ The dissident units from RCD-Goma took the settlements of Kayna and Kirumba late on Sunday, pushing back the front line, officials said.
"We were told by a local source that the fighting had stopped as of this morning. There is no information on casualties," said Jacqueline Chenard, a U.N. spokeswoman in Goma, capital of the eastern province of North Kivu.
"At the moment we are at a very serious stage," said a U.N. military source in the capital Kinshasa. "The next few days are going to be quite critical."
Congolese army trucks ferried wounded soldiers from the frontline through Kayna over the weekend, witnesses said, describing morale among government troops as depressed and anxious after they lost ground to the dissidents last week.
(…) Pro-Kinshasa forces had been pushed back to Kashege, some 25 miles north of Kanyabayonga, the U.N.'s Chenard said. Mon Dec 20, 3:44 PM ET, By David Lewis GOMA, Congo (Reuters) -
- Kagame lève sa menace d'intervention au Congo-Kinshasa
Selon le ministre rwandais des affaires étrangères, Charles Murigande, M. Kagame a pris la décision de ne plus faire peser cette menace après avoir reçu des assurances de «la communauté internationale» que les rebelles seraient désarmés. M. Murigande n'a pas précisé ce qu'il fallait comprendre par «la communauté internationale». Il s'exprimait après une rencontre entre M. Kagame et le commissaire européen au développement et à l'aide humanitaire, Louis Michel. (…) KIGALI (AP) 19 décembre 2004 21:44

Lundi 20 décembre : Négociations à Goma : Les mutins posent des conditions inacceptables
- Arrivés lundi à Goma, quatre chefs des mutins - dont le colonel Smith Gihanga et les commandants Claude et Bonane - se sont d’abord concertés à Kirumba avec Eugène Serufuli et Gabael Amisi « Tango Fort » respectivement gouverneur de province et nouveau commandant de la « région militaire. Ils se sont ensuite entretenus, le même jour, avec la délégation inter-institutionnelle venue de Kinshasa. Hier, ils ont eu une séance de travail avec les membres du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat).
Tout au long des entretiens qu’ils ont eus, les chefs des mutins (…) ont exigé le « retrait immédiat et sans condition » du front de 10.000 soldats déployés en renfort par le Conseil supérieur de la Défense, faisant valoir que ces derniers auraient été chargés de les « tuer ». En outre, les chefs des mutins réclament, entre autres préoccupations, « de la considération » envers la minorité rwandophone. Le potentiel, Kinshasa , 22.12.2004 |

Mardi 21 décembre : trois nouvelles
- Le CIAT séjourne à Goma

Une délégation du Comité international dappui à la transition (CIAT) est arrivée ce mardi à Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu. Cette visite vient renforcer l'action de la délégation inter-institutionnelle venue de Kinshasa vendredi dernier. Radio Okapi, 21 décembre
- arrêt des combats
Sur le front des combats, les coups de feu ont cessé depuis mardi, à la suite dit-on, des entretiens que les chefs des mutins ont eus dans la journée de lundi (…). Seuls quelques tirs d’armes légères ont été entendus mardi.
le gouverneur Serufuli a déclaré à la presse : « Les mutins ont accepté d’envoyer une délégation à Goma pour rencontrer la commission afin de lui expliquer comment les choses se sont passées. Ils ont accepté de s’arrêter et nous avons l’intention aussi d’avoir des contacts avec l’autre camp établi à Beni (Fardc,) pour lui transmettre le même message ». Le potentiel, Kinshasa , 22.12.2004 |
+ The dissident leaders agreed to travel the 150 km south to the provincial capital, Goma, with Amisi and Serufuli, where they met on Tuesday with a delegation of government ministers and parliamentarians who came from the capital, Kinshasa. They met the special representative to the UN Secretary-General, William Swing, who was also in Goma on Tuesday heading a mission of international diplomats known as the Comité international d'accompagnement de la transition. (irin, 22 décembre)
- 8e région militaire : Obedi passe le flambeau à Gabriel Amisi
Le général Gabriel Amisi dit Tango Fort a officiellement pris ses fonctions de commandant de la 8ème région militaire. Cétait lors de la cérémonie de remise reprise ce mardi matin à Goma. Il remplace à ce poste, le général Obedi Rwibasira muté à la tête la 5e région militaire (Kasaï Oriental).
On a remarqué aussi la présence des commandants des troupes qui saffrontent avec celles envoyées en renfort par le gouvernement dans la région de Kanyabayonga. Ils sont revenus de cette région hier pour des négociations avec la délégation inter-institutionnelle à Goma. Radio Okapi, 21 décembre
- La Monuc annonce la creation d’une zone de tampon, Serufuili proteste
(IRIN - GOMA) - The UN announced on Tuesday (mardi 21 décembre) that it was creating a 10-km buffer zone between the towns of Kanyabayonga and Lubero.
"Two hundred blue helmets from the South African contingent will temporarily protect the buffer zone to permit the humanitarian community to reach thousands of displaced civilians in the area," M'hand Ladjouzi, the head of the North Kivu office of the MONUC, said. (…)
However, the governor of North Kivu, Eugène Serufuli, said the zone was not the answer. "It separates belligerents who are members of the same army," Serufuli told IRIN. "Instead, we need to search for ways of speeding up their integration."
OCHA's head of public information, Rachelle Scott, said that once the buffer zone was in place, facilities would be set up at Kayna, 20 km northeast of Kanyabayonga, to provide aid to the displaced population. IRIN, 22 décembrre
- La Monuc annonce qu’elle agit en concertation du gouvernement congolais et en respect de la souverainité de la RDC
"La Monuc ne s'oppose pas à l'action menée par les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) à Kanyabayonga" dans la province du Nord-Kivu (est), a déclaré le colonel Patrick Colas des Francs, chef d'état-major chargé de la planification à la Monuc, lors d'un point de presse.
Quelque 250 Casques bleus ont commencé à se déployer mardi dans la localité de Kanyabayonga, près de la ligne de front, entre armée régulière congolaise et soldats mutins qui s'affrontent depuis le 12 décembre.
"Il n'est pas question d'empêcher le déploiement des FARDC dans la région.”
La zone tampon de la Monuc "devra permettre le libre acheminement de l'aide humanitaire, de manière que cette assistance ne tombe pas dans les mains des belligérants", a souligné pour sa part la porte-parole de la Monuc, Eliane Nabaa.
Elle a précisé que la mise en place de la zone tampon avait été décidé après concertation avec les autorités congolaises. Liberation, 22 décembre

Samedi 25 décembre : Léger repli de l'armée et des mutins à la demande de l'Onu
Les soldats mutins et les troupes gouvernementales se sont repliés de 5 km de part et d'autre samedi à la demande de l'Onu, a-t-on appris de sources militaires.
Les deux camps "sont en train de se replier suite à la demande de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc)", a indiqué à l'AFP par téléphone le général Gabriel Amisi, le chef militaire de la province du nord-Kivu. "Nous nous sommes retirés de 5 kilomètres. Nous avons regagné le centre de Kirumba (à environ 25 km au nord de Kanyabayonga), a déclaré à l'AFP un officier mutin, sous couvert de l'anonymat. Ce repli a commencé samedi après-midi, a précisé un autre officier mutin.
Trois cent quatre-vingt Casques bleus étaient déployés jeudi, selon la Monuc sur place. - 25 décembre 2004 - AFP

2. massacre et pillage par les agresseurs

vendredi 17 et samedi 18 décembre : massacre contre des civils à Buramba
Plus de quarante familles on ete massacrées a Buramba par des militaires rwandais dans la nuit du 17 /12/2004 une localite situe dans le groupement de binza sur la route d 'ishasha vers la frontiere ugandaise a 36km de la cite de kiwanja . From: Rukora Aloys bishingwe@yahoo.fr - Date: Wed, 22 Dec 2004 10:16:53 +0100 (CET)
+ Il sagit dune opération de représailles conduite par des éléments de lex ANC du RCD dans ce village situé à une centaine de kilomètres de Goma, près de la frontière ougandaise. Ces militaires voulaient venger trois des leurs, victimes des tirs des hommes armés non identifiés. Le bilan n’est pas connu pour le moment.
Un journaliste d’une radio communautaire en tournée à Buramba parle de 23 morts. Il est pour l’instant difficile d’établir le bilan de l’opération. Credho, une ONG de défense des droits de lhomme à Goma dispose de noms de huit personnes tuées. Pour les rescapés de Buramba ou de Nyamirima, le bilan de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.
Depuis samedi dernier, des éléments de lex ANC en insurrection au Nord Kivu ont bouclé le village de Buramba, interdisant toute entrée et sortie. Une opération de ratissage avait été lancée pour traquer des éléments Maï Maï actifs dans la localité. Pour les militaires mutins, ce sont sans doute les Maï Maï de connivence avec la population qui ont tiré sur la colonne des éléments ex ANC de passage à Buramba. Mais le témoignage dun rescapé est tout autre : « Des militaires entrent dans les champs d’autrui pour se servir. Suite à ces tracasseries, la population en a tué deux. Ensuite, leurs compagnons qui étaient basés à Dimilima sont montés à Buramba, perquisitionnant maison par maison, jusqu’à Kanzanza. Ils ont tué des gens à coup de machette, de baïonnettes et même poursuivi ceux qui prenaient fuite dans la forêt. Moi, je suis un rescapé »
Plusieurs personnes à Buramba ont fui dans la forêt, d’autres auraient traversé la frontière vers l’Ouganda. La Monuc prévoit une mission dans les prochains jours dans cette localité. Radio Okapi, 21 décembre

Samedi 18 décembre : Kanyabayonga : après les combats, les pillages
La cité de Kanyabayonga n’a pas été épargnée malgré l’accalmie relative observée hier jeudi. Magasins et boutiques abandonnés par des particuliers qui ont fui les combats, sont pillés. Les auteurs de ces pillages ne sont autres que des militaires qui tiennent la ville et des civils affamés qui retournent dans leurs habitations. Profitant d’une accalmie relative après les violents combats de mercredi, une partie de la population réfugiée dans la forêt a commencé à revenir à Kanyabayonga dès hier jeudi. Elle a constaté que tous les magasins et boutiques ont été pillés. A son tour, elle s’est mêlée aux pilleurs. A l’approche des agents de la Monuc, il suffit de prétendre que l’on est propriétaire de la boutique et que l’on cherche à sauver ce qu peut l’être après les pillages opérés par des militaires. Mais personne n’a les clés de sa propre boutique. Radio Okapi, 18 décembre
180.000 réfugies
Eliane Nabaa, a UN spokeswoman. (…) the agency determined the tally of the displaced after finding all towns and villages abandoned on a trip along a 32-kilometre stretch of road north of Kanyabayonga this week. "All were empty," she said, adding: "Not only that, but we also saw hardly anybody on the road. They have fled towards the forest." - AP December 20, 2004 - 2:04PM
- Recent fighting between rival units of DR Congo army has forcibly displaced more than 180,000 civilians, raising the risk of a new humanitarian disaster, Human Rights Watch (HRW) warned Tuesday.
"Forcing civilians to flee into the forest has been one of the worst killers in the Congo wars," said Alison Des Forges, senior Africa adviser to Human Rights Watch. "Fleeing civilians are left without adequate food, water or medical aid."
HRW said all international humanitarian agencies had quit the area of immediate combat, leaving most of the displaced with little hope of urgently needed assistance.
"Many of the displaced are women and children. Some had fled from one place to another four times in the last month, first displaced by earlier fighting between rebel troops and Congolese soldiers in Masisi, south of Kanyabayonga, and in Walikale, to the west," it added. HRW said the UN peacekeeping force in DR Congo, MONUC, which has troops in the area and a mandate to protect civilians at imminent risk of death, "have not yet intervened." Angop, Dakar, Senegal, 12/22 –

Ajoutons que selon OCHA, le Nord-Kivu était déjà la province avec le plus de personnes déplacées à l’intérieur du Congo. C’est à dire : selon les données datant de janvier 2002 : 760.000 personnes.

3. Déclarations remarquables

Le porte-parole du FDRL à Bruxelles Anastase Munyandekwe a fait deux declarations intéressants exigeant un dialogue interrwandais et fustigeant le discours partial de la part de louis Michel. Ce qui est remarquable c’est la qualité politique de réponse aux accusations de Kagame. Nous citons cette passage: “Les FDLR n’ont jamais attaqué le Rwanda et n’ont aucune intention de le faire ; les Fdlr estiment par contre que Paul Kagame cherche à exterminer les rescapés du génocide des réfugiés Hutu rwandais par application de la guerre préventive !
Quant aux Interahamwe et ex-Far, les Fdlr rappellent que les Interahamwe les plus connus comme tel sont plutôt au top-sommet des l’hiérarchie administrative rwandaise comme le ministre Bazivamo et le préfet de Ruhengeri Boniface Rucagu tandis que les ex-Far sont à la tête de l’Apr comme l’actuel ministre de la Défense, le général Gatsinzi et le général Paul Rwarakabije, ancien membre des Fdlr qui a aliéné sa conscience en allant servir sans condition le régime dictatorial et sanguinaire de Kigali pour être innocenté de tous les maux dont il était accusé initialement par les Autorités de Kigali.”

Voir les articles:

ICG : Dans son dernier rapport, « Back to the Brinck in the Congo » le International Crisis group, un think tank lié aux gouvernements américain et européens, s’exprime surtout pour une stratégie axé sur la élimination militaire du FDLR.
Voir l’article

Deux soi-disant représentants de la communauté rwandophone au Nord-kivu, DUNIA BAKARANI et FRANCOIS GACHABA, ont fait une declaration qui est un exemple comment Kagame essait de mêler deux problèmes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre: c’est à dire le problème de savoir quels rwandophnes sont congolais d’un côté et de l’autre de savoir qui sont les traîtres et les agents de kagame qui font des intrigues et des complots pour organizer la guerre et l’annexxion du Kivu par le Rwanda. Il est clair que cette stratégie de mêler ces deux problèmes est le noeud meme de la stratégie de kagame et qu’il faudra que les nationalists congolais seront capbales de les traîter d’une façon differente et séparée.
Voire l’article

La Monuc : après avoir insisté pendant trois semaines qu’il était « impossible de confirmer la présence des troupes rwandais », la monuc a « avoué » le 16 et le 18 décembre qu’ils étaient « presque sûr » de cette présence. Un rapport de l’ONU datant du … 24 novembre cite des nombreux témoins quii ont déclarés avori vu passer les soldats rwandais…
Voir les articles :

La CEEAC a tenue pour la première réunion des ministres de la Défense et de la Sécurité de la CEEAC qui a rassemblé l'Angola, le Cameroun, le Congo-B, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RDC, le Tchad et la Centrafrique. Le Rwanda, le Burundi et Sao Tome et Principe n'y étaient pas représentés, officiellement à cause de problèmes de transports
Voir l’article

La Belgique et l’Union Européenne ont annoncé vouloir forcer la tenue des élections et menacent à couper l’aide au gouvernement à Kigali
Voire les articles

Bemba a tenue un meeting au stade des Martyrs de Kinshasa le samedi 18 décembre 2004. Il n’as pas hésité de accuser le gouvernement auquel il appartient lui-même d’avoir la responsabilité de l’échec des troupes envoyés à Kanyabayonga.
Voire l’article

Toujours au MLC: Lunda Bulula, grand mobutiste et criminel, sent d’où vient le vent et quitte la navire coulante.
Voire l’article

La Conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO) a denoncé l’agression rwandaise et demandé de reorganiser le gouvernement congolais afin d’être à la hauteur des defies qui se posent.
Voire l’article

4. quelques informations précis

Kanyabayonga, cité enviée par le Rwanda, voilà pourquoi :
Kanyabayonga est située à une altitude de 1958 mètres. Elle est à près de 240 kilomètres de Beni et de 170 kilomètres de Goma.
Kanyabayonga, c’est aussi la limite des territoires de Lubero (nande) et de Rutshuru (rwandophones). Pour dire vrai, la cité de Kanyabayonga appartient tout autant à ces deux territoires. Car, chacun de ces deux territoires compte une partie de la cité de Kanyabayonga.
La prise de cette cité rurale signifie pour les rwandophones le plan de balkanisation du pays. Car, qui contrôle Kanyabayonga peut percer sans obstacle ni anicroche sur Lubero (80 km), Butembo (180 km) et Beni (235 km).
La cité de Kanyabayonga domine les escarpements de la Rwindi et de Kabasha. Ce qui permet militairement d’avoir une vision et une projection panoramique sur tout danger et de réagir convenablement.
Kanyabayonga a toujours été un carrefour où se trafiquent l’or de Miriki et de Pinga, les poissons Vitshumbi et les prostituées de Kiwanja et Lubero. Kanyabayonga est à la croisée de chemin et ouvre sur deux routes qui vont à Goma. Il y a d’abord l’axe asphalté Kanyabayonga-Rwindi-Rutshuru-Goma. Il y a enfin l’axe Mirangi (chez Laurent Nkunda)-Nyanzele- Kibirizi-Lweshe (nobium- Somikivu)- Mweso-Goma.
Les Coulisses dans FOMEKANEWS 21/12/04

Voici une carte de la région :

Pour une carte plus détaillée cliquez içi